A C T U A L I T E S
  11-01-2014  SOCIÉTÉ : La DÉLINQUANCE en France

Qu'est-ce que la délinquance ?

Le site Internet (www.latoupie.com) nous donne une définition pointue et précise :

Etymologie : du latin deliquentia, faute, délit, crime, péché, apparenté à delinquere, manquer à son devoir, pécher, fauter.

La délinquance est l'ensemble des délits, infractions et crimes commis en un lieu ou durant une période donnée, quand on se place d'un point de vue statistique, social ou pénal.
La délinquance désigne aussi une conduite individuelle caractérisée par des infractions ou crimes répétés.
La délinquance peut prendre différentes formes :

  • petite délinquance ou délinquance quotidienne
  • délinquance juvénile,
  • délinquance d'imprudence,
  • criminalité organisée,
  • délinquance économique et financière,
  • atteintes contre les personnes
  • atteintes à la réglementation et à l'ordre public,
  • terrorisme.
La délinquance juvénile est l'ensemble des comportements en infraction avec la loi ou des règlements par des jeunes n'ayant pas atteint l'âge de la majorité légale. Elle est à la fois un phénomène individuel ou de groupe.

L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), en collaboration avec l'Insee, mesure chaque année la délinquance en France, en se démarquant des statistiques de la Police et de la Gendarmerie nationale.

Pourquoi tant de violence, d'agressivité, d'incivilité, de haine ?... Aujourd'hui, on bascule dans l'homicide pour un banal mot, pour un simple regard, pour un geste futile, pour une cigarette refusée, pour une altercation 
minime avec un automobiliste, pour prendre la défense d'un copain agressé, etc...etc...Bref des motifs futiles,
qui malheureusement tournent au drame. Ainsi la rubrique "homicides", "coups et blessures", tentatives de meutres, etc... ne cesse d'augmenter dangereusement. Notre société actuelle est vraiment malade, pour en arriver à de tels actes et de tels comportements, en utilisant la violence.
La première cause est indubitablement sociale, sociétale, la pauvreté, les inégalités, le chômage étant grandement responsables de cet état de choses. Des jeunes vivant dans des cités ghettos, livrés à eux-mêmes, avec des parents totalement irresponsables les délaissant, se sentant "abandonnés", livrés à eux-mêmes, sans emploi, sans repères, désoeuvrés, basculent dans la délinquance, la violence, le multirécidivisme... ce malgré les éducateurs, maîtres, professeurs, éducateurs spécialisés, qui font tout leur possible, pour venir au secours de ces jeunes, désorientés, déboussolés, sombrant dans la délinquance...
Et comme le dit très justement le général Bertrand Soubelet "toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal."  

Il y a quelques temps, un sondage réalisé par l'IFOP pour le journal Sud Ouest Dimanche montrait qu'une immense majorité de Français 84 % étaient inquiets face à une dangereuse montée de la délinquance.
Notre système judiciaire souvent taxé d'angélisme, de laxisme, n'est sûrement pas étranger avec l'insécurité
et le sentiment d'insécurité qui règnent dans notre pays. Il semble que l'impunité s'adresse maintenant à la
délinquance. La politique pénale que l'on veut mener inquiète les citoyens que nous sommes. Et la réforme
pénale proposée par la Garde des Sceaux et Ministre de la Justice Christiane Taubira, rejetée, contestée,
s'est vue repoussée, jusqu'à nouvel ordre.

L'Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP) a révélé dernièrement, que le nombre des cambriolages a encore bondi l'année dernière de 6,4 % en zone police et de 4,7 % en zone gendarmerie.
Selon le journaliste Jean-Marc Leclerc, au journal Le Figaro, il y aurait en France 1000 cambriolages par jour !

Pour l'ex-Premier Ministre François Fillon, le premier bilan du Ministre de l'Intérieur pour l'année 2013 "dont il porte seul la responsabilité est particulièrement médiocre."
"Sa tentative de faire porter une partie de ce bilan à ses prédécesseurs ne trompera personne : le 'coup de l'héritage' est éculé", déclare-t-il dans un communiqué.

"Je crois que c'est clairement un échec de Manuel Valls, on ne peut pas en même temps aller soutenir les candidats PS et baisser le chiffre de la délinquance quand on est ministre de l'Intérieur", a dit Marine Le Pen sur BFM TV et RMC Info. Selon elle, "un homme qui ne respecte pas l'État de droit, qui ne respecte pas la démocratie et qui utilise son poste de ministre pour faire campagne contre le FN, c'est un homme qui ne mérite pas d'être ministre de l'Intérieur".

A propos de la délinquance, "c'est là, un réquisitoire terrible contre la gauche ", réagit Jean-François Copé pour qui cette fois la gauche ne peut plus renvoyer la responsabilité à l'ancienne majorité. " Cette fois c'est la gauche, toute la gauche, rien que la gauche."

L'UMP estime que la publication des chiffres sur la délinquance marque "un échec majeur" du gouvernement, le Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, Christian Jacob, qualifiant Manuel Valls de "pire ministre de l'Intérieur depuis dix ans". "Les policiers et les gendarmes attendent un vrai patron, pas un acteur de cinéma", a-t-il ajouté. Selon lui, "on a un ministre qui passe son temps à faire de l'image, mais ce qu'on lui demande, ce n'est pas de faire de l'image, c'est de faire son boulot."

"La politique pénale annoncée par le gouvernement aujourd'hui est une politique d'impunité pénale pour les délinquants au mépris total des victimes", a écrit Rachida Dati (ancienne Ministre de la Justice)  dans un communiqué. "Rien n'est en effet prévu pour renforcer la protection et les droits des victimes. Christiane Taubira donne même des instructions claires pour atténuer les peines et trouver des excuses aux délinquants", estime l'ex-ministre de la Justice.  
"En faisant de l'aménagement des peines une priorité, en voulant vider les prisons, Madame Taubira mène une politique irresponsable au mépris de la sécurité des Français et de la protection des victimes", conclut-elle. 


"Alors que la délinquance ne cesse de progresser dans notre pays, Christiane Taubira a décidé d'assumer et de renforcer le laxisme de l'institution judiciaire", écrit l'ex-candidat souverainiste, Nicolas Dupont Aignan (1,79%) sur son blog dans un billet stigmatisant "la Ministre de l'Injustice". 
"La politique annoncée par la ministre de la Justice va encore aggraver la situation, la délinquance ne pourra que progresser, frappant en particulier nos quartiers les plus pauvres." Le député-maire de Yerres plaide pour "20.000 places (de prison) supplémentaires en utilisant les casernes désaffectées pour séparer les délinquants les plus durs de ceux qui doivent simplement comprendre la gravité de leur acte". 

"Les propos consternants de Madame Taubira vont mettre gravement en péril notre politique pénale", juge Christian Jacob, Président du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée Nationale dans un communiqué. "Les députés UMP avaient oeuvré sans relâchement pour renforcer notre arsenal juridique et notre capacité à punir sévèrement les délinquants, les criminels et notamment les récidivistes. De grandes lois avaient été votées : les centres éducatifs fermés, les peines planchers, les tribunaux correctionnels pour mineurs, la rétention de sûreté pour les criminels dangereux", indique le député de Seine-et-Marne 
"Nous considérons quant à nous que la meilleure place d'un délinquant récidiviste ou d'un criminel est la prison et que l'urgence est de lancer un grand plan de construction de places de prisons." 

"Mais le syndicat USM (Union Syndicale des Magistrats) s'inquiète "de la pénurie dans laquelle la Justice est maintenue depuis de nombreuses années" et rappelle "que la généralisation des bureaux d'aide aux victimes, tout comme la volonté de multiplier les aménagements de peines et de réévaluer, après un premier échec, la situation des condamnés à des courtes peines, entraîneront un surcroît d'activité que les juridictions et services ne seront pas en mesure d'assumer".
[ http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-politique-penale-de-taubira-ne-satisfait-pas-la-droite_1163577.html ]

"Le général de corps d’armée Bertrand Soubelet s’est livré à une attaque en règle de la politique pénale actuelle, devant la commission parlementaire de ‘lutte contre l’insécurité’ : elle profite selon lui davantage aux délinquants en raison notamment de la lourdeur des procédures sur le plan juridique qui complique le travail des gendarmes. 

Bertrand Soubelet, numéro trois de la gendarmerie, a jeté un pavé dans la marre le 18 décembre 2013. Rompant avec l’omerta régnante, ce général 4 étoiles a tiré à boulets rouges pendant quatre-vingt-quatre minutes contre l’actuelle politique pénale devant la commission parlementaires de "lutte contre l’insécurité" et un parterre de journalistes. Et a tenté d’éveiller les consciences sur l’urgence à agir."  

"On prend plus soin des auteurs que des victimes"

"La pierre angulaire de son discours est l’idée selon laquelle la politique pénale actuelle, engluée notamment dans des lourdeurs administratives, profitent davantage aux délinquants. « Les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes », estime le militaire. Et d’étayer ses propos par des données édifiantes : en 2013, le nombre de personnes mises en cause par ses services a augmenté de 4% tandis que le nombre de placements sous écrou « a diminué de 33% ».

"De fait, la réponse pénale pour faire face à la délinquance n’est pas adaptée à la réalité du terrain car elle n’est nullement dissuasive pour les délinquants : « Les auteurs d’atteintes aux biens (cambriolages, vols…), les plus importantes numériquement, bénéficient d’un traitement pénal qui leur permet de continuer à exercer leurs activités ».

"Par conséquent, il en résulte une hausse de l’insécurité et du sentiment d’insécurité. « Evidemment, l’insécurité et le sentiment d’insécurité ne cesseront d’augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée » assène-t-il. « Si la délinquance n’augmente pas en valeur absolue », il existe pourtant « une réelle insécurité dans notre pays ».

"Et d’agiter au nez de son auditoire un dernier argument : 65% des cambrioleurs interpellés dans les Bouches-du-Rhône en novembre 2013 « sont à nouveau dans la nature ». « Quand vous lâchez 65% de ceux qui se sont rendus coupables d’un certain nombre d’exactions, comment voulez-vous que les chiffres baissent ? » martèle-t-il, c’est tout à fait impossible. Vous pouvez multiplier par deux les effectifs de gendarmes dans les Bouches-du-Rhône, cela ne changerait rien. La réalité, c’est celle-là, je pense que c’est mon devoir de vous le dire, de manière peut-être un peu crue ».

Assumer la réalité telle qu’elle est, sans langue de bois 

"Commentant ce discours, certains officiers ont salué des propos qui décrivent « la réalité telle qu’elle est, sans langue de bois ». [http://valeursactuelles.com/
Il a voulu mettre en exergue le malaise , le ras-le-bol des forces de l'ordre et de la Gendarmerie.
Avec beaucoup de courage, de réalisme, de sérénité, de clarté, et de calme, le général Bertrand Soubelet a
déploré que les délinquants "profitent du système" et a noté que "les gendarmes sont inquiets car on prend plus soin des auteurs que des victimes". "Évidemment, l'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée", déclare-t-il.
Cette fois-ci , ce ne sont pas des médias qui ont parlé (certains complaisants pour l'Exécutif ou pro-gouvernementaux, inféodés au pouvoir), mais un militaire, un général de Gendarmerie (DGGN), n°3 de la Gendarmerie en France, devant la représentation nationale, la Commission Parlementaire de " lutte contre l'insécurité ".
Plus largement sur les Français de moins de 18 ans, il préconise «une prise en charge très précoce»: "Quand j'entends dire, face à des enfants de 10 ou même de 8 ans, qu'ils ne sont pas capables d'entendre un rappel à la loi, je suis très surpris", note le général. On peut tout entendre à condition que le discours soit adapté à l'âge de celui à qui on s'adresse. (…) "Aujourd'hui, toute une frange de notre jeunesse ne sait pas où est le bien et où est le mal. On peut très tôt donner un message clair." 
Et un
 livre-choc sur les "vrais" chiffres de l'insécurité révèle 12 millions de crimes et délits par an !
Dans "La France orange mécanique", le journaliste Laurent Obertone établit un diagnostic alarmant
sur la montée de la criminalité.
Une analyse sans pitié.
A travers ce livre, l'auteur a voulu montrer que la violence a littéralement explosé ces dernières décennies. "Le titre de l'ouvrage est inspiré du film Orange mécanique de Stanley Kubrick, sorti sur les écrans en 1971, mettant en scène les comportements extrêmement violents d'une bande de petits voyous." "Le livre, basé sur des faits divers de la presse quotidienne régionale, veut montrer l'aggravation de la violence dans la société française dans les années 2000-2010. L'auteur avance que l'État français, en comparaison des années 1950 et 1960, ne remplit plus le devoir de sécurité qui est le sien envers ses citoyens. Parmi les raisons invoquées sont exposés le « laxisme judiciaire et l’immigration massive"
[La France orange mécanique, éditions Ring, 18 euros,
paru le 17 janvier 2013]

A l'occasion de la présentation du bilan 2013 de la délinquance en France, le Ministre de l'intérieur a présenté le 23 janvier dernier les enjeux de sécurité intérieure pour 2014 : menace terroriste, violences, racisme et cybercriminalité.

La capitale de Languedoc-Roussillon bat des records de cambriolages et de vols à l'arraché. Cette délinquance au quotidien vise des personnes de moins en moins fortunées. Et de plus en plus exaspérées
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/insecurite-a-montpellier-la-complainte-des-pauvres-victimes_1301249.html#bG1iMa5KLwxMSHgK.99
La capitale de Languedoc-Roussillon bat des records de cambriolages et de vols à l'arraché. Cette délinquance au quotidien vise des personnes de moins en moins fortunées. Et de plus en plus exaspérées
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/insecurite-a-montpellier-la-complainte-des-pauvres-victimes_1301249.html#bG1iMa5KLwxMSHgK.99
En France, la capitale du Languedoc-Roussillon, Montpellier, bat des records de cambriolages et de vols à l'arraché. Cette délinquance au quotidien, vise des personnes de moins en moins fortunées et de plus en plus exaspérées.

En conclusion, aujourd'hui, en France, il est indéniable que la délinquance est en nette hausse,
les cambriolages et les vols à la tire se multiplient à une vitesse exponentielle. Il en faut pour preuves les innombrables faits divers de délinquance, publiés chaque jour dans la presse, à la radio ou à la télévision...
Le bilan 2013 du Ministère de l'Intérieur plutôt négatif et médiocre, n'est guère rassurant.
La révolte gronde dans la Police et la Gendarmerie.
Un rapport explosif des Préfets de France, en date du 17 janvier 2014, et des 101 départements Français, vient de dénoncer le laxisme judiciaire. Dans une synthèse confidentielle et révélée par Le Canard enchaîné, les préfets des 101 départements français affirment que policiers et gendarmes ne se sentent pas soutenus "dans leur action par l'autorité judiciaire".
Et par voie de conséquence, la colère, l'exaspération, le mécontentement, montent aussi chez les Français, qui ne se sentent plus en sécurité...
Contestée, la réforme pénale Taubira sera examinée à l'Assemblée Nationale dès le 14 avril 2014 prochain.
Rejeté dans les milieux policiers comme dans l'opposition, rappelons que ce projet prévoit notamment 
la suppression des peines planchers et l'instauration de la «contrainte pénale», la banalisation de l'acte de récidive...
"La justice ne répond pas aux attentes des citoyens. Elle est en décalage avec les services de la police et de la gendarmerie. On en voit des exemples tous les jours...", Le Figaro a d'ailleurs publié, il y a quelques temps, un sondage montrant que près de 70 % des Français ne font pas confiance à la justice. Le débat n'est pas pour ou contre Mme Taubira, mais quelle justice offre-t-on au citoyen?  déclare Jean-Claude Delage,
Président du Syndicat de policiers Alliance.
"Les gens demandent : que fait la police ? Alors qu'ils devraient dire : que fait la justice ?", ajoute-t-il. "Sur le sujet de la prison, il doit en effet y avoir une réponse adaptée: si l'infraction est mineure, il peut y avoir différentes formes de sanctions autres que la prison ; mais lorsqu'il s'agit de récidivistes, de trafiquants de drogue, de vols avec violence ou d'agressions sur personnes vulnérables ou appartenant aux forces de l'ordre, l'incarcération ferme doit être la règle et avec le maximum de peine prévu par la loi. On ne peut pas laisser des gens violents en liberté !," déclare-t-il encore...
Le Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui est le premier flic de France, est aussi le Ministre de l'immigration, de l'asile  et de l'intégration, organise dans son Ministère, Place Beauvau, une conférence de presse, le vendredi 31 janvier 2014. Il vient de perdre du crédit et des points dans les sondages, car en se polarisant sur "l'affaire Dieudonné", il a délaissé le problème crucial et majeur de l'insécurité dans l'hexagone, à laquelle aspirent les citoyens Français...  
Selon un sondage BVA pour "Le Parisien Dimanche", 75% des Français estiment que la justice en France fonctionne mal, et plus de la moitié (59%) ont une mauvaise opinion de la Ministre de la Justice, Christiane Taubira. Un niveau de défiance inédit depuis 1962." SUD OUEST, lundi 17 février 2014.    

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