A C T U A L I T E S
  10-06-2020  C'EST QUOI LE RACISME ?

C’est d’abord une idée selon laquelle l’espèce humaine serait composée de plusieurs races différentes. Certaines de ces races seraient « supérieures » tandis que d’autres seraient « inférieures ». Cette idée a conduit des peuples à vouloir en dominer d’autres. Par exemple, les Européens se sont longtemps appuyés sur le racisme pour dominer les Africains et pratiquer l’esclavage. Ce fut le cas du Royaume uni, des Pays-Bas, de la France, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie...
 mais aussi ce qu'on appelait les pays Baltes, c'est-à-dire la Suède, le Danemark. L'ensemble de l'Europe participe à cette économie esclavagiste. Même la Suisse y prend part, par le biais des prêts que les banques font aux compagnies commerciales européennes ou par les assurances données à ces compagnies. 
L'Allemagne, quant à elle, utilisa la "solution finale" du nazisme (Shoah), c'est-à-dire l'extermination des "Juifs", la race Aryenne étant une race supérieure...
Le pays ayant reçu le plus d'esclaves noirs est de loin le Brésil avec environ 5,5 millions d'Africains déportés du XVIème siècle à 1850, soit 40 % du total. Anglais et Hollandais commencèrent la Traite à peu près au même moment, dans la deuxième partie des années 1630, après l'avoir interdite jusque-là.

Liverpool est le premier port négrier, auquel va répondre au XVIIIème siècle en France le port de Nantes. Bordeaux est le second port de traite français mais quasiment la totalité des ports de la façade atlantique, La Rochelle, Lorient, Saint-Malo, Le Havre, et même Marseille, au sud, lancent des expéditions négrières.
 
Il y a quelques décennies, des États pourtant démocratiques, comme l’Afrique du Sud et les Etats-Unis d'Amérique, avaient encore des lois racistes ! C'était l'"Apartheid" en Afrique du Sud, la "ségrégation raciale" des Noirs, aux U-S-A. Pourtant, la science a montré que les races n’existaient pas au sein de l’humanité, car nous partageons tous les mêmes gènes. La biologie, la science de la nature, ne reconnaît qu’une seule espèce humaine
 : la nôtre, « Homo sapiens ». Mais au-delà de la science, c’est surtout la morale qui a conduit les humains à lutter contre le racisme.

En France, des lois punissent donc les actes, mais aussi des paroles racistes. Mais si les agressions racistes ont baissé récemment, les messages racistes, eux, se développent, en particulier sur les réseaux sociaux. Le meilleur moyen de lutter contre le racisme reste l’éducation, notamment dans les écoles. C’est pourquoi il est organisé, chaque année au mois de mars, une semaine de l’éducation contre le racisme.
Le racisme est un fléau mais qui a toujours existé dans le monde, et il y a des racistes parmi les Blancs comme il existe des racistes parmi la communauté Noire. 

Le racisme se traduit par des propos, des comportements ou des violences à l’égard d'une personne 
en raison de son origine ou de sa religion (vraie ou supposée, c’est-à-dire imaginée à partir de l’apparence physique, de la couleur de peau, du nom de famille ou de l’accent d'une personne, sans que celle-ci ne soit nécessairement de cette origine, ou pratiquante de cette religion).

La loi interdit et sanctionne le racisme lorsqu'il s'exprime sous forme :

  • de propos injurieux ;
  • de comportements discriminatoires (traitement défavorable de personnes, se trouvant dans une situation comparable, dans le domaine de l'emploi, de l'éducation, d'accès à la location...) ;
  • de violences physiques.

Différents textes de loi définissent et sanctionnent le racisme.

                                             
  
"La Police Nationale, la Gendarmerie ne sont pas racistes", a déclaré le 1er Ministre Édouard PHILIPPE.
Philippe de VILLIERS, fondateur du Puy du Fou et auteur du livre "Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde" aux éditions Fayard était sur le plateau de BFMTV ce mardi 9 juin 2020 et a déclaré : "Monsieur CASTANER a désavoué l'institution dont il a la garde". 
"La Police française, comme la Gendarmerie, n'est ni raciste ni violente," estime Frédéric PÉCHENARD,  
l'ancien patron de la Police nationale et Vice-président LR du Conseil régional d'Île-de-France. J’ai dirigé la police nationale pendant cinq ans et je peux vous assurer que la police française, comme la gendarmerie, n’est ni raciste ni violente. Il y a 250 000 policiers et gendarmes de tout âge, de tous grades, des hommes et des femmes et de toutes origines."La Police et la Gendarmerie Française sont l'exact reflet de notre société", a-t-il ajouté. 
On a vu l'acteur et réalisateur Olivier MARCHAL, ancien policier, monter au créneau pour venir en aide et défendre la Police, en s'attaquant notamment au monde artistique, et en particulier à Omar SY, un acteur bien connu du cinéma Français. "
J'aime les flics, et je suis là pour dire que j'aime les flics et que ce métier, je le respecte", a déclaré Olivier MARCHAL. "Quand j'ai eu ma carte de flic, à l'époque il n'y avait pas de portable, je suis rentré dans la cabine téléphonique de l'école de police et j'ai appelé mon père pour lui dire 'je suis fier d'être policier. J'ai juste envie qu'on continue d'être fier d'être policier aujourd'hui, c'est tout ce dont j'ai envie." Sur la chaîne BFMTV,  dans la foulée il a regretté que la police soit "abandonnée et désavouée par les pouvoirs publics et la hiérachie". Il stigmatise également les accusations de racisme dont font l'objet des policiers, rappelant que s'il a été flic pendant douze ans, "ce n'est pas pour casser de l'arabe et du noir." Tous ces artistes qui chient sur les flics, je n'ai pas envie de les défendre, quels qu'ils soient.  "Ben moi je peux vous parler du racisme anti-flic voilà mais moi je suis pas Omar Sy et moi je paye mes impôts en France et tout va bien…" Avant de conclure par "Je vais m'en prendre plein la gueule mais j'ai 62 ans si je dois arrêter le cinéma à cause de mes déclarations ce soir j'assume"…
Que dit le sondage d'ODOXA du 11/06/2020 au sujet des Policiers ? 
Plus des trois-quarts des Français (76% vs 24%) ont une bonne opinion des policiers qu’ils jugent, notamment, « courageux » (80%) et « efficaces » (65%). Mais cette bonne image s’est érodée depuis 5 ans (-8 points sur l’image globale), les Français jugeant notamment que les policiers défendent moins bien « les valeurs républicaines » (-15 points) et sont moins « respectueux » (-7 points) qu’ils ne le pensaient juste après « Charlie ». Plus fâcheux, les deux-tiers des Français (65%) pensent qu’en France les personnes de couleur ou d’origine étrangère sont victimes de discriminations ou de racisme de la part des policiers. Pourtant, 55% des Français ne jugent pas légitimes les manifestations actuelles, considérant que les problèmes de violences policières comme dans l’affaire George Floyd se posent bien plus aux Etats-Unis qu’en France. Ce sujet réactive par ailleurs fortement le clivage gauche-droite. Dans cette situation de tension, les deux-tiers des Français (65%) pensent que le Ministre de l’Intérieur Christophe CASTANER n’est « pas à la hauteur de la situation ».
D'autre part les Policiers se sentent délaissés, mal aimés, stigmatisés, suspectés de racisme, inconsidérés, et des Syndicats de Police estiment même n'avoir plus confiance en leur Ministre, le "premier flic de France". Mais dans des circonstances ou des situations plus délicates, voire périlleuses les mettant en danger de mort, lors d'une interpellation, s'ils ne disposent plus de la technique dite de l'étranglement, de la matraque, du LBD, du taser, que leur restent-ils alors pour mettre hors d'état de nuire un individu très violent qui se rebelle ou qui refuse l'interpellation ou d'obtempérer ?
Les Policiers qui assurent l'ordre public, la sécurité des citoyens, ont droit aux applaudissements, au respect, aux remerciements et non aux insultes, aux crachats, aux caillassages, aux menaces de mort, aux incendies et attaques de leurs véhicules, aux pièges tendus par des délinquants, aux "rodéos" des banlieusards, par des "loubards" de banlieux s'adonnant au trafic de drogues ou des voyous de tous bords.
Les Policiers en colère sont particulièrement remontés. Les Policiers ont jeté à terre leurs menottes, dans toute la France en signe de mécontentement comme à 
Saint-Etienne, Marseille, Nice, Bordeaux, Bobigny, Toulouse ou encore Lille...
Les flics de France ne considèrent plus Christophe CASTANER comme le supposé premier flic de France. Il nous a lâchés lundi, nous a jetés en pâture. A lui de regravir l’Everest de la confiance », a tonné Yves LEFEBVRE, secrétaire général d’Unité SGP Police, qui a appelé ses collègues « à ne plus interpeller, à ne plus intervenir ».

Voilà que maintenant certains antiracistes s'en prennent à des statues d'hommes politiques ou autres appartenant à l'Histoire. 
Samedi 6 juin 2020, lors d’une des manifestations contre les violences policières et le racisme , Place de la Concorde à Paris, Egountchi Béhanzin, leader de la Ligue de défense noire africaine, a ainsi lancé : « À l’Assemblée nationale il y a la statue de ce gros fils de p… de Colbert ». Et Louis-Georges Tin, président d’honneur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), d'affirmait « Moi je trouve tout à fait normal que l’on refuse que des statues qui promeuvent des crimes contre l’humanité trônent au milieu de nos cités ». « Chaque fois que je vois cette statue (ndlr : de Colbert) j’ai un haut-le-cœur, ça me donne la nausée, je ne suis sûrement pas le seul », poursuit-il.
De tels propos sont absolument injurieux, honteux, intolérables, et indignes !
Et bien je pense tout au contraire que beaucoup de Français, au nom de la liberté d'expression, au nom du respect de la Démocratie, des Institutions républicaines existantes, pensent exactement l'inverse ! 

Selon la balise d’opinion d'IFOP-Fiducial, le racisme anti-blanc est une réalité en France pour 47% des personnes interrogées. 
Popularisé par l’extrême-droite et Jean-Marie LE PEN dans les années 1980, le concept de racisme anti-blanc revient régulièrement sur la scène médiatique lors de polémique.
Oui, le racisme anti noir existe, mais il arrive aussi que des blancs se fassent insultés ou soient invectivés pour leur couleur de peau, dans certains quartiers ou certaines situations, par des noirs...
Une personne à la peau blanche sur sept en France a déjà été victime de racisme anti-blanc, selon un rapport de l'Institut national d'études démographiques (Ined) datant de 2016.
Pour l'avocat Gilles-William GOLDNADEL, 
 "
le racisme n’est pas le monopole des blancs et que tous les autres peuples et ethnies le connaissent, y compris ceux qui en ont souffert, Noirs, Arabes et Juifs compris. Soutenir le contraire est un racisme. Chaque individu doit lutter chaque jour contre le préjugé essentialiste, causé souvent par la peur ou la colère."

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