A C T U A L I T E S
  01-03-2014  SOCIÉTÉ et SANTÉ : L'ACCESSIBILITÉ aux HANDICAPÉS MOTEURS ou aux PERSONNES à MOBILITÉ RÉDUITE en progrès mais reste indubitablement insuffisante en France


Selon l'OMS, le handicapé " est un sujet dont l’intégrité physique ou mentale est passagèrement ou définitivement diminuée soit congénitalement soit sous l’effet de l’âge, d’une maladie, ou d’un accident, en sorte que son autonomie, son aptitude à fréquenter l’école ou à occuper un emploi s’en trouvent compromises "

Selon la loi de février 2005, le handicap est défini de la manière suivante :

"Constitue un handicap, au sens de la loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en
société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou
définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques d’un 
polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant."   

 

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées est l'une des principales lois sur les droits des personnes handicapées, depuis la loi de 1975. Elle apporte de nombreux changements.
Cette loi se base sur le principe selon lequel « toute personne handicapées a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus de tous les citoyens.
La loi réaffirme notamment le principe d'accessibilité pour tous, quel que soit le handicap, et dispose notamment que dans un délai de 10 ans à compter de sa publication, les services de transports collectifs devront être accessibles aux personnes handicapées et à mobilité réduite.
L’accessibilité des transports est, en effet, l’un des premiers moyens nécessaires pour une personne handicapée de pouvoir accéder au savoir, occuper un emploi, exercer une activité professionnelle, participer aux activités sportives, culturelles et de loisirs, partir en vacances…


Aujourd’hui en France il y a  environ 5 millions de handicapés :

- 1 500 000 personnes sont en France malvoyantes,

- 60 000 sont aveugles.

- 3 500 000 personnes sont malentendantes,

- 2 millions de personnes en France présentent une déficience auditive légère,

- 1 250 000 une déficience auditive moyenne,

- 450 000 atteintes de déficience auditive sévère ou profonde.

- 1 million de personnes souffrent d'un handicap mental,

- 850 000 d'un handicap moteur isolé,

- 1 400 000 d'un handicap moteur associé à d'autres déficiences.


    

4,9 enfants sur 10 000 naissances sont touchés par l'autisme, avec 3 ou 4 garçons pour une fille.

1 à 3 % de la population générale souffre d'une déficience intellectuelle.
 
Les aveugles représentent 1 Français sur 1000.

0,5 à 1 %des enfants d'âge préscolaire présentent un trouble grave du langage oral.
 
1,5 %
de la population générale souffre de troubles moteurs isolés.

1 %
de la population générale en France est concerné par la maladie mentale.

Un enfant sur 2 000 naît avec la mucoviscidose.

150 000 personnes sont touchées chaque année par un traumatisme crânien qui nécessite une prise en charge spécifique.
 
20 % de causes génétiques, 20 % de causes accidentelles, 20 % de causes virales, le reste étant encore inexpliqué aujourd'hui. Telle est la répartition des causes du polyhandicap.

6 000 à 7 000 maladies rares sont recensées, parmi lesquelles plus de 80 % sont d'origine génétique.

125 500 enfants handicapés étaient accueillis dans 2 497 établissements d'éducation spéciale au 1er janvier 1998.

    
    

"L'Association des paralysés de France (APF) indique dans son baromètre annuel que les progrès enregistrés dans l'accessibilité des villes aux personnes handicapées sont insuffisants. Les bâtiments recevant du public et des transports ne pourront pas être totalement accessibles d'ici 2015 selon les objectifs fixés dans la loi de
2005.
Se déplacer en ville alors qu’on souffre d’un handicap relève parfois de la mission impossible ! 
Le classement des villes, baromètre publié le 11 février, représente la 5ème édition de l'APF.
Les 10 villes qui se classent au sommet de l'accessibilité :

1• Grenoble avec une moyenne de 18,7/20
2• Nantes 18/20
3 • Caen 17,6
4• Lyon 17,5
5• Poitiers 17,4
6• Belfort 17,4
7• Rennes 17,2
8• Epinal 16,9
9• Foix 16,8
10•Le Puy 16,8.

La ville de Bordeaux enregistre une belle progression, passant de la douzième place en 2011 à la septième, (2015) derrière Grenoble, Nantes, Belfort, Caen, Lille et Lyon. La capitale de la Gironde décroche un joli 16,3 sur 20 et surtout un 21 sur 21 pour le critère « politique locale volontariste ».

Dans le classement, les 10 dernières villes sont Auxerre avec 11,9/20, Chartres 11,6, Cahors 11,6, Charleville-Mézières 11,3, Mende 11,3, Moulins 11, Evreux 11, Chaumont 10,3, Alençon 10,3 et enfin Digne-les-Bains avec 10,2.
Ces villes font donc partie des mauvais élèves...

La capitale française, Paris, quant à elle, se classe à la 64ème position avec une moyenne de 13,2.
En 2005, le gouvernement avait promis de rendre accessible les bâtiments recevant du public et les transports d'ici l'année prochaine.

Malheureusement, l'APF constate dans son bilan que seulement 1 école sur 2 sont accessibles aux handicapés. Aussi, seuls 42% des réseaux de bus leur sont accessibles. Pire, l'accès aux cabinets médicaux et paramédicaux ne leur est guère aisé.

L'APF estime qu'il s'agit d' «un grave échec de la politique de mise en accessibilité de la France» bien que certaines villes aient évolué d'une façon spectaculaire."
Emma Laurent [
http://news.radins.com]

L'accessibilité des villes françaises aux handicapés s'améliore mais reste insuffisante.

L'Association des paralysés de France (APF) a publié, mardi 11 février , la 5e édition de son baromètre sur l'accessibilité des villes aux handicapés. Un total de 95 chefs-lieux départementaux de France métropolitaine ont répondu. Paris n'a pas donné suite au questionnaire de l'APF.

Notre pays a encore beaucoup à faire en matière de l'accessibilité aux handicapés moteurs et aux personnes à mobilité réduite. Les aménagements de la voirie publique restent largement insuffisants chez nous.

Il faut préciser qu'au Palais du Luxembourg, le Sénat, deux sénatrices Mmes Claire-Lise CAMPION et Isabelle DEBRÉ ont accompli et mené conjointement un excellent, énorme, et exceptionnel travail en matière des Handicapés, et ce, au nom de la Commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois (1)
sur l'application de la loi n°2005-102 du 11 février 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Loi Handicap : des avancées réelles, une application encore insuffisante ( rapport d'information )

Rapport d'information n° 635 (2011-2012) de Mmes Claire-Lise CAMPION et Isabelle DEBRÉ, fait au nom de la commission pour le contrôle de l'application des lois, déposé le 4 juillet 2012

Rappelons que Claire-Lise CAMPION est sénatrice PS de l'Essonne, Conseillère générale du canton d'Étréchy,
et qu'Isabelle DEBRÉ, est quant à elle, sénatrice UMP des Hauts-de-Seine, Conseillère régionale d'Île-de-France. Elles sont toutes les deux, les rapporteures de ce rapport du Sénat.
Depuis le 1er octobre 2017, la Sénatrice Isabelle DEBRÉ (du groupe Les Républicains) est en fin de mandat et non réélue. De même, la Sénatrice Claire-Lise CAMPION, de l'Essonne, du groupe Socialiste et Républicains  est en fin de mandat depuis le 1er octobre 2017 et n'a pas été réélue.

Dans la quatrième partie du rapport, il est question de l'accessibilité à la société. "La sénatrice Claire-Lise CAMPION de déclarer : "Jusqu'alors limitée au seul handicap moteur, la notion d'accessibilité  a été étendue
par la loi de 2005 à tous les types de handicap et à tous les domaines de la vie en société. On parle désormais
d'accessibilité universelle pour désigner l'élimination de toutes les barrières à l'accomplissement des activités quotidiennes."
La loi pose un principe général d'accessibilité du cadre bâti, des transports et de la voirie, dans
les dix ans suivant sa publication, et se fixe pour objectif la pleine participation des personnes handicapées
à la vie en société." Nous constatons l'absence criante de données sur l'état d'avancement de la mise en accessibilité... ... "Le retard est important en dépit de réels progrès" "Parmi les services publics, les Mairies, les théâtres, les équipements sportifs, les piscines et les bureaux de Poste sont les plus avancés. Les transports en commun et la voirie le sont beaucoup moins... Dans le secteur privé, les centres commerciaux et les cinémas ont réalisé d'importants travaux, tandis que les commerces de proximité , les cabinets médicaux ou paramédicaux sont encore très en retard... ...
"De l'avis de tous la loi du 11 février est une très belle loi, qui affirme à la fois de grands principes et pose les jalons d'une politique forte en faveur des personnes handicapées... ... "Des avancées significatives ont été réalisées dans tous les domaines mais, comme toute réforme ambitieuse, le bilan reste sept ans après, en-deçà des espoirs initiaux."
"Nous avons beaucoup discuté de l'accessibilité. Si les études d'impact avaient été obligatoires en 2005, nous n'aurions pas été aussi sévères avec les élus locaux", pense Isabelle DEBRÉ. Le bons sens et le pragmatisme seront de mise : il est peu probable que tous les ERP ( Établissements pour Recevoir le Public) seront conformes aux normes d'accessibilité des Handicapés en 2015."


SÉNAT
RÉUSSIR 2015
Claire-Lise Campion Sénatrice de l'Essonne

Selon la loi, tous les établissements recevant du public (ERP) : administrations, commerces, écoles, bibliothèques, cinémas… doivent être en mesure d'accueillir des personnes handicapées en 2015. 
Ce qui hélas ne sera pas réalisé d'ici 2015 ! Il est regrettable et désolant et même scandaleux de constater dans notre pays, qu'il reste beaucoup à faire, en faveur des personnes handicapées !
A quoi servent donc ces Ministres délégués au Gouvernement, en particulier Mme Marie-Arlette CARLOTTI M
inistre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion ? Elle a certes permis de lancer le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le troisième plan autisme ou encore la réunion du Comité Interministériel du Handicap, mais on peut s'interroger... ? Mieux vaut cesser de faire de la politique politicienne à  Marseille, notamment à l'approche des Élections municipales 2014, comme ce fut le cas, et accorder beaucoup plus aux personnes en situation de handicaps, au sein du Ministère des Affaires sociales et de la Santé !
"Avancer sur le chemin de l’accessibilité universelle : l’accès de tous à tout."Susciter une mobilisation inédite pour réussir le pari de l’accessibilité : concertation, élaboration d’agendas d’accessibilité programmée, recrutement de 1000 ambassadeurs de l’accessibilité, soutien financier des grandes banques publiques, tout est en place pour enfin passer des mots aux actes...", déclare la Ministre déléguée. 
Le Comité Interministériel du Handicap fut, rappelons-le, créé par décret n° 2009-1367 du 6 novembre 2009, lors de la gouvernance précédente.
Les diverses Associations en faveur des Personnes Handicapées attendent les promesses de cet ambitieux projet gouvernemental, en urgence ! Il faudra que l'enveloppe budgétaire consacrée à la cause
des Handicapés pèse beaucoup plus lourd !

                                                      


                     
                                                           Le saviez-vous ?

Le handicap face aux candidats de l'élection présidentielle avec www.handirect.fr/ 
Quelles sont les propositions du candidat François FILLON en matière de HANDICAP, selon son programme ?
Et celui du candidat "En Marche !", Emmanuel MACRON pour les
Handicapés.
Benoît HAMON souhaite englober l'AAH dans le revenu universel.
Quant à la candidate frontiste Marine Le PEN, elle veut majorer l'AAH de 200 €/mois, qui est fixée actuellement à 808,46 €, pour "
atteindre au moins le seuil de pauvreté"
Jean-Luc MÉLENCHON propose :

"Atteindre enfin l'objectif zéro obstacle : tolérance zéro contre les entraves, les préfets pourront se substituer aux maires pour imposer les travaux et fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi, et imposer un plan de mise en accessibilité de transports (trains intercités notamment)

Titulariser les personnels d'accompagnement des élèves en situation de handicap et recruter pour renforcer les
capacités d'accueil et d'accompagnement.

Augmenter l'allocation aux adultes handicapés (808 € de base aujourd'hui) au niveau du smic pour les personnes en situation de handicap dans l'incapacité totale de travailler.

Assurer la pérennité des moyens pour le financement de l'insertion professionnelle des personnes en situation
de handicap et garantir leur usage exclusif pour ces missions."

Pour le candidat de "Debout la France" :
Nicolas DUPONT-AIGNAN souhaite faire de la France un modèle de l’intégration du handicap dans la société (création de centres-relais, développement du braille, de la langue des signes, intégration dans les écoles et dans le monde du travail).

A ce titre, il souhaite consacrer 5 milliards d'euros à la politique du handicap. Parmi les mesures principales proposées, on trouve notamment :

- L’augmentation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) de 200 euros sur l’ensemble du quinquennat (coût : 2,5 Md€) et l’élargissement des conditions d’attribution pour faire passer le nombre de bénéficiaires de 1 à 1,2 million (coût : 500 M€).

- La mise en place d’une part fiscale complète pour les familles ayant un enfant en situation de handicap.

- La mise en place d’un agenda concret, avec les associations, pour faire appliquer la loi du 11 février 2005, afin de garantir l’accessibilité dans la cité.

- L’accès à une formation professionnelle pour les employés qui demandent le statut de travailleur handicapé.

- La mise en place d’un système de contrôle renforcé et d’incitations auprès des entreprises pour atteindre le quota de 6% de travailleurs handicapés.

- L’augmentation du nombre d'instituts médico-éducatifs accueillant des enfants en situation de handicap.

- La définition d’un statut protecteur pour les lanceurs d'alertes (professionnels, parents, proches) dénonçant des dysfonctionnements et maltraitances au sein d’établissements et institutions.

- Un accès facilité au télétravail pour les personnes à mobilité réduite.

Sur la question du maintien de l’autonomie, le projet présidentiel du candidat propose de faire de la dépendance et du soutien aux aidants une grande cause nationale.

Le Département de la Gironde et la ville de Bordeaux, viennent d’éditer un guide pour les « personnes en situation de handicap ». Un guide très complet, à consulter sans hésitation (Édition 2017-2018) !

                                                            Guide du handicap

Une ville accueillante se doit d'être accessible à tous. Une ville pour tous. C'est dans cette optique que la ville de Bordeaux se mobilise pour que les personnes en situation de handicap puissent bénéficier d'une accessibilité entière et autonome.
Cette volonté s'exerce en faveur de tous les âges et dans tous les domaines liés à la vie ou au mode de vie. Avec la charte Ville handicaps, le conseil Ville et handicap mène un plan d'action en collaboration avec des associations. Bordeaux s'engage dans tous les aspects de la ville et de la vie, droit, éducation, santé, logement, transport, vie professionnelle.
                                                              La charte Ville handicaps

Edité par la Mairie de Bordeaux et le Département de la Gironde.
Disponible en braille et en audio sur demande auprès de la mission handicap :
 cvh@mairie-bordeaux.fr  
                                                                      

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