A C T U A L I T E S
  07-05-2021  QUI PEUT SE FAIRE VACCINER ET OU : LE POINT AVEC SUD-OUEST

De nouveaux publics seront prochainement éligibles à la vaccination en France. Quand viendra votre tour ? On fait le point

Tranches d’âge successives, maladies chroniques, professions prioritaires : alors que le calendrier s’accélère, qui peut se faire vacciner contre le Covid-19 ? En centre de vaccination ou en ville ? Et à quelles dates les autres publics y auront-ils accès ?

Les 60 ans et plus

Toutes les personnes de cette tranche d’âge peuvent se faire vacciner, en centre de vaccination ou en ville, quel que soit leur lieu de vie et leur état de santé, avec n’importe lequel des vaccins en circulation.

Les 55-59 ans

Ils peuvent tous se faire vacciner par un médecin, un pharmacien ou un infirmier avec les vaccins AstraZeneca ou Janssen.

En centre de vaccination, sont éligibles ceux à risque très élevé de faire une forme grave de Covid, avec les Pfizer/BioNTech et Moderna. Il s’agit principalement des malades de cancer en cours de traitement, des patients dialysés, des transplantés d’organes ou de cellules souches et des personnes porteuses de trisomie 21.

Des créneaux dans les centres de vaccination sont également réservés aux 55-59 ans très exposés au Covid-19 par leur profession : enseignants, professionnels de la petite enfance, policiers, gendarmes et surveillants pénitentiaires depuis le 17 avril, conducteurs de bus, routiers, caissières, employés des pompes funèbres et des abattoirs, agents d’entretien, salariés des centres de tri de déchets, éboueurs et agents de sécurité des transports et des commerces depuis le 24 avril.

Les 50-55 ans

En dessous de 55 ans, seuls les vaccins Pfizer et Moderna peuvent être utilisés, AstraZeneca et Janssen n’étant pas recommandés en raison d’un risque rare d’effets indésirables graves. La Haute autorité de Santé (HAS) doit se prononcer prochainement sur la possibilité d’assouplir cette restriction.

Entre 50 et 55 ans, la vaccination est ouverte aux personnes concernées par les pathologies à haut risque ainsi que par certaines maladies chroniques (ou comorbidités). Il s’agit principalement des maladies cardiovasculaires, du diabète, de maladies respiratoires et des cancers.

En font également partie les malades chroniques des reins et du foie, les personnes immunodéprimées, obèses ou atteintes de troubles psychiatriques, de démence et de pathologies neurologiques.

Sans critère d’âge, s’ajoutent à cette liste les professionnels de la santé et du médico-social, les personnes handicapées en hébergement spécialisé et, depuis le 26 avril, les proches de personnes immunodéprimées, dès 16 ans. Sont aussi concernés les personnels navigants susceptibles de voler vers des pays à variants préoccupants et les membres des bureaux de vote et fonctionnaires communaux mobilisés pour les élections régionales des 20 et 27 juin.

L’élargissement à tous les autres Français de plus de 50 ans, sans condition, se fera dès lundi, a annoncé jeudi Emmanuel Macron, et non le 15 mai comme prévu initialement.
Les 18-49 ans

Dans cette tranche d’âge, ont accès à la vaccination les pathologies à haut risque, les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de grossesse et, depuis le 1er mai, tous les adultes atteints des comorbidités qui permettaient jusque-là la vaccination aux 50-54 ans.

Tous les plus de 18 ans peuvent également se faire vacciner dans certains territoires d’Outre-mer (dont la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane) et même à partir de 16 ans à Mayotte, département le plus jeune de France.

Les autres doivent en théorie attendre le 15 juin mais Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'« à partir de mercredi 12 » mai, tous les plus de 18 ans pourraient réserver un créneau pour le lendemain dans les centres qui ont « des rendez-vous qui ne sont pas pris ».

Les moins de 18 ans

La porte s’est entrouverte pour la vaccination de certains adolescents de 16 à 18 ans : en plus des proches de personnes immunodéprimées, déjà concernés, ceux qui relèvent des pathologies à haut risque de forme grave peuvent désormais recevoir le vaccin de Pfizer/BioNTech, le seul autorisé à ce stade pour les 16-17 ans, selon des instructions du ministère de la Santé publiées jeudi. Pour les autres, aucune annonce officielle n’a encore été faite.

Le président du conseil d’orientation stratégique de la vaccination, Alain Fischer, a estimé à plusieurs reprises qu’il faudrait sans doute vacciner les mineurs pour atteindre une couverture vaccinale suffisante pour espérer une immunité de groupe. Des essais cliniques sont en cours pour vérifier la sécurité et l’efficacité des vaccins sur les enfants et les adolescents.

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