A C T U A L I T E S
  20-05-2021  DES MILLIERS DE POLICIERS EN COLÈRE RASSEMBLÉS DEVANT L'ASSEMBLÉE NATIONALE PARIS MERCREDI 19 MAI 2021

"Un rassemblement des forces de police s'est déroulé, ce mercredi 19 mai 2021, devant l’Assemblée nationale à Paris pour demander une "réponse pénale" plus ferme face aux agressions à l'encontre des forces de l'ordre. Des politiques de tous bords ont pris part à cette mobilisation, dont le ministre de l’Intérieur, Gérald DARMANIN.
Selon les organisateurs, plus de 35 000 personnes ont répondu à l'appel des syndicats de policiers. "

"Très critiquée par l'opposition, la venue de Gérald Darmanin, qui s'est frayé difficilement un chemin dans une foule compacte, s'est déroulée sans heurts, aux sons des klaxons et des sifflets, accessoires habituels des policiers en manifestation. Certains ont pris des selfies avec lui. Des manifestants l'ont interpellé. "Il faut nous aider" a clamé l'un."

"De mémoire de policiers, la présence d'un Ministre de l'Intérieur est une "première", ce qui a valu à Gérald Darmanin de vives critiques de l'opposition."

"Le garde des Sceaux, Éric DUPOND-MORETTI, absent du rassemblement, était la cible des manifestants et des syndicats, qui réclament une réponse pénale plus forte, et notamment que des peines planchers soient infligées aux agresseurs de policiers."

"À la tribune, sur laquelle était tendue une banderole noire "Payés pour servir, pas pour mourir", le secrétaire général du syndicat Alliance, Fabien VANHEMELRYCK Vanhemelryck, a fait siffler "ce Ministre qui déclare 'je suis le Ministre des prisonniers' (et de l'administration pénitentiaire, NDLR")."

"Le problème de la police, c'est la justice !", a tonné le syndicaliste, sous les applaudissements.
"Les peines minimales pour les agresseurs, voilà le message fort et clair que nous attendons", avait auparavant déclaré Grégory JORON, d'Unité SGP Police-FO. "Cette mesure n'est pas liberticide, ni anticonstitutionnelle, ni nauséabonde", a-t-il ajouté. Les syndicats réunis – fait assez rare – en intersyndicale avaient souhaité une mobilisation "sans récupération politique" . 

"D
u Rassemblement national au Parti communiste, en passant par le Parti socialiste et l'écologiste Yannick JADOT, des élus de tous bords se sont joints au rassemblement. 
Le numéro deux du Rassemblement national, Jordan BARDELLA, avait annoncé sa venue, avec "beaucoup d'élus" du parti d'extrême droite. À gauche, les chefs du Parti socialiste, Olivier FAURE, et du Parti communiste, Fabien ROUSSEL, étaient également présents. 
Seule exception, La France insoumise n'était pas présente au rassemblement."
 
"Les syndicats ont décidé d'organiser ce rassemblement deux semaines jour pour jour après le meurtre d'Eric MASSON, tué lors d'une oprération antidrogue à Avignon. Un drame qui a ébranlé la police, déjà marquée par l'assassinat, le 23 avril, de Stéphanie MONFERMÉ, agente administrative au commissariat de Rambouillet (Yvelines), par un Tunisien qui se serait radicalisé." 
"Selon les responsables syndicaux, beaucoup de policiers "en colèreé et "écoeurés" voient dans la mort du brigadier lors de cette banale intervention un symbôle des violences répétées à leur encontre, qui nécessitent une "réponse pénale" plus ferme."
[ www.france24.com

"Monsieur le garde des Sceaux, réveillez-vous": Olivier VARLET (secrétaire général de l'Unsa-Police) a appellé à "des changements majeurs" lors du rassemblement des policiers à Paris.

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