A C T U A L I T E S
  29-09-2013  SOCIÉTÉ : LAÏCITÉ et RELIGIONS, une étrange composition des membres de l'OBSERVATOIRE de la LAÏCITÉ


 

"La laïcité ou le sécularisme est le principe de séparation de l'État et de la religion et donc l'impartialité ou la neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses. Par extension, laïcité et sécularisme désignent également le caractère des institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé.
La laïcité à la française pose comme fondement la neutralité religieuse de l’État.
L’État n’intervient pas dans la religion du citoyen, pas plus que la religion n’intervient dans le fonctionnement de l’État. L'organisation collective des cultes doit se faire dans le cadre associatif."
L’État n’intervient pas dans le fonctionnement de la religion, sauf si la religion est persécutée (article 1 de la loi du 9 décembre 1905 : "l’État garantit l’exercice des cultes.").

"Par principe, la laïcité est un concept étroitement lié à celui de la liberté d’expression et d’opinion. Il est permis à chacun de pratiquer la religion de son choix, tant que cette pratique ne va pas à l’encontre des droits d’autrui. Les démonstrations d'appartenance à une religion peuvent cependant être restreintes. C’est le cas notamment des fonctionnaires, qui durant leur service n’ont pas le droit de porter de signes religieux. De même, il est interdit d'afficher des signes ostentatoires religieux dans les écoles de la République. Là encore, il ne s'agit pas spécifiquement d'une application du principe de laïcité, le même interdit existant pour d'autres convictions (politiques par exemple)." [WIKIPEDIA]
La loi sur les signes religieux dans les écoles publiques créant l'article L.141-5-1 du code de l'éducation est une loi française créée en 2004, restreignant le port de signes religieux. La loi autorise néanmoins le port de signes religieux discrets.
Rappelons-le, sont interdits dans tous les espaces publics, le niqab, la burqa. Sont interdits dans les écoles, collèges et lycées publics, le hidjab, le lithâm, le lithâm, la kippa, le bandana, les croix catholiques (croix latine) et la double croix orthodoxe « de dimension manifestement excessive », le sont aussi.
La loi de 2004 ne remet pas en cause le droit des élèves de porter des signes religieux discrets.
 

Qu'est-ce donc que l'Observatoire de la laïcité ?
Cette instance rattachée au Premier ministre a pour objet d’assister le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité dans les services publics.
L'ancien président de la République Jacques Chirac avait annoncé en décembre 2003, dans son discours sur la laïcité, la création d'un observatoire de la laïcité rattaché au Premier ministre. Sa composition devait être la plus large possible et ouverte aux autorités religieuses. Une initiative voulue et décidée par un Gouvernement de
droite, à l'époque. Nous sommes alors en décembre 2003...
L'observatoire de la laïcité est institué le 25 mars 2007, auprès du premier ministre...
Aujourd'hui en 2013, soit dix ans après sa création, que constate-t-on ?
Tout radicalement le rejet et l'élimination pure et simple de toute autorité religieuse, siégeant dans cette instance.
Ce Gouvernement de gauche, socialiste, anti-clérical, sectaire, a par décision de son Premier Ministre, supprimé
des représentants des cultes.
Mme Dounia Bouzar, nommée à l'Observatoire de la laïcité la semaine dernière, a déclaré le 23 septembre dernier dans Challenges, sans que cela ne soulève de réaction particulière, qu'il fallait "remplacer deux fêtes
chrétiennes par Yom Kippour et l'Aïd (LE POINT). Une folie ! C'est l'opinion du journaliste chroniqueur au POINT 
Charles Consigny.
Mais où est-on ? En France où l'on jouit du droit fondamental des libertés d'opinion, d'expression, de pensée
ou dans un pays totalitaire ?

Rappelons que le Président de l'Observatoire de la laïcité est Jean-Louis Bianco, nommé à ce poste, en date
du 5 avril 2013, socialiste. Le rapporteur général est Nicolas Cadène, socialiste lui aussi, bonjour
l'indépendance et la neutralité ou l'impartialité ! 
 

Qu'est et comment fonctionne cet Observatoire de la laïcité ? Wikipedia nous l'explique :
 
Les membres sont nommés pour une durée de quatre ans par arrêté du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,
en date du 5 avril 2013

Il n'est nulle part stipulé qui nomme ces membres. On peut supposer qu'ils sont nommés par le Premier Ministre
en concertation avec le Président de la République...

Au titre du gouvernement et de l'administration, sont membres de droit les hauts fonctionnaires suivants :
  • le secrétaire général du ministère de l'Intérieur ;
  • le secrétaire général du ministère de la Justice ;
  • le directeur général de l'administration et de la fonction publique ;
  • le directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins ;
  • le directeur des affaires juridiques au ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
  • le directeur des affaires politiques, administratives et financières du ministère de l'outre-mer ;
  • le conseiller pour les affaires religieuses au ministère des affaires étrangères ;
Au titre du Parlement, désignés respectivement par le président du Sénat et de
l'Assemblée nationale, sont membres de l'observatoire deux sénateurs et deux députés 
:
  • François-Noël Buffet, sénateur du Rhône, UMP,   
  • Françoise Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne, PRG 
  • Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées, PS 
  • Marie-Jo Zimmermann, députée de la Moselle, mais UMP, ouf ! 
Le mandat au sein de l'observatoire des sénateurs prend fin lors de chaque renouvellement partiel du Sénat. Le mandat des députés prend en tout état de cause fin avec la législature au titre de laquelle ils ont été élus.
Enfin, sont également membres de l'observatoire dix personnalités qualifiés, "désignées en raison de leur compétence et de leur expérience :
  • Soraya Amrani Mekki
  • Alain Bergounioux
  • Abdennour Bidar
  • Dounia Bouzar, nommé le 20 septembre 2013 en remplacement de Rose-Marie Van Lerberghe,
    démissionnaire
  • Armelle Carminati
  • Alain Christnacht
  • Annie Guillemot
  • Patrick Kessel, ancien grand maître du Grand Orient de France qui oeuvre à la destruction de tout vestige du christianisme en France mais protège soigneusement  l’islam et traite d’extrême droite ceux qui ne sont pas sur ses positions.  
  • Laurence Loeffel
  • Daniel Maximin
Les missions de l'observatoire sont définies par le décret n°2007-425 :

•   il réunit les données, produit et fait produire les analyses, études et recherches permettant d'éclaircir les 
pouvoirs publics sur la laïcité ;
  • il peut saisir le premier ministre de toute demande tendant à la réalisation d'études ou de recherches dans le domaine de la laïcité ;
  • il peut proposer au premier ministre toute mesure qui lui paraît permettre une meilleure mise en œuvre de ce principe, notamment pour assurer l'information des agents publics et des usagers des services publics ;
  • il peut être consulté par le premier ministre ou les ministres sur des projets de textes législatifs ou réglementaires.
     
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