A C T U A L I T E S
  14-11-2013  MÉDECINE et SANTÉ : L'autotest du SIDA disponible à la vente en France en 2014
     


         


Le SIDA, en Anglais AIDS (Acquired Immuno-Deficiency Syndrome) est classé comme une maladie infectieuse.
C'est une maladie sexuellement transmissible. En fait un infection sexuellement transmissible (IST) comme le sont la blennoragie gonococcique (ou chaude-pisse), l'Hépatite B, l'Herpès génital, les Mycoplasmes et la Trichomonase, les papillomavirus, la Syphilis. 
Il s'agit d'une infection par le virus VIH ou HIV = Human Immunodeficiency Virus entraînant un déficit immunitaire et des manifestations cliniques variables, notamment des infections récidivantes ("opportunistes"), des néoplasies lymphoprolifératives et des troubles neurologiques.

Un dépistage du SIDA (Syndrôme d'Immuno-Déficience Acquise) à la portée de tout le monde pour un peu moins d’une vingtaine d’euros, c’est ce que promettent les autotests. Marisol Touraine, la Ministre des affaires Sociales et de la Santé, a annoncé récemment qu’ils seront disponibles à la vente en France dès 2014. Ils pourraient éviter 400 nouvelles infections par an. Concernant le lancement de la vente d'autotests en 2014 comme elle l'avait annoncé début novembre, Mme Touraine rappelle que "la France est le premier pays d'Europe à donner le feu vert".
En vente libre dans les pharmacies, les autotests ne demanderont que quelques secondes d’examen, le temps de mettre un peu de salive sur un bâtonnet. Ensuite, ce sont les capteurs qui font le travail. En une petite demi-heure, ils offrent un premier résultat sur la présence ou non du VIH dans le sang.

En cas d’infection, le test doit être confirmé par une prise de sang. Sa fiabilité en cas de séropositivité n’est établie qu’à 92,9%. Les résultats sont beaucoup plus précis si le test ne repère pas d’infection.

Outre-atlantique, le dispositif existe depuis 2012. La même logique de santé publique avait primé pour motiver la mise en place de ces autotests. Il faut dire qu’aux Etats-Unis, ce sont 240.000 personnes qui ne seraient pas au courant de leur séropositivité. Il est néanmoins difficile de tirer des conclusions sur leur efficacité aux U-S-A  sur une si courte période.

Si l’Hexagone est le premier pays d’Europe à autoriser la vente des autotests, il n’a pas toujours été aussi enclin à le faire. Par deux fois, la France a refusé la dispositif. "Cette technique dite d’autotest, outre sa faible valeur diagnostique, ne peut pas s’inscrire dans une politique globale de prévention", notait le Conseil National du SIDA (CNS) dans son dernier refus en 2004. Il soulevait alors aussi le problème de la solitude des personnes apprenant la nouvelle face au test.
Les idées ont changé depuis. On savait depuis le mois de mars 2013 que les autotests seraient mis en vente. Le CNS s’était alors prononcé en faveur du dispositif en s’appuyant sur le fait qu’ils pourraient permettre "d’améliorer la précocité du dépistage en France".

Lors d’une audition devant une commission parlementaire sur les financements pour la santé, la Ministre des Affaires sociales et de la Santé a exprimé son accord pour un déploiement des autotests en France dès l’année prochaine :

"L’année 2014 sera celle de la mise en place des autotests. J’ai donné le feu vert à la demande des autorisations nécessaires pour ces autotests qui permettront à une population limitée mais bien identifiée de pouvoir pratiquer des tests", a déclaré Marisol Touraine [AFP].
Les autotests VIH s’adresseront aux personnes « qui ne souhaitent pas se rendre dans les centres de dépistage ou les hôpitaux » a ajouté la ministre.

"Disponibles aux États-Unis depuis plusieurs années, les autotests n’ont besoin que d’une goutte de salive pour détecter ou non la présence d’anticorps spécifiques à une infection par VIH. Ils se réalisent à domicile en seulement quelques minutes et s’adressent donc aux personnes qui refusent de se faire dépister à l’extérieur. Ils devraient être disponibles en pharmacies (sans ordonnance) et peut-être vendus sur internet et dans certaines associations, rapporte lexpress.fr La question du prix des autotests n’a pour le moment pas été tranchée en France, mais aux États-Unis, ils sont commercialisés pour environ 40 dollars, soit 30 euros. Comme les méthodes de dépistage actuels, un délai de trois mois entre le test et la prise de risque devra être respecté." [Marie-Claire]

Comme il l’a détaillé dans son Avis sur les autotests de dépistage de l’infection à VIH, rendu par le CNS à la ministre en mars 2013, le Conseil souhaite rappeler les conditions qu’il juge nécessaires à une intégration optimale de ce nouvel outil :

- Les autotests doivent constituer un dispositif additionnel et complémentaire de l’offre existante de dépistage de l’infection à VIH.

- Des modes d’accès diversifiés et adaptés aux besoins des personnes doivent être organisés.

- Des conditions d’usage garantissant un accompagnement performant des usagers doivent être mises au point.

- Une mobilisation large, y compris au-delà des acteurs traditionnels de la lutte contre le VIH/sida, est indispensable pour encadrer la diffusion de ce nouvel outil.

- La mise à disposition des autotests doit s’accompagner d’une promotion plus générale du dépistage, dans la perspective de renforcer la prévention combinée.

- L’introduction des autotests devra être suivie d’une évaluation, au terme d’une année de mise à disposition.


                                                                   
                                                        https://www.sidaction.org/                                               

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