A C T U A L I T E S
  01-12-2018  LE MOUVEMENT des GILETS JAUNES se poursuit ce samedi 01 décembre 2018 à Paris et dans tout le pays en Province...Acte IV le samedi 08 décembre...Acte V samedi 15 décembre...

                                                                                                                                                                          
                            Une manif des Gilets Jaunes à Annecy (Haute-Savoie) 24 et 25 novembre  2018 ©
                                                             Grégory 
 YETCHMENIZA/MaxPPP
       

Depuis le samedi 17 novembre, la cote de popularité des "gilets jaunes" ne faiblit pas. Selon un sondage publié par France Info et Le Figaro, une large majorité de Français trouve que le mouvement de colère est "justifié". 
Alors que la mobilisation bat son plein et que plus de mille actions ont été recensées le samedi 17 novembre à travers tout le pays, les "gilets jaunes" obtiennent la sympathie d'une vaste majorité de Français. Selon une étude Odoxa-Dentsu consulting publiée vendredi 16 novembre, veille de la journée d'action, 74% des citoyens estiment que ce mouvement est "justifié" et 46% pensent même qu'il est "tout à fait justifié". C'est quasiment autant qu'il y a deux semaines, lorsque 78% des sondés disaient comprendre la grogne des "gilets jaunes".
Le mouvement est particulièrement bien perçu chez les habitants de zones rurales ou péri-urbaines, qui prennent leur voiture quasiment tous les jours, et chez les jeunes actifs appartenant aux catégories populaires, précise l'enquête. Dans le détail, 33% des Français qui jugent la grogne "très justifiée" prévoyaient de descendre eux-mêmes dans la rue, pour participer à des blocages ou simplement pour arborer un gilet jaune en signe de soutien aux manifestants.
Bien que l'exécutif ait tenté d'éteindre l'incendie en amont, les interventions du gouvernent n'ont pas suffi à calmer la colère des "gilets jaunes" et des Français en général. L'enquête Odoxa indique que 68% des personnes sondées ont jugé le président de la République Emmanuel Macron "plutôt pas convaincant" lors de son intervention télévisée mercredi 14 novembre, sur TF1.

Ce mouvement des GILETS JAUNES est le symbôle de la mobilisation contre la hausse des taxes sur les carburants. Il ne décolère pas, et maintient ses revendications
outre le 
poids des taxes et la hausse des prix des carburants, retraite, commerce, impôt, indemnités des élus, fin du quinquennat, démocratie participative, politique migratoire, taxe sur le kérosène... 
La très large majorité de ces Gilets Jaunes reste pacifique, calme, pondérée, et ne cherche en aucune manière la guéguerre que ce soit à Paris ou en province. Au contraire, des éléments et des individus plutôt violents, se sont infiltrés, ont enfilé des gilets jaunes, pour se mêler aux manifestants pacifistes et étaient bien déterminés à en "découdre" avec les forces de l'o
rdre de la Police et de la Gendarmerie, qui assurent le maintien de l'ordre, la protection et la sécurité de la République et des citoyens. 
Parmi ces casseurs extrêmement violents de plus en plus nombreux, ces violents, ces pilleurs, des éléments incontrôlés d'extrême-gauche ou d'extrême-droite, des anarchistes, des voyous et des loubards de banlieux, des provinciaux, s'immisçant purement et simplement dans les Gilets Jaunes. Tout ce monde n'ayant plus rien à voir avec le GILETS JAUNES ! 
Spontané, protéiforme et non encadré, le mouvement des "gilets  jaunes" est né du mécontentement face à la hausse des taxes sur le prix des carburants. Barrages, blocages, opérations coup de poing : depuis le 17 novembre, ils sont mobilisés dans toute la France.
Pas de leader, mais de nombreux visages dans les médias. Des revendications à géométrie variable, qui concernent non seulement le prix des carburants, mais aussi les péages, les contrôles techniques et toutes les récentes mesures défavorables aux automobilistes, parfois même la CSG , les retraites et l'éducation. La mobilisation a encore repris, et pendant ce temps, Emmanuel Macron est actuellement en visite officielle en Argentine, pour assister au G20 qui débute ce vendredi dans la capitale Buenos Aires. Ironie du sort, il a été accueilli par un employé de l'aéroport arborant un gilet jaune, mais qui a dû faire rire jaune le Président.
Un Président qui n'entend pas l'immense cri de colère d'une grande majorité de Français...

Mais le bilan de ces deux samedi restera une anecdote bien noire et très sombre dans l'Histoire de France. 
Des images terrifiantes, vues et retransmises par des chaînes d'information en continu qu'on n'aimerait ne plus jamais voir ! 
Des évènements gravissimes, déplorables, inadmissibles, lamentables, qui révoltent et qui donnent la nausée, rappelant par moments ce que nous avions vécu en mai 1968 !
Quelle image écornée pour notre pays aux yeux des États de l'Union Européenne ou du monde entier ! Un sentiment de honte pour notre pays, et que doivent ressentir aujourd'hui des millions de Français !
Les Champs-Élysées, la plus belle Avenue de France devenue théâtre de violences, de nombreuses et graves dégradations, d'incendies, de casse, de vandalisme, de pillages, boutiques vandalisées et pillées, en bref, la désolation, le chaos. De véritables scènes de guérilla urbaine autour des Champs-Élysées. Même notre Monument de l'Arc-de-Triomphe, Place de l'Étoile, "taggé" , j'ai honte pour mon pays ! Quelle chienlit, aurait déclaré feu le Général de Gaulle !
Face à une situation exceptionnelle de violence extrême, d'une véritable insurrection, n'aurait-il pas fallu faire appel à une intervention exceptionnelle des Militaires, voire de la Garde Républicaine pour épauler les CRS, dans leur mission de sécurité publique et de maintien de l'ordre ?
Faut-il envisager d'instaurer un état d'urgence, face à l'état d'urgence, comme certains l'évoquent ?

"C'est le gouvernement qui laisse faire les casseurs systématiquement tous les samedi pour discréditer un mouvement populaire", a accusé Nicolas DUPONT-AIGNAN, président de Debout la France. « Le gouvernement met en scène chaque samedi des violences, alors qu'il suffirait d'empêcher les casseurs d'atteindre les Champs Elysées », a-t-il déclaré sur LCI, en réclamant la démission du ministre de l'Intérieur Christophe CASTANER, un « incapable » et un « manipulateurAlors que les violences se sont étendues à d'autres rues, Édouard PHILIPPE, le Premier Ministre, s'est dit particulièrement "choqué par la mise en cause de symbôles de la France" après avoir visionné les images de manifestants casqués et encagoulés entonnant la Marseillaise autour de la flamme du soldat inconnu, qui repose sous l'Arc de Triomphe.  Des dégradations plus importantes encore qu'il ne l'imaginait, puisque certains manifestants sont entrés dans le bâtiment : "L'intérieur a été dévasté", a assuré sur franceinfo Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux. Ses piliers ont très vite été tagués. Des manifestants se sont introduits à l'intérieur de l'Arc de triomphe, et jusqu'au toit du monument, d'où certains ont brandi des drapeaux tricolores. "Ils se sont livrés pendant près de deux heures à un saccage en règle de toutes les installations, de tous les outils de travail", a expliqué Philippe Bélaval. "Les œuvres d'art ont été endommagées, les dispositifs informatiques sont hors d'usage, les téléphones arrachés, la boutique a été pillée... détaille-t-il sur franceinfo. Tout un ensemble de déchets a été laissé partout."
On peut se poser tout de même des questions : pourquoi les forces de l'ordre n'ont pas pu empêcher quelques individus de rentrer dans l'Arc de TriomphePourquoi  les forces de l'ordre n'ont pas pu empêcher quelques casseurs de pénétrer à l'intérieur de l'Arc de Triomphe ? Que faisait le personnel de Vigipirate à l'Arc de Triomphe ? Où est donc passée la convention "les casseurs seront les payeurs" ? 
 

Sur Twitter Marine LE PEN, présidente du Rassemblement national, a déclaré : "Bravo aux #Gilets Jaunes qui ont fait rempart de leurs corps en chantant la Marseillaise pour protéger la flamme du soldat inconnu contre les casseurs. Vous êtes le peuple de France se dressant contre la racaille." 
Oui indubitablement, la "racaille", infiltrée parmi les gilets jaunes, s'était donnée rendez-vous aujourd'hui sur les Champs-Élysées à Paris. C'est l'ultra gauche qui a pris le dessus, les forces de l'ordre ciblées, caillassées, excédées, 
fatiguées, insultées, bientôt dépassées, tant les casseurs se sont déchaînés. Près de 3000 casseurs étaient aux abords de la Place de l'Étoile, selon le Ministère de l'Intérieur, et les dégâts sont considérables et pire que le samedi dernier. 
L'Arc de Triomphe a à son tour été la cible de certains débordements. Tags, fumigènes, assaut sur la tombe du soldat inconnu. Un monument national, sali par des graffitis honteux. On a même vu des manifestants investir la plate-forme de l'édifice, action inédite, les forces de l'ordre, étant visiblement débordées et dépassées, car le Monument est soumis au plan Vigipirate. (L'édifice a une hauteur d'environ 50 mètres et du haut de la terrasse panoramique, le regard embrasse tout Paris). L'Arc de Triomphe est, avec la Tour Eiffel, le monument le plus emblématique de Paris. Sa construction a débuté en 1806 sous les ordres de Napoléon.   
Toute l'opposition a reproché au Gouvernement de laisser pourrir la situation. 
Mais si la capitale Paris a beaucoup souffert, autour des Champs-Élysées, certaines villes de Province n'ont pas été épargnées pour autant, par la violence des casseurs.
 
À Bordeaux, Place Pey-Berland la manifestation a dégénéré. 
Plusieurs centaines de « Gilets Jaunes » se sont mobilisés ce samedi après-midi dans le centre-ville de Bordeaux. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre. Les Gilets Jaunes se sont rassemblés Place de la Bourse avant de prendre la direction de l'Hôtel de ville, le Palais Rohan. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants. Les CRS ont repoussé certains « Gilets Jaunes » en faisant usage de bombes lacrymogènes. Les forces de l’ordre ont également procédé à des tirs de flash ball. Certains manifestants ont tenté de s’introduire dans la mairie par une entrée annexe, mais ont été repoussés. Les pompiers ont recensé trois blessés dont un homme qui aurait reçu un tir de flash ball sur le crâne.
La situation était toujours très tendue à 18h30. Les manifestants ont allumé un feu devant la cathédrale Saint-AndréLes « Gilets Jaunes » se sont mobilisés par centaines ce samedi après-midi dans les rues de Bordeaux. Ils se sont rassemblés Place de la Bourse avant de prendre la direction de l’hôtel de ville. Des CRS étaient présents Place Pey Berland. La situation était toujours très tendue à 18h30. 
Des violences ont aussi éclaté à Toulouse (Haute-Garonne), Nantes (Loire-Atlantique) ou au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Dans la nuit, des "casseurs" ont incendié le péage de Narbonne Sud (Aude).


L
e soutien des Français au mouvement des Gilets Jaunes gagne sept points (84%) malgré les annonces d'Emmanuel Macron sur l'écologie, et aussi les infos de certains médias affirmant que le mouvement s'essouflait ou était en baisse, selon un sondage.
Le discours d'Emmanuel MACRON sur la transition écologique mardi n'a pas réussi à atténuer le soutien des Français aux "Gilets Jaunes", selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié mercredi 28 novembre. Bien au contraire, ils sont plus nombreux que jamais à soutenir le mouvement : 84% le trouvent "justifié", soit sept points de plus que la semaine dernière.
Les "gilets jaunes" sont toujours aussi soutenus par les sympathisants d’extrême gauche (90%), de la gauche traditionnelle (90% au PS), d'extrême droite (96%), de la droite traditionnelle (75%), mais aussi par un sympathisant LREM sur deux (50%). 
Diverses personnalités "People" soutiennent aussi le Mouvement des Gilets Jaunes... C'est le cas de Brigitte BARDOT, Patrick SÉBASTIEN, Pierre PERRET, Michel POLNAREFF, Geneviève de FONTENAY, Franck DUBOSC, Michel DRUCKER, Philippe LELLOUCHE, Arnaud DUCRET, Francis LALANNE et d'autres encore... À noter le revirement du comédien Franck DUBOSC qui a carrément retourner sa veste...en souhaitant mettre un terme à son soutien... 

19h39: Selon le Parisien, un fusil d’assaut 
HK G36 des forces de l’ordre a été dérobé par des casseurs en marge des manifestations. L’arme appartient à une compagnie de sécurisation et d’intervention. 
Celle-ci a été prise à partie près de la station Iéna, dans le XVIe arrondissement. Des casseurs semblent avoir profité de la confusion occasionnée pour voler le fusil. 

Un appel sur les ondes des forces de l’ordre a été lancé pour retrouver ce dernier.

Dès son retour de Buenos-Aires, le Président Emmanuel MACRON en compagnie du Ministre de l'Intérieur est venu constaté ce dimanche matin les dégâts autour de l'Arc de Triomphe et des Champs-Élysées. Il est venu se recueillir sur la tombe du Soldat Inconnu et ensuite il est allé saluer et remercier les forces de l'ordre et les Pompiers, mais il a essuyé des huées et des sifflets venant des gilets jaunes, Avenue Kléber, un quartier très touché par les dégâts énormes qu'il a subi. .
De retour du G20 en Argentine, il se rendra ensuite à l'Elysée où il a convoqué une réunion d'urgence le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et "les services compétents". Le bilan des violents affrontements de la journée samedi, en marge de la mobilisation des gilets jaunes, est très lourd. Sur le plan humain d'abord : 133 personnes ont été blessées dont 23 parmi les forces de l'ordre a indiqué dimanche la préfecture de police. Au total, 412 personnes ont été interpellées par la police dont 378 ont été placées en garde à vue, selon la Préfecture de Paris.
Emmanuel MACRON s'est rendu à la Préfecture du Puy-en-Velay qui a subi des dégâts considérables et même incendiée, et cela sous les huées, les sifflets et aussi des insultes.
Les sondages montrent depuis plusieurs semaines un soutien massif au mouvement des Gilets jaunes, opposés à l'origine à la hausse des taxes sur le carburant. Le mouvement se poursuit partout en France, et à Paris, des consultations sont menées par le Premier ministre Édouard Philippe pour trouver une issue à une crise devenue majeure.
Près de 90 % de Français estiment par ailleurs que le gouvernement n'a pas été « à la hauteur des événements ».
Il existe un climat de tension intense mais les appels au calme se multiplient. Des gilets jaunes modérés pacifiques, apolitiques, appellent au calme, à l'apaisement, à la responsabilité. Certains même renoncent  à aller à Paris, d'autres , très remontés, radicalisés, refusent.
La violence, la haine, l'irresponsabilité ça suffit ! Les gilets jaunes doivent maintenant montrer qu'ils aspirent à la paix et à la sérénité, et manifester dans le calme. Ils doivent montrer qu'ils ne sont pas des casseurs mais des pacifistes. 
L’aile dure des « gilets jaunes » maintient son appel à converger à Paris, samedi 8 décembre 2018. De nouvelles violences sont à craindre... Une décision regrettable puisque que l'exécutif a entendu cette fois les revendications des gilets jaunes, toutefois sans que toutes soient acceptées. Ce Mouvement des gilets est trop protéiforme, trop disparate, trop mal structuré, aussi il lui manque un leader, un "maillot jaune", qui puisse dialoguer ou négocier avec l'exécutif... 
Un sondage récent montre que 77 % de Français approuvent le Mouvement mais 1 Français sur 6 est inquiet de la situation... 
"Manifester est un droit, mais casser est un délit". Le Gouvernement  a diffusé un clip sur le droit de manifester sans casser !

Si les exactions ont été un peu moins graves dans la capitale, les incidents auront été nombreux, faisant 71 blessés. Des dégâts considérables ! Selon un bilan communiqué par la Préfecture de police de Paris, 920 personnes ont été interpellées à Paris. 619 ont été placées en garde à vue. On compte également 71 blessés, dont 7 parmi les forces de l'ordre (CRS et Gendarmes). Et en tout, environ 10 000 personnes ont manifesté, durant la journée, dans la capitale. Les commerçants et riverains autour des Champs-Élysées sont exaspérés, beaucoup s'inquiétant du manque à gagner, et de leur chiffre d'affaire, et de la désertification des touristes provinciaux ou étrangers...
La Province n'a pas été épargnée et certaines régions ou grandes villes ont subi des dégâts gravissimes , notamment Bordeaux. Des incidents graves aussi à Toulouse, Nantes, Lyon, Marseille, Saint-Étienne, Narbonne.
À l'heure du bilan, Il y aura eu au total 125 000 manifestants (chiffre du Ministère de l'Intérieur) à travers la pays. Les Bordelais, sidérés, n'ont jamais vu une telle violence dans les rues...La préfecture aurait dénombré près de 5000 manifestants, mais bien sûr parmi eux des casseurs, infiltrés et venus en découdre avec les forces de l'ordre, et vandaliser, le mobilier urbain, incendier des poubelles, (un fourgon a même été incendié), casser, briser des devantures, piller des magasins, vandaliser des banques. La boutique Informatique et de téléphonie "Apple store" a même été prise pour cible...casse, vandalisme, pillage... Alain JUPPÉ, Maire de Bordeaux est venu constater les dégâts , considérables. et a déclaré :
"Comme beaucoup de nos concitoyens, je suis indigné et d'une certaine manière bouleversé par ce qui s'est passé, hier soir à Bordeaux, dont j'ai souvent vanté l'esprit de modération. Et hier soir, malheureusement, il n'était pas à l'oeuvre..."

89 000 membres des forces de l'ordre mobilisés dont 8000 à Paris, appuyés, inédit, par 14 VBRG (véhicules blindés à roue de la Gendarmerie)
Près de 2000 interpellations. 975 gardes à vue dont plus de 900 à Paris.
179 blessés, 118 du côté des manifestants, et 17 du côté des forces de l'ordre,  des chiffres inférieurs à ceux du samedi 1er décembre dernier.

Pour le samedi 15 décembre on nous parle d'Acte V, mais tout de même, nous ne sommes pas au théâtre ni à un divertissement, pour assister à une pièce de théâtre ! Le mouvement des Gilets jaunes devrait maintenant cesser, et ce sont pratiquement tous les groupes politiques qui appellent à l'apaisement, à la responsabilité, et à souhaiter cesser les manifestations à Paris, des manifestations qui ont complètement dégénéré. La représentante de Gilets Jaunes Jacline MOURAUD, du Morbihan, plus modérée, invite ses concitoyens à ne pas participer aux manifestations dans la capitale. Même si les Gilets jaunes attendent de la part du Président et du Gouvernement des concessions, ils sont maintenant plus partagés et divisés. Ils ont dit "stop": Laurent WAUQUIEZ (LR), Marine LE PEN (RN), Valérie RABAULT (PS), Laurent BERGER (CFDT) ...
Quant à 
Nicolas DUPONT-AIGNAN, le Président de Debout la France, il a accusé ce jeudi le gouvernement d'"instrumentaliser" l'attentat de Strasbourg pour "essayer de faire taire" les "gilets jaunes", qu'il a appelés à "rester" manifester en province ce samedi. "J'ai toujours dit aux gilets jaunes, avant même l'attentat : évitez les manifestations à Paris, restez dans vos mobilisations de province calmes, pacifiques", a rappelé Nicolas Dupont-Aignan sur LCI. Mais la crise des "gilets jaunes" et l'attentat de Strasbourg n'ont "aucun rapport" et "je n'instrumentaliserai pas, comme le gouvernement, cet horrible attentat pour essayer de faire taire un peuple qui n'en peut plus de la manière dont il est gouverné et saigné".
Ils ont dit "il faut continuer" : Jean-Luc MÉLENCHON (LFI), Éric COQUEREL (LFI), Fabien ROUSSEL (PCF).
De Tours à Marseille en passant par Calais, de nombreux gilets jaunes expriment leur solidarité avec les victimes de Strasbourg mais restent déterminés à faire entendre leur colère, dans la rue ou autour de ronds-points, après les mesures annoncées lundi soir par le chef de l'Etat, lesquelles ne les ont pas convaincus.

Les associations des maires ruraux et des petites villes de France demandent à leurs élus d’ouvrir leurs mairies samedi 15 décembre 2018, jour de mobilisation annoncée des Gilets Jaunes, pour permettre aux citoyens d’exprimer leur colère et leurs revendications.
Contre "la surdité" de ceux qui gouvernent, les maires veulent "permettre à chacun de nos concitoyens d’exprimer verbalement leur colère", écrivent l’Association des maires ruraux (AMRF) et l’Association des petites villes de France (APVF) dans un communiqué commun.
Les 
Français sont de plus en plus nombreux, même parmi les sympathisants, à espérer un retour à la normale, et ainsi retourner au calme et à l'apaisement... 
Le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) sinon rien ? C’est le mot d’ordre des gilets jaunes ce samedi, porter haut la revendication de lancer un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC)

À Bordeaux, la place Pey-Berland sera une nouvelle fois particulièrement surveillée.
Si la plupart des commerces sont ouverts, un appel à fermer boutique sera lancé en fonction de l’évolution de la situation.
Alain JUPPÉ déplore ce samedi que les « gilets jaunes » n’aient pas pu désigner de porte-parole en vue de déclarer officiellement une manifestation en préfecture. Il a appelé ce matin à ce qu'ils manifestent pacifiquement...À Bordeaux, où de nombreux services et établissements culturels publics sont fermés ce samedi, le maire de Bordeaux Alain Juppé a appellé les gilets jaunes qui souhaitent manifester à «se séparer des casseurs»
Ce samedi midi, Alain JUPPÉ et le préfet Didier LALLEMENT ont inspecté le dispositif place Pey-Berland, devant la mairie, où deux blindés notamment ont été positionnés. « Nous invitons les manifestants à ne pas venir ici, ne pas venir se heurter à un dispositif qui est défensif pour l’institution républicaine qui est la mairie » a insisté le préfet.
"
J’appelle solennellement les Gilets Jaunes qui ont maintenu leur consigne de manifester dans les rues de Bordeaux à défiler pacifiquement et à se séparer des casseurs et des voleurs qui ont dévasté la ville samedi dernier". Alain Juppé (@alainjuppe) 15 décembre 2018

Un cahier de doléances a été mis en place dans les MAIRIES des petites communes de moins de 3500 habitants depuis le 8 décembre 2018.
Des maires proposent aux citoyens de collecter leur colère et leurs revendications sur des registresC’est une initiative qui semble se généraliser. 
Dans le même temps, les associations des maires ruraux et des petites villes de France, qui regroupent environ 11 000 maires, ont demandé à leurs élus d’ouvrir leurs mairies samedi pour permettre à leurs « concitoyens d’exprimer verbalement leur colère ». Une synthèse départementale des « doléances et propositions » devrait être ensuite diffusée « au gouvernement, au Parlement et aux médias ».

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