A C T U A L I T E S
  27-09-2013  CULTURE : Quand un humoriste Guy Bedos tacle et flingue (méchamment) un de ses collègues, humoriste lui aussi, Jean Roucas


                                                 

Tout a commencé le week-end des 14 et 15 septembre 2013 dernier, lorsque le Front National (FN) organisait
ses Universités d'été à Marseille, dans le Parc Chanot de la cité phocéenne. La Présidente du FN, Marine Le Pen accueillait avec Louis Alliot son compagnon, et le Député apparenté frontiste et avocat
Gilbert Collard, l'ancien animateur du "Bébête Show" sur TF1 dans les années 80, Jean Roucas, complice de
Stéphane Collaro.

Mais voilà qu'un autre humoriste, un comique non moins célèbre, Guy Bedos a réagi sur le site Internet du
Huffington Post et s'en est pris violemment à Jean Roucas, victime malgré lui, de son propre choix politique et de déclarer : "
Franchement je ne pensais pas à Jean Roucas. Je croyais même qu'il était mort. Il ne faudrait pas trop en faire. Après tout, ce n'est qu'un "has been", un humoriste oublié tout aussi démodé que
Collaro
". "Jean Roucas est un traitre, mais bon, j'en ai connu bien d'autres des traitres", et parmi les autres traitres de citer le journaliste Robert Ménard, fondateur de l'ONG "Reporters sans frontières", et l'avocat Gilbert Collard, Député du FN qui siège au Palais Bourbon.
Seulement voilà que Robert Ménard, natif de Béziers, a créé une liste en vue des futures élections municipales de mars 2014, à Béziers, avec des candidats de différences tendances y compris des frontistes, dans
un souci d'ouverture et de respect de la démocratie. Quant à Gilbert Collard, natif lui de Marseille, député
frontiste à l'Assemblée Nationale, il estime que Robert Ménard est un rassembleur.
Voilà des prises de position qui visiblement ne sont pas du goût de l'humoriste de gauche. A en croire Guy Bedos
un artiste doit être systématiquent de gauche, et le FN est un parti politique non fréquentable...
Mais alors nous vient tout naturellement cette question : Environ 20 % de citoyens, militants, sympathisants ou autres ont voté en faveur du FN , en mai 2012, lors de l'élection Présidentielle, ainsi 20 % parmi eux seraient-ils eux aussi des traitres, à la lumière des déclarations du talentueux humoriste satirique et sarcastique Guy Bedos ? Un humoriste qui affichait plutôt, disons-le, une large complaisance vis-à-vis d'un certain Gouvernement mitterrandiste des années 81... Avec un peu plus de tolérance et un peu moins de sectarisme, et de partialité l'humoriste de gauche gagnerait sans doute, un peu plus de crédit.

Mais la riposte de Jean Roucas ne s'est pas faite attendre et l'humoriste de prendre le taureau par les cornes :
"Si j'ai envie d'aller à d'autres meetings FN, j'irai, sans honte. De quoi devrait-on rougir ? Les vrais censeurs ne sont pas au FN. Je suis confronté à eux. Il y a des artistes qui fréquentent la Fête de l'Huma depuis 30 ans, on ne leur fait pas de procès."
"On n'a pas le droit de m'interdire de travailler pour des raisons politiques. Quand on est artiste on est obligé d'être de gauche. Je réponds : merde. De cœur je suis plutôt un homme d'opposition. Comme choix, j'ai
Monsieur Mélenchon qui tape sur Hollande et a appelé à voter pour lui. A l'UMP c'est la guéguerre des chefs.
J'en arrive au Front National. Au Front National ils se dévouent pour défendre les gens
."
Invité des "Grandes gueules sur RMC, Jean Roucas a réglé ses comptes avec ceux qui le critiquent : "Qui
me traite de "has been" ? Guy Bedos ! Il croyait que j'étais mort, moi je croyais qu'il était muet, car on ne
l'entend plus depuis l'élection de François Hollande, c'est bizarre,"
a déclaré l'humoriste en colère.

Jean Roucas s'est estimé pour sa part victime de "discrimination" professionnelle, les comédiens ayant décidé
d'annuler une représentation théâtrale programmée en octobre à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ville socialiste.
Il souhaite assigner le Maire en justice et a indiqué à l'AFP qu'il allait créer avec l'avocat Gilbert Collard qu'il connait depuis dix ans, Député du parti d'extrême-droite, une association pour défendre la liberté d'expression.
"Pour défendre mon droit élémentaire à la liberté d'expression, j'ai l'intention d'assigner en justice le Maire de Gardanne et les comédiens de ma troupe pour discrimination, pour aider tous ceux que l'on essaie de bâillonner aujourd'hui, a-t-il ajouté.

L'humoriste a fait savoir qu'il ne s'exprimerait plus sur ses sympathies pour le Front National. Il avait expliqué et justifié sa présence à Marseille : "J'y suis allé en tant que citoyen, tout simplement parce que Marseille
c'est ma ville (natale) et il y a de gros problèmes là-bas
." La ville de Marseille, deuxième ville de France, est 
gérée par le Sénateur UMP Jean-Claude Gaudin , qui a été élu Maire depuis 1995. Elle a obtenu le titre de
Capitale Européenne de la Culture cette année.

Jean Roucas, un passé de mode, un ringard, une ancienne gloire, pas si sûr, puisqu'il œuvre brillamment en tant que chansonnier au Théâtre des deux Ânes, à Paris dans le 18ème, en plein cœur de Pigalle, non loin de Montmartre, et dont le Directeur n'est autre que Jacques Mailhot. Un théâtre consacré à l'humour depuis 1922...
Une grande famille de chansonniers et d'humoristes, vouée à nous faire rire en permanence. "L’humour qui ne se prend pas au sérieux", telle est la devise du Théâtre des deux Ânes.
 
"Qui ne se souvient pas du célèbre Bébêtes Show dont Jean Roucas fut à la fois le père fondateur, l'auteur et l'interprète.
Ce surdoué du rire sait à peu près tout faire.
A ses dons d'imitateur, il ajoute ceux d'un musicien talentueux et de comédien hors pair."

    Rechercher

  •  
  •