A C T U A L I T E S
  26-11-2018  MÉTÉO HIVER SANS DOMICILE FIXE : Face à la vague de froid l'aide aux SDF, est plus que jamais nécessaire...

"Tous les SDF vous le diront : l'hiver pour nous, c'est l'enfer !". 
Tous les ans, des centaines de SDF meurent dans la rue.
Si vous voyez une personne sans domicile fixe dans la rue dont l'état de santé nécessite une prise en charge sanitaire, composez immédiatement le 115.
Une maraude, c'est un passage en véhicule Croix-Rouge dans les rues où vivent des personnes défavorisées, dans le but de leur distribuer une soupe chaude, un petit sac de denrées alimentaires ou simplement un peu de réconfort...L'écoute, une couverture, une soupe, un sourire. 
           

                                                               

Être victime et mourir du froid, dans la rue, aujourd'hui c'est inadmissible !
Face aux températures de l'hiver devenues dans de nombreux endroits négatives, les Préfectures ainsi que bon nombre d'Associations s'organisent afin de venir en aide aux sans-abris.
Une vague de froid venant de Russie, inédite depuis cinq ans s'est installée sur la France mardi 17 janvier 2018, et pour plusieurs jours. Une situation qui pousse les autorités et les associations à la mobilisation.
"Ouverture de gymnases, renforcement des maraudes... Les Associations qui viennent en aide aux sans-abris ont salué les initiatives prises par les pouvoirs publics tout en pointant le manque structurel de places d'hébergement à long terme."
"Les SDF étaient 111.700 en 2012 dans les moyennes et grandes agglomérations, dont 31.000 enfants selon une étude de l'INSEE. Depuis 2001, le nombre de sans-abris a augmenté de 44 %. Près de la moitié d'entre eux vivent dans l'agglomération parisienne, qui concentre à elle seule autant de SDF  que l'ensemble des agglomérations de plus de 200.000 habitants.
Avec la baisse des températures, les municipalités ont actionné leur plan hiver et libèrent des places supplémentaires d'hébergement."

"Le Plan Grand Froid est déclenché au niveau départemental par les Préfectures lorsque la température ressentie se situe entre -5 et -10 degrés la nuit et tombe en dessous de zéro le jour. Ce niveau permet l'ouverture de places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abris et prévoit une vigilance accrue des intervenants mobiles du Samu social, des Pompiers, de la Police et de la Gendarmerie. Une vigilance particulière est portée aux SDF qui ne souhaitent pas être pris en charge.
Ouverture de gymnases, renforcement des maraudes... Les Associations qui viennent en aide aux sans-abris ont salué les initiatives prises par les pouvoirs publics tout en pointant le manque structurel de places d'hébergement à long terme.

"Ils ont moins de trente ans, sont bénévoles à la Croix-Rouge et consacrent deux soirées par semaine à la maraude. Avec le froid, ils redoublent d'effort pour apporter nourriture, vêtements et produits d'hygiène aux plus démunis."
"En actionnant cette mesure, les municipalités permettent aux SDF d'échapper aux températures négatives de la rue. Chaque année, des centaines de personnes sont victimes de pathologies provoquées par le froid. Les maladies directement liées au froid telles que les gelures ou l'hypothermie sont responsables de lésions graves voire mortelles. De plus, les sans-abris bénéficient d'un lit, de couvertures, d'une trousse de toilette - comprenant brosse à dents, rasoir, savon - ainsi que d'une serviette de toilette et de repas chaud." (Le Figaro)

"Afin de signaler une personne en difficulté dans la rue, appelez le numéro vert (0 800 306 306) du Samu social 115. Son standard centralise en temps réel les capacités d'hébergement dans le département. L'interlocuteur du 115 évaluera l'urgence de la situation de la personne en difficulté, lui proposera une réponse immédiate en indiquant l'établissement ou le service dans lequel il peut être accueilli, et organisera sans délai la mise en œuvre de cette réponse, notamment avec le concours des services publics. En cas d'urgence vitale qui nécessite une prise en charge médicale, il faut joindre le 15 (Samu) ou le 18 (sapeurs-pompiers)."
L'année n'est pas encore terminée, mais le collectif Les Morts de la Rue a déjà recensé le décès de 323 personnes vivant dans la rue. Selon l'association, la moyenne d'âge des personnes décédées est de 49 ans.
Depuis le début de l'année 2016, au moins 323 personnes sans domicile fixe sont décédées dans la rue.

"Pour faire face à cette vague de froid, le gouvernement a mis en place un "pilotage national quotidien" : le centre opérationnel de gestion inter ministérielle de crise (COGIC) et a tout naturellement sollicité la Croix-Rouge française afin de mobiliser l’ensemble de son réseau, pour intensifier les maraudes et toutes actions utiles en cette période délicate." 
Un "bilan quotidien des besoins" doit être établi par les Préfets.

"Le dispositif particulier "Plan vagues de froid de la Croix-Rouge française" a bien-sûr été activé, comme chaque année, au début de la période hivernale afin d’anticiper et de gérer le plus efficacement possible les vagues de froid. Et dans le cadre des prévisions annoncées, la mobilisation maximale vient d’être déclenchée afin de renforcer les actions de la Croix-Rouge française sur l’ensemble du territoire."
"L'hiver, pour nous, c'est l'enfer" : comment les SDF bataillent contre le froid ? LCI

"Vague de froid : associations et habitants se mobilisent pour aider les SDF...

Il existe un certain nombre d'organismes ou d'Associations venant en aide aux sans-abris, comme EMMAUS SOLIDARITÉ,  SOCIÉTÉ DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL,  ASMAE-ASSOCIATION SOEUR EMMANUELLE,  ASSOCIATION LES RESTAURANTS DU COEUR-LES RELAIS DU COEUR,  SECOURS CATHOLIQUE,  SECOURS POPULAIRE FRANÇAISORDRE DE MALTE FRANCE,  SECOURS ISLAMIQUE FRANCE,  FONDATION HÔPITAL SAINT-JOSEPH,  FONDATION ABBÉ PIERRE POUR LE LOGEMENT DES DÉFAVORISÉS,  SOLIDARITÉS NOUVELLES POUR LE LOGEMENT,
  SAMU SOCIAL DE PARIS,  ACTION FROID 
CROIX ROUGE FRANÇAISE
LE CARILLON


                 

Mener une vie de SDF , de sans-abri, c'est vivre dans la rue, le froid en hiver, la pauvreté, la précarité, la solitude, la famine, la déprime, la maladie, l'exclusion, suite à la perte d'un être cher, la perte d'un emploi...Cependant, même en été, c'est aussi la galère...
Revenons à la froidure de certains hivers. Rappelons-nous l'appel historique lancé par l'Abbé Pierre au cours de l'hiver 1954...

Selon France Info, dans le XIIème arrondissement de Paris, des commerçants ont décidé d'ouvrir leurs portes au SDF. Ce réseau de solidarité se concrétise le soir par une soupe populaire inversée. C'est une soupe populaire pas comme les autres. Ce sont les sans-abri qui ont préparé le repas. Sous la pluie parisienne, mais de bonne humeur, ils servent les habitants du XIIème arrondissement de Paris. JS, 37 ans, vit dans la rue depuis deux ans. Depuis quatre mois, il participe à ces opérations organisées par l'association "Le Carillon".

Notre journal régional SUD OUEST nous communique le chiffre de 501, c'est-à-dire le nombre de sans-abri morts en 2016 décomptés par le Collectif Les Morts de la rue, qui leur rend hommage ce mercredi 22 mars 2017.
Le collectif estime qu'en réalité ces morts sont six fois plus nombreux.
Une vague de froid intense, peut mettre en danger les personnes forcées de vivre dans la rue.
 Comment aider les personnes sans-abri pendant une vague de froid ?

                                                        
"Oui, vous avez bien lu mes chers amis : 7 000 SDF sont morts dans nos rues, en presque 2 ans. Si l’on ramène cela à un nombre de morts par an, le nombre de SDF qui nous quittent chaque année est sensiblement identique au nombre de tués sur les routes. Pourtant, il n’y a pas de radars sur les autoroutes de la misère !"Près de 7 000 « sans domicile fixe » seraient morts dans la rue entre janvier 2008 et décembre 2010." 

"Jusqu’alors, le Collectif les Morts dans la rue (CMDR), une association créée en 2002 pour accompagner les familles et qui recense les signalements, annonçait annuellement un nombre de décès autour de 400, selon les années. 
Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité Louis Gallois a fustigé dimanche 11 février 2018 une « volonté politique de minorer le nombre de SDF », quelques jours après les propos du secrétaire d’État Julien Denormandie qui avait estimé à « une cinquantaine » le nombre de personnes à la rue en Île-de-France.
Dans une interview publiée le 11 février 2018 par Le Journal du dimanche, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Louis GALLOIS, s’est insurgé contre « une volonté politique de minorer le nombre de SDF ». Faisant référence aux propos du secrétaire d’État auprès du ministre de la cohésion des territoires, Julien Denormandie, l’ancien PDG de la SNCF a fustigé des propos « insupportables ». « C’est tellement étranger à la réalité que cela décrédibilise la parole publique, s’insurge Louis Gallois. Le Samu social estime de 2 000 à 3 000 le nombre de personnes durablement à la rue à Paris. »... [ source : www.la-croix.com ]

Chaque hiver, des sans-abri et leurs chiens sont accueillis sur une péniche cogérée par la Fondation 30 Millions d'Amis et l'Ordre de Malte. Un lieu indispensable à Paris, notamment en période de grand froid. De nombreux sans domicile fixe (SDF) sont chaque jour contraints d’abandonner leurs chiens s’ils veulent être acceptés dans les structures d’hébergement d’urgence. Pour la plupart, cette séparation est insupportable, tant le lien qui les unit à leur animal est fort. Beaucoup préfèrent alors rester dehors, même par grand froid, car ce compagnon d’infortune constitue bien souvent leur dernier lien avec la société, et leur seul soutien. Depuis près de 18 ans, la péniche « Le Fleuron » amarrée sur les bords de Seine dans le 15ème arrondissement de Paris, accueille chaque jour ces « passagers ». Un lieu unique dans la capitale, au service des plus démunis et de leurs animaux en période de grand froid. Pour Reha HUTIN, Présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis, « un peu de place et de bonne volonté, c'est tout ce qu'il fallait pour accueillir ensemble des sans-abri et leurs chiens. S'organiser : c'était le seul effort à faire pour ne pas laisser ni l’homme, ni l’animal mourir de froid dans la rue. » Selon elle, « la réussite hors du commun du Fleuron laisse espérer que de nouveaux centres d'hébergement dignes de ce nom verront enfin le jour rapidement partout en France ».
Les Sans Domicile Fixe (SDF) sont souvent accompagnés d’un ou plusieurs chiens, source de réconfort pour eux mais source de problèmes en ce qui concerne leur hébergement d’urgenceIl faut savoir qu'aujourd'hui un SDF est obligé de laisser son compagnon à 4 pattes pour bénéficier d'une nuit au chaud, d'un repas, ou même d'une douche. En effet, il n'existe que très peu de centres d'hébergement d'urgence qui acceptent les animaux. Le SDF est contraint d'abandonner son chien pour profiter d’un minimum de confort. Pour la plupart d'entre eux, cette séparation est impossible car le lien qui les unit est trop fort. Ils le disent tous, ils préfèrent rester dehors plutôt que d’abandonner leur chien, même en plein hiver.

En témoigne par exemple Farid qui a vécu plusieurs semaines dans la rue, sans réussir à trouver un lieu où dormir « à cause de son chien ». Ses propos sont clairs mais aussi très durs : « Je préférerais mourir de froid, plutôt que d'abandonner mon chien
Le chien représente beaucoup aux yeux d'un SDF : il est d’abord un lien social, un moyen de défense contre la dureté de la vie dans la rue, une source de chaleur dans la nuit, une responsabilité, et surtout quelqu’un sur qui il pourra toujours compter !
Des solutions pour des SDF accompagnés de leur chien...À 
Marseille : Un centre d'urgence accueille les SDF avec leurs animaux, depuis janvier 2017...Les autorités ont décidé de réagir car « personne ne doit être dehors par ce temps », insiste Yves Rousset, le préfet délégué pour l’égalité des chances. La Maison des Solidarités, fermée depuis un an, a rouvert ses portes pour accueillir une cinquantaine de SDF. "Ici, on pourra héberger le maître et l’animal dans des chambres de deux ou trois personnes", explique Xavier Bonnard. Le président de la SPA de Marseille ajoute qu’il « y aura à manger pour les animaux » alors que huit personnes de la Croix-Rouge seront présentes auprès des sans-abri. Les animaux, que ce soit des chiens, des chats ou encore des oiseaux, seront chouchoutés puisque tous les soirs, il y aura un vétérinaire sur place. Un vrai plus pour René Giancarli car « il va pouvoir faire un check-up des bêtes. Voir s’il n’y a pas de maltraitances, remettre à jour les vaccins ». Car si les chiens souffrent très peu du froid, ils peuvent avoir d’autres séquelles de leur vie dans la rue. À Nantes, les Restos du Cœur ont ouvert un centre. Si les sans abris refusent bien souvent d’aller dans un centre, cela est encore plus probant lorsqu’ils possèdent un chien. Hors de question pour eux de s’en séparer. Un lien fort les unit à leurs compagnons. De même, les transports en commun refusant bien souvent les chiens, cela constitue pour ces personnes une difficulté à se déplacer. La célèbre Association caritative a en effet inauguré à Nantes (Loire-Atlantique) le premier centre d'accueil pour sans-abri ou sans domicile fixe (SDF) qui admet les chiens. C’est un ancien bâtiment de la SNCF, au 37 de rue de la Pâture,  qui a été transformé grâce au travail de bénévoles de l’association afin que tout soit fin prêt au moment de cette nouvelle campagne d’hiver. Une trentaine de chambres individuelles sont réparties sur deux ailes parmi lesquelles dix sont réservées aux maîtres et leurs chiens. Ouvert dès 16h00 en période hivernale, ce centre sera ouvert toute l'année.
U
n centre d'accueil pour des SDF et leurs chiens a ouvert à Reims fin 2014. La fondation IFAW (Fond international pour la protection des animaux) a mûri ce projet depuis quatre années, parce qu'elle est convaincue que les liens entre l'animal et son maître sont encore plus forts dans la rue. 
Ce centre d'accueil et d'initiative pour la réinsertion du maître et de son chien (le CAIR) permet donc aux SDF d'y laisser leur animal de compagnie. 
Le CHRS Don Bosco d'Odos à 3kms de Tarbes gère l'hébergement d'urgence. La présidente et la directrice de Don Bosco, Corinne Larmitou précise que depuis le 31 octobre 2018, le centre d'hébergement propose 10 places d'abri de nuit pour les SDF accompagnés de leur chien. «Jusque-là, aucune structure ne le proposait et les SDF refusaient l'abri de nuit pour ne pas laisser leur chien», souligne Corine Larmitou. Cette structure d'accueil et d'hébergement d'urgence gère le repas du soir, la nuit au chaud et le petit déjeuner. D'autres associations, à Tarbes, comme la halte Saint-Vincent, assure un accueil pendant la journée.

     

    Rechercher

  •  
  •