A C T U A L I T E S
  23-04-2021  GÉNÉRALISATION DE L'UTILISATION DES AUTOTESTS DANS LES ÉCOLES EN FRANCE ?
Après des semaines de débats et d'hésitation, la France se convertit aux autotests antigéniques. Ces kits, à utiliser à la maison après un prélèvement indolore dans le nez, sont déjà commercialisés en Allemagne ou au Royaume-Uni. Depuis lundi 19 avril 2021, ils sont en vente libre dans quelques 6 000 pharmacies de l'Hexagone – la totalité des officines ne pourront pas être livrées dès les premiers jours. Leur prix sera plafonné : à 6 euros, puis à 5,20 euros à partir du 15 mai.

Le Conseil scientifique recommande, dans son avis du 19 avril 2021, de généraliser l'utilisation des autotests dans le milieu scolaire. Ces derniers, plus simples d'utilisation que les tests salivaires, peuvent «devenir une réelle opportunité de dépistage et de réduction de risque», selon les scientifiques. Si l'Éducation nationale n'est pas encore en mesure de préciser combien de tests seront mis à disposition dès le 26 avril, 52 millions d'autotests auraient été commandés selon Europe 1

La rentrée scolaire sera placée sous le signe de l'autotest. Dans un avis rendu public ce jeudi 22 avril 2021, le Conseil scientifique recommande que ces outils destinés à dépister rapidement les cas positifs de Covid et décrit comme des « atouts pour la gestion de l'épidémie », soient déployés en priorité en milieu scolaire. Les élèves de collège et de lycée, qui feront leur rentrée en présentiel le 3 mai, pourront ainsi être soumis à un à deux autotests par semaine.

Le Conseil scientifique suggère que l'utilisation et l'interprétation de ces tests à réaliser soi-même fassent d'abord l'objet d'un apprentissage au sein des établissements, pour ensuite être réalisés « à domicile sous le contrôle des parents ». Similaires aux tests antigéniques pratiqués en pharmacie, les autotests sont légèrement moins intrusifs : au lieu d'aller au fond du nez, l'écouvillon nasal ne doit être enfoncé que de trois à quatre centimètres. Un résultat positif doit systématiquement être doublé d'un test PCR.

L'instance du gouvernement ne se prononce toutefois pas sur l'emploi des autotests pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires, qui feront leur rentrée dès le 26 avril 2021. Pour l'instant, la Haute autorité de santé ne recommande en effet leur utilisation qu'à partir de 15 ans. 

Pour réussir la réouverture des écoles, tout en limitant la diffusion du virus et de ses variants, le gouvernement compte s'appuyer sur une montée en charge des tests salivaires dès lundi 26 avril, pour les élèves de primaire et maternelle. Comme avant les vacances, le protocole sanitaire reste strict : toute classe sera fermée dès le premier cas de Covid-19 détecté.

Le ministre de la Santé Olivier Véran ambitionne d'atteindre un million de tests salivaires par semaine chez les 6,6 millions d'élèves du premier degré. Un objectif qui ne sera toutefois pas atteint dès la première semaine mais au fur et à mesure. Ces tests salivaires se font néanmoins sur la base du volontariat, les parents doivent donner leur accord.

 
Pour ce qui concerne les lycées, le gouvernement souhaite que les élèves réalisent un autotest - celui avec un coton tige dans le nez - par semaine. Les professeurs doivent être mis à contribution pour expliquer la réalisation de l’autotest. D’ici la rentrée en présentiel, lundi 3 mai, le ministère de l’Éducation nationale doit encore préciser la marche à suivre aux enseignants et personnels. 
La Haute autorité de santé a (HAS) recommandé les autotests pour les élèves de 15 ans minimum.

Les personnels de l’Éducation nationale - 1,16 million de personnes - vont avoir la possibilité de réaliser, pour eux-mêmes, deux autotests par semaine.

À noter que les tests salivaires seront déployés en priorité dans les 15 à 20 départements les plus touchés par le Covid-19, notamment ceux d'Île-de-France.

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