A C T U A L I T E S
  17-11-2018  L'IMMENSE COLÈRE des GILETS JAUNES partout en FRANCE va déferler, suite à la hausse des CARBURANTS, ce samedi 17 novembre 2018


      
            Le gilet jaune posé devant le tableau de bord en signe de solidarité et de soutien au Mouvement
                                (Il doit être obligatoirement détenu dans la boîte à gant du véhicule)

Ce samedi 17 novembre 2018, une journée d'action, pour dénoncer notamment la hausse du prix des carburants, est prévue partout en France. Un ras-le-bol des augmentations du prix des carburants !
Les mesures annoncées par Édouard Philippe, la prise de parole d'Emmanuel Macron, mercredi au 20H de TF1, n'y font rien. La jacquerie annoncée aura bien lieu. Mais s'agit-il bien d'une jacquerie ? D'une révolte de la France rurale et laborieuse contre la France des villes et ses élites ?
On peut voir une parenté avec les jacqueries dans le sens où elles étaient des explosions populaires qui rassemblaient dans les campagnes bien au-delà des seuls travailleurs agricoles et qui n’avaient pas de représentant mandaté ni de vision cohérente de l’émancipation. 
Le mouvement des "gilets jaunes", constitué de centaines d'initiatives locales, prévoit de nombreux blocages samedi 17 novembre.
Les "gilets jaunes" ? Ce sont ces automobilistes qui posent leur gilet jaune sur le tableau de bord de leur voiture en signe de ralliement au mouvement.
Le mouvement citoyen des « gilets jaunes » a prévu de perturber ou de bloquer samedi 17 novembre des accès aux villes, des rocades, des ponts, des grands axes routiers, des aéroports ou encore des dépôts et raffineries de carburant. Plus de 700 actions étaient répertoriées jeudi 15 novembre. Celles-ci pourraient prendre la forme de blocages, de barrages filtrants ou d’opérations escargot, comme sur le périphérique parisien où un cortège se déploiera avant de rejoindre l’Élysée.

"Sous ces gilets jaunes, qui sont les Français en colère ? Les sondages donnent quelques clefs de compréhension. Selon une enquête Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio publiée jeudi, quelque 69 % de Français disent éprouver de la sympathie pour le mouvement, voire le soutenir. La proportion est plus marquée parmi les plus de 35 ans (71 %), surtout les 50-64 ans (74 %), mais elle reste tout de même élevée chez les plus jeunes (65 %). Les professions et catégories socioprofessionnelles dessinent davantage une tendance : les employés et ouvriers sont les plus nombreux (77 %) à se montrer favorables au mouvement, suivis des retraités (72 %), à l'inverse des cadres et professions intellectuelles supérieures (52 %)."

"Le clivage est aussi géographique : les communes rurales se montrent plus favorables au mouvement (à 75 %) que les communes urbaines de province (70 %) et surtout l'agglomération parisienne (59 %). Rien de surprenant, cependant, au vu du maillage des transports, qui contraint les habitants de province, et surtout de zones rurales, à davantage se servir de leur voiture
Quant au positionnement politique, il n'éclaire pas davantage. Certes, le soutien est plus marqué à la droite de la droite (87 % des sympathisants de Debout la France et 84 % de ceux du Rassemblement national), mais il est aussi très fort à gauche (79 % des sympathisants socialistes, 75 % des Insoumis et même 74 % des écologistes d'EELV).
« Le mouvement des gilets jaunes, c'est la cristallisation d'un mécontentement massif des Français sur le pouvoir d'achat, dont le révélateur est le carburant », décrypte Frédéric DABI, directeur général adjoint de l'Ifop. [www.lesechos.fr]

Gilets jaunes : plus de 700 actions déjà répertoriées, vont-ils paralyser la France ?
Les "gilets jaunes" appellent samedi à bloquer routes et points stratégiques à travers le pays lors d'une "mobilisation générale" citoyenne contre la hausse des prix des carburants, qui inquiète le gouvernement. 

"Les gilets jaunes se préparent à bloquer la France ce samedi pour protester contre, entre autres, la hausse des taxes sur le carburant. Ce mouvement qui a émergé sur Internet se veut citoyen et apolitique. Comprenons « sans parti politique ni syndicats ». Mais comme souvent, la politique n’est jamais très loin. Et cette grogne ne déroge pas à la règle. « Je dis méfiance. Beaucoup de gens, beaucoup de partis politiques veulent récupérer ce mouvement », prévenait mercredi soir Emmanuel MACRON."
"Depuis l’émergence sur Internet du mouvement de grogne du 17 novembre, les partis de l’échiquier politique français réfléchissent sur l’attitude à adopter vis-à-vis de cette mobilisation citoyenne et apolitique. Alors qu’Emmanuel Macron les accuse de « récupération », l’extrême droite et la droite ainsi que La France insoumise de Jean-Luc MÉLENCHON affichent clairement une volonté de s’y associer tandis que le Parti socialiste et les écologistes la soutiennent plus discrètement.
"
Jusqu'ici en retrait sur les "gilets jaunes", le PCF et les communistes ont clairement soutenu le mouvement lors de leur Congrès, le futur numéro un Fabien ROUSSEL (qui remplace Pierre LAURENT) critiquant un gouvernement qui "joue le pourrissement".
"En disant cela, le président de la République vise notamment Nicolas DUPONT-AIGNAN. Depuis plusieurs jours, le chef de file de Debout la France (DLF) arbore en avance le fameux gilet jaune pour distribuer des tracts dans les stations-service du pays appelant à se mobiliser le 17 novembre. « J’appelle à des opérations escargots responsables. Un grand mouvement populaire est en train de naître », a-t-il indiqué jeudi matin. « J’appelle au blocage du gouvernement et des taxes. Et ce n’est pas de la récupération », a continué Nicolas Dupont-Aignan."
"Des tracts, le Rassemblement national en imprime également. Mais sa présidente a promis que ses militants n’en distribueraient pas samedi. « Nous avons été le premier parti à exprimer notre soutien total à ce mouvement qui est certes apolitique mais dans lequel beaucoup de nos électeurs se retrouvent », a déclaré Marine LE PEN dans Le Parisien taclant au passage son ancien allié à la présidentielle 2017.

« Nicolas, c’est Monsieur plus… Entre avoir un gilet jaune sur son pare-brise, ce qui me paraît être une bonne mise en scène quand on est un responsable politique, il y a une différence. Chacun son style », a-t-elle indiqué déplorant toutefois les accusations du gouvernement de récupération politique. « C’est l’argument de ceux qui n’ont absolument rien à dire. […] Personne n’est dupe ».
Si la présidente du Rassemblement National RN (ex FN) ne sera pas dans la rue, estimant que ce n’est pas le rôle d’un dirigeant politique qui doit plutôt offrir le choix du changement grâce au vote, ses cadres le seront à l’image de Louis ALIOT. Le député des Pyrénées-Orientales sera dans la rue, mais sans écharpe prévient-il. « On n’est pas dans la récupération politique. Ce n’est pas une manifestation organisée par le Rassemblement national. C’est l’appui citoyen des cadres du RN à cette manifestation sans signe distinctif, en tant que citoyen contribuable », a-t-il affirmé mercredi. « Mon gilet jaune, couleur des cocus, est prêt. Il est l’heure pour le gouvernement de comprendre que les cocus des impôts en ont assez », a ajouté Gilbert COLLARD."
Florian PHILIPPOT, l’ancien élu RN, affiche quant à lui clairement le soutien de sa formation politique à la grogne du 17 novembre. Il a même changé sa photo profil avec une image où il s’affiche en compagnie d’une représentation de Marianne et d’un slogan expliquant que « les Patriotes soutiennent les gilets jaunes ». Un autre élu d’extrême droite s’est également fait remarquer pour des photomontages publiés sur Twitter. Il s’agit du maire de Béziers, Robert MÉNARD. Sur deux images représentant des soldats de la Grande Guerre, on peut voir des slogans du type « Le 17, soutenez la France des tranchées » ou encore « La France des poilus contre la France des banquiers ».
"Je participerai au mouvement du 17 novembre. Je le fais parce que je suis contre ces hausses de taxes. J’appelle à l’esprit de responsabilité : il faut se faire entendre parce que ce gouvernement n’écoute pas », a déclaré de son côté Laurent WAUQUIEZ. « Le mouvement est spontané. Il est porté par la France qui travaille. Je ne me dérobe pas. Ma place est à leurs côtés », a ajouté le président des Républicains qui sera dans la rue au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Éric CIOTTI, le député LR des Alpes-Maritimes, sera aussi dans les rues de Nice. Mais il ne s’agit toujours pas de « récupération politique". "C’est un mouvement spontané, il y aura des citoyens. Je suis en député citoyen. Tout le monde pourra y aller », a-t-il indiqué sur RTL.

[ © Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/france/gilets-jaunes-quand-les-politiques-s-en-melent-15-11-2018-12134254.php#BSS8mdghlTB1UPrx.99 ]
Le Député non-inscrit des Pyrénées Atlantiques 
Jean LASSALLE soutient aussi ce mouvement, il 'a déclaré publiquement et n'a pas hésité à enfiler le gilet jaune en pleine séance de l'Assemblée nationale au Palais Bourbon, en signe de solidarité avec les gilets jaunes, même si cela est interdit dans l'hémicycle.
"Retirez ce gilet!" lui a intimé le président de l'Assemblée Richard Ferrand à plusieurs reprises. Les huissiers, qui s'étaient approchés de l'élu des Pyrénées-Atlantiques en haut des travées, n'ont pas obtenu immédiatement qu'il retire le gilet, symbôle de la mobilisation contre la hausse des taxes sur les carburants, et la séance a été brièvement suspendue, fait rare lors des Questions au gouvernement. (L'usage de pancartes ou de vêtements distinctifs à caractère religieux ou politique est interdit par le règlement intérieur de l'Assemblée nationale.)
Ce n'est pas une première à l'Assemblée nationale, car on a vu d'autres parlementaires en faire autant...
Ce sont désormais toutes les oppositions politiques au Gouvernement, dans le pays, qui sont solidaires de ce mouvement, avec 75 % de citoyens Français qui partagent et apportent leur soutien aux Gilets Jaunes... 
À la suspension, l’ex-candidat à la présidentielle a retiré son gilet et l’a remisé dans sa sacoche. Les élus RN et les Insoumis ont peu après quitté l’hémicycle, Marine Le Pen s’insurgeant dans les couloirs de l’Assemblée des propos « indignes » du ministre et de son « cynisme » vis-à-vis du mouvement des « gilets jaunes ». « Castaner a été nommé garde du corps du président de la République. Il a remplacé Benalla », a-t-elle asséné. Christophe « Castaner est dans la provocation depuis trois jours, c’est lui qui fait monter l’ambiance », a ajouté le député insoumis Éric Coquerel.

Les "gilets jaunes" appellent à manifester dans toute la France et à bloquer les routes. Mais combien seront-ils exactement? Potentiellement des milliers, voire même des centaines de milliers, à travers toute la France. De quoi inquiéter l'exécutif : mardi matin, le Ministre de l'Intérieur Christophe CASTANER a ainsi prévenu qu'aucun "blocage total" ne sera toléré le 17 novembre.
Bloquer un pays "n'est pas acceptable" : à la veille d'une journée de mobilisation des "gilets jaunes", dont l'ampleur reste inconnue, Edouard PHILIPPE s'est voulu ferme vendredi 16 novembre, tout en continuant de faire oeuvre de pédagogie. Christophe Castaner a affirmé qu’aucun « blocage total » ne serait toléré et que les forces de l’ordre interviendraient si les actions posaient un « risque » pour les interventions de sécurité ou la libre circulation.

L’entrave à la circulation est en effet un délit : « Le fait d’entraver ou de gêner la circulation, de placer ou de tenter de placer, sur une voie ouverte à la circulation publique, un objet faisant obstacle au passage des véhicules ou d’employer, ou de tenter d’employer un moyen quelconque pour y mettre obstacle, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende », selon la loi du 12 juin 2003.

À la veille de la mobilisation, 74% des Français soutiennent toujours le mouvement des "gilets jaunes", selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, soit 3 Français sur 4.

Une vingtaine de blocages ou rassemblements sont annoncés dans le département de la Gironde ce samedi,  dont cinq ont été déclarés en Préfecture. A l'origine de ces appels, des citoyens qui se disent agir en dehors de tout parti politique et syndicat. Des hommes, des femmes, qui ont choisi de se mobiliser, d'abord sur Facebook, puis samedi sur les routes girondines. Dans leur viseur, la hausse du prix des carburants prévue le 1er janvier 2019. France Bleu Gironde a rencontré trois Girondins à l'origine de deux mouvements samedi.
Des blocages sont prévus en Gironde...

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