A C T U A L I T E S
  22-12-2018  La lutte contre les DÉCHARGES SAUVAGES en FRANCE
Des débris de chantier, des gravats ou encore des pneus s’entassent régulièrement en toute impunité dans les villes et les campagnes françaises. Ces déchetteries illégales à ciel ouvert polluent les sols et empoisonnent la vie de milliers d’habitants. Fort heureusement, des Associations, des Mairies, des élus et des citoyens se mobilisent contre ce fléau.
Ces décharges sauvages sont un véritable fléau ! Un fléau qui touche la France entière et ses régions...

Évidemment la forêt reste un lieu privilégié et de prédilection pour le quidam qui va déverser impunément ses ordures, ses gravats ou autres encombrants dans la nature.
Ces incivilités se multiplient en France, ce qui est absolument scandaleux et inadmissible
En France, on estime à plus de 80 000 tonnes, la quantité de déchets jetés chaque année dans des décharges sauvages en pleine nature. La France compterait 8 500 décharges sauvages. Parmi elles, celle de Dollemard, tout près du Havre. Pendant cinquante ans, des camions sont venus y déverser leurs bennes à flanc de falaise. Au total, 3 millions de mètres cubes de déchets sont ainsi venus se greffer dans la roche et menacent désormais de se déverser dans la Manche. La dépollution du site, très difficile d’accès, va faire l’objet d’une étude largement financée par l’État.

Pour éviter d’être verbalisés, certains automobilistes n’hésitent pas à s’enfoncer loin sur les chemins forestiers pour déverser leurs déchets encombrants et parfois toxiques. Une situation devenue intolérable pour les agents de préservation de la forêt. Pour lutter contre ce fléau, des appareils photo automatiques, utilisés habituellement par les chasseurs, ont été installés dans plusieurs départements pour capturer, de jour comme de nuit, les faits et gestes des pollueurs. 
C’est le cas dans le Massif de Haye, en Meurthe-et-Moselle : « C’est une mesure avant tout dissuasive. Ces pièges photographiques sont fixés aux arbres et se déclenchent au moindre mouvement. Nous les changeons régulièrement de place dans les zones où sont régulièrement déposés de l’amiante, du plâtre et d’autres produits dangereux », explique Philippe Pernodet, responsable de l’Office national des forêts du Grand Nancy. Les agents forestiers sont ensuite chargés de visionner les images pour tenter de relever les plaques d’immatriculation des automobilistes. Les particuliers risquent jusqu’à 1 500 euros d’amende. Les professionnels pris sur le fait sont encore plus lourdement sanctionnés. Ils s’exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 75 000 euros et à la confiscation de leur véhicule.
 
Voulons nous une Planète polluée, défigurée, devenant poubelle ou dépotoir, de multiples déchets au milieu de magnifiques paysages, ou au contraire des forêts propres, entretenues, protégées, où il fait bon vivre, se promener, respirer à pleins poumons, s'oxygéner comme nulle part ailleurs ?
Quel spectacle affligeant, désolant, déplorable que ces déchets abandonnés ça et là en pleine nature !
Il est vrai que le premier producteur de déchets, c'est l'homme !

Qui sont donc ces pollueurs ?
Des particuliers, des professionnels, des artisans, tous inconscients, irresponsables, peu scrupuleux. Et par le passé, des collectivités ou des communes qui déversaient carrément des ordures ménagères, les déchèteries n'existant pas encore... et qui, aujourd'hui, se sont fort heureusement multipliées, permettant se sauver la nature et l'environnement.
Mais autrefois, le tri, le recyclage, le ramassage et la collecte des OM n'existaient évidemment pas. Un confort, une commodité, que n'ont pas connu nos ancêtres.

Dans notre territoire il y eut l'exemple d'une impressionnante décharge de pneumatiques à Cérons, au lieu dit Saint-Cricq, en août 2009, une décharge sauvage définitivement supprimée par la Municipalité. Il est à signaler que la France s'est débarrassée de ses décharges sauvages de pneus depuis une dizaine d'année ! 
Le cas aussi chez des particuliers sur la commune de Preignac (Les Roullet) qui découvrirent par hasard une ancienne décharge sur une partie de leur terrain qu'ils achetèrent, afin d'agrandir leur propriété. Une parcelle qui était autrefois une gravière, servant illégalement de détritus et de dépotoir (des ordures ménagères enfouies sur plus de 1,50 à 3 mètres.)
Mais, selon Sud Ouest,
 il n’y en a pas qu’à Preignac. « Il s’agit d’un vaste sujet en Gironde. Longtemps, rien n’a bougé. Il a fallu par exemple attendre près de dix ans pour que des travaux de réhabilitation soient engagés sur l’ancienne décharge d’Audenge. En Gironde, 148 sites ont été recensés, dont 98 décharges non autorisées. La plupart de ces sites ont été en fonctionnement entre les années 1960 et le milieu des années 1990. « 123 des 148 sites étaient gérés par une collectivité. Il s’agissait souvent de décharges communales », précise Didier Gatinel, responsable de l’unité girondine de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). 
Que sont devenus ces lieux de dépôt d’ordures ? « Sur les 98 non autorisés, 47 ont fait l’objet d’un acte administratif, c’est-à-dire qu’un arrêté de prescription de travaux a été délivré par les services de l’État. 25 sont en attente de compléments d’études pour que nous puissions prescrire des travaux. Enfin, 26 sont en attente d’un premier diagnostic. Concernant les 50 décharges autorisées, un arrêté de travaux a été pris pour 27 d’entre elles ; 17 sont en attente de compléments d’études et 6 d’un premier diagnostic », répond Didier Gatinel qui affirme que « les sites les plus problématiques ont été traités en priorité », citant l’ancienne décharge Veolia de Saint-Loubès.
C'était le cas également d'autres communes de Gironde comme Cabanac-et-Villagrains, Captieux, Capian, Carcans, 
Cestas... Notre commune connut sa propre décharge communale, une ancienne gravière servant de dépôts d'ordures ménagères, qui fut par la suite supprimée par décision municipale car illégale, et où fut construit d'ailleurs notre Salle des Fêtes.

Mais il y a encore plus grave, c'est l'existence de décharges sauvages d'amiante, un matériau extrêmement dangereux, toxique, et surtout cancérigène. L’amiante tue chaque année plusieurs milliers de personnes en France. Comme le relate l'excellent reportage de la chaîne de tv France Info...
Il y aurait près d'une trentaine  de décharges sauvages d'amiante en France.


C'est le cas à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Saint-Maixent-sur-Vie (Vendée), Fontaine-Chaalis (Oise), Bonnétable (Sarthe), Limours-en-Hurepoix (Essonne), Vinça (Pyrénées-Orientales), Lyon (Rhône), Saint-Sauveur (Haute-Garonne), Bédarrides (Vaucluse), Beuvange-sous-Saint-Michel (Moselle)... Et la liste ne s'arrête pas là. 
Bien qu’interdit en France depuis 1996, ce minéral ne cesse de revenir à la « une » de l’actualité, tant dans l’Hexagone que dans de nombreux autres pays. Encore aujourd’hui, en effet, d’innombrables produits d’importation circulent, alors qu’ils contiennent des fibres d’amiante. Jouets pour enfants, aliments, boissons (et même le vin français !), matériaux de construction (20 millions de tonnes d’amiante sont encore disséminées dans les bâtiments)… De fait, près de 4.000 personnes meurent chaque année des suites d’une trop longue exposition. Et pourtant, bien que manifestations, procédures, instructions, condamnations se succèdent, son commerce se poursuit sur tous les continents. Et les nouvelles plaintes ont beau s’entasser sur le bureau des juges, la justice française peine à s’émanciper des pressions gouvernementales.
À lire sans hésitation "
Le livre noir de l’amiante", de Roger Lenglet, éditions l’Archipel, novembre 2018.

L'amiante, qu'est-ce que c'est ? Découvrons de quoi il s'agit, avec le journal Le figaro...Et quels sont les dangers de l'amiante , avec la "Ligue contre le cancer"...
L’amiante ou « asbeste » en ancien français, est un terme désignant certains minéraux à texture fibreuse utilisés dans l’industrie. Ce sont des silicates magnésiens ou calciques ayant des propriétés réfractaires. Les diverses catégories d’amiante correspondent à plusieurs espèces minérales : Wikipédia
Sa formule brute chimique est : Mg3Si2O5(OH)4 (chrysotile).
En France, interdit depuis 1997, l'amiante reste en 2010 un risque important pour diverses professions selon l'INRS : « Les maladies liées à l'amiante représentent aujourd’hui la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail (hors accidents du travail) ».
En France, plusieurs tronçons routiers contenant de l'amiante ont été identifiés. Dans le nord de la France, on a détecté de l'amiante dans l'enrobé de la rocade minière (liée à « l'autoroute A21) ou dans celui de l'autoroute A75 dans le Puy-de-Dôme. (Wikipedia)
Le retrait de ces enrobés est soumis à des normes très strictes et son coût est beaucoup plus élevé que celui d'un enrobé « classique ». Il faut notamment utiliser des engins spécifiques travaillant sous projection d’eau disposant de carters de protection et de cabines pressurisées. (Wikipedia).

Toutes les variétés d'amiante sont cancérigènes selon l'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM) en 1996. Le chrysotile et le crocidolite sont clairement identifiés comme la cause de pathologies mortelles.
Les caractéristiques physico-chimiques de l'amiante, associées à une capacité à se fractionner en particules microscopiques pour atteindre les alvéoles pulmonaires, et même migrer jusqu’à la plèvre, font que l’inhalation importante de particules d’amiante est dangereuse. La réglementation fixe qu'un travailleur ne doit pas inhaler plus de 0,1 fibre par centimètre cube sur une heure, mais le rapport INSERM 2006 sur l’amiante a établi que : « Il n'y a pas de limite sous laquelle on peut considérer que l'amiante n'est pas cancérogène ». (Wikipedia)

Les pathologies peuvent se déclarer jusqu’à plus de cinquante ans après les premières expositions aux fibres d’amiante. Ce caractère relativement tardif explique aussi le retard dans la prise en compte des dangers de l'amiante : les victimes sont souvent assez âgées. Environ 125 millions de personnes sont exposées à l’amiante professionnellement dans le monde, et 90 000 en meurent chaque année. Dès les années 1980, on constate que les personnes ayant beaucoup de fibres d’amiante dans les poumons en ont aussi dans d’autres organes où ils sont parfois aussi source de cancers. (Wikipedia). 
L’asbestose et toutes les autres maladies qui en découlent seraient principalement dues à une inflammation chronique du poumon, avec accumulation de macrophages ayant phagocyté des fibres d'amiante.
Les cancers broncho-pulmonaires représentent la première cause de mortalité des sujets ayant été exposés à l’amiante. Le temps de latence entre la première exposition et le développement de la maladie dépasse en général vingt ans. Aucune particularité clinique ou radiologique ne les distingue des cancers broncho-pulmonaires d’autres origines et leur développement est indépendant d’une fibrose pulmonaire. Le risque d’atteinte tumorale est majoré par l’exposition à d’autres agents cancérogènes, le tabac, mais aussi des produits cancérogènes que l'on peut retrouver dans le milieu de travail. Pour un risque égal à 1, associé à une personne non exposée à l’amiante et ne fumant pas, ce risque est multiplié par cinq pour une exposition à l’amiante, par dix pour un fumeur et par cinquante pour un fumeur exposé à l’amiante. Il existe une relation dose/effet entre l’intensité de l’exposition à l’amiante et le risque de cancer bronchique, sans qu’il soit possible de proposer de valeur seuil. En l’état actuel des évaluations épidémiologiques, on estime entre 1 800 et 4 000 l’incidence annuelle de cancers broncho-pulmonaires attribuables à l’amiante.

Selon un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) paru en août 2014, « l'estimation du nombre de décès attendus entre 2009 et 2050 par cancers du poumon liés à l'exposition à l'amiante à venir serait de l'ordre de 50 000 à 75 000, auxquels s'ajoutent de 18 000 à 25 000 cancers dus au mésothéliome(cancer de la plèvre ou du péritoine), sans compter d'autres cancers tels que ceux du larynx ou des ovaires pour lesquels la responsabilité de l'amiante a été confirmée. » Ce rapport propose que le plafond de cinq fibres d'amiante par litre d'air passe à deux fibres d'ici 2020. 
Les études épidémiologiques démontrent une augmentation significative des cancers digestifs, en particulier colorectaux, avec le niveau d'exposition à l'amiante. (Wikipedia)

L'amiante est un matériau hautement toxique. Aussi, lorsque ses fibres en suspension dans l'air sont inhalées, elles peuvent provoquer des pathologies respiratoires. Ses effets délétères sont liés à leur caractère indestructible et à leur dépôt dans le tissu pulmonaire qui précède leur migration vers l'enveloppe du poumon (la plèvre et le péritoine). [www.doctissimo.fr

Que vous soyez particuliers ou professionnels, si vous avez la mauvaise idée de jeter vos déchets en forêt, vous risquez de le payer au prix fort : jusqu'à 75 000 €.

La loi est pourtant bien claire et très sévère sur le sujet :« Vous risquez 75 € d’amende si vous jetez une simple poubelle, 1 500 € en cas de dépôt depuis un véhicule et s’il s’agit de déchets professionnels, cela peut atteindre 75 000 € d’amende et une peine de 2 ans de prison. Il est très rare que les pollueurs se fassent prendre, mais cela pourrait changer, car les municipalités font appel à des détectives qui remontent la filière des déchets.

L’ONF dote même les arbres de caméras très discrètes pour qu’enfin les pollueurs soient les payeurs. »
Sur ces trois dernières années, l’Office national des forêts (ONF) a vu une multiplication des dépôts sauvages. Chaque dépôt constaté par les agents forestiers, lors des tournées de surveillance ou au quotidien dans le cadre de son activité, fait l’objet d’une plainte.
Les dépôts sauvages constatés peuvent être de toute nature : ordures ménagères, vieux objets, déchets de tonte ou de taille, et même des déchets d’amiante.
Dans le cas présent il s’agissait de branchage et palettes, cartons d’emballage, ordures ménagères, matériaux de construction et gravats, ainsi que divers objets en plastique usagés.
L’Office national des forêts rappelle que le dépôt de déchets en forêts est strictement interdit, pour des raisons évidentes liées à la protection de la nature et à la sécurité publique.
Le dépôt de déchets en forêt constitue une infraction à la loi et les contrevenants s’exposent à des sanctions au titre du Code forestier et du Code pénal, avec une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 € pour les particuliers et à 7 500 € pour les entreprises (personnes morales).
Une peine complémentaire telle que la confiscation du véhicule ou le retrait temporaire du permis de conduire, peut également être prononcée.
À cette peine d’amende, s’ajoutent les dommages et intérêts destinés à dédommager l’ONF du coût de l’enlèvement du dépôt.
Dans l’affaire présente, l’ONF, partie civile, demandait une amende pour le délit et un remboursement du préjudice subi (coût d’enlèvement des déchets).
Interrogé sur les moyens à la disposition d’une commune pour contraindre un particulier à procéder à l’enlèvement des déchets entreposés sur son terrain, le Ministre de l’Intérieur a rappelé qu’en vertu de l’article L. 541-3 du Code de l’environnement, le maire peut mettre en demeure le détenteur d’un déchet déposé de manière irrégulière, sur le domaine public ou sur un terrain privé, de prendre les mesures nécessaires pour que celui-ci soit enlevé.

Le département de l'Hérault (34) s’est doté de deux drones pour faire la chasse aux décharges sauvages, dans le but de préserver la biodiversité. Une première en France. Matériaux de chantiers, gravats, déchets textiles, vieux fauteuils, électroménagers … Les décharges sauvages fleurissent partout en France. Situées sur le bord de la route ou en pleine nature, elles menacent directement la biodiversité. Pour lutter contre ce fléau, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), dans l’Hérault, a annoncé s’être dotée de deux drones, afin de faciliter sa chasse contre les décharges sauvagesSi un tel acte est puni par la loi, il est très difficile pour les forces de l’ordre de prendre la personne en flagrant délit. Les drones doivent donc épauler les policiers, leur permettre de trouver plus rapidement des décharges difficiles d’accès et d’identifier les personnes jetant leurs déchets dans les zones concernées.

Que dit le code de l'environnement (
Article L541-2)? "Toute personne qui produit ou détient des déchets dans des conditions de nature à produire des effets nocifs sur le sol, la flore et la faune, à dégrader les sites ou les paysages, à polluer l'air ou les eaux, (…) à porter atteinte à la santé de l'homme et à l'environnement, est tenue d'en assurer ou d'en faire assurer l'élimination."

À 25kms de Paris se trouve l’une des plus grandes décharges sauvages de France. L’alerte a été lancée le 27 janvier par un riverain choqué, Alban BERNARD.
Des déchets s’étendent à perte de vue pour former ce que les habitants du coin ont nommé « la mer de déchets ». Verres, meubles, carrosseries de voitures, déchets électroniques, vêtements, appareils ménagers hors d’usage mais aussi papiers administratifs, avec plus de 7 000 m3 de déchets cartographiés par les habitants, cette mer de déchets est le triste reflet de notre consommation de matériaux au quotidien. Située sur une plaine entre les trois communes des Yvelines, Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine, les riverains estiment que la mer de déchets couvre 44 hectares. À Carrières-sous-Poissy, il faudra des mois pour dépolluer et nettoyer le site. Montant de la facture : au moins 3 millions d'euros. 

    ATTENTION à cette énorme arnaque et escroquerie, dénoncée par une
                                enquête FRANCE 2 ( France Info
: )


                  

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