A C T U A L I T E S
  18-01-2019  UN CAHIER DE DOLÉANCES et de PROPOSITIONS en MAIRIE, mis à la disposition des administrés et gentilés...

Dans le cadre du Grand Débat National qu’a souhaité le Président de la République et le gouvernement, la commune de Guillos vient d’ouvrir en Mairie un cahier de doléances et de propositions afin de recueillir l’ensemble des remarques émises par les Guillossaises et Guillossais...
Le gouvernement souhaite que les citoyens s’expriment sur quatre thèmes qui sont la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'État et des services publics. Cependant, chacun pourra s’exprimer librement sur toute question complémentaire. Ce registre est disponible en Mairie aux heures d’ouverture
La lettre du Président de la République est à la disposition de chacune et de chacun...

                                     


Les Maires ruraux profitent de leur proximité avec les habitants pour être des relais avec le gouvernement. Plus de 10 000 petites communes ont ainsi ouvert les portes de leur Mairie depuis samedi 8 décembre 2018.
Ces cahiers de doléances seront ensuite envoyés à l'Association des Maires ruraux de France pour être exploités et utilisés par le Gouvernement et en particulier pendant le Grand Débat, dès à présent mis en place...
Ces cahiers de doléances sont présents dans maintenant toutes les mairies de France pour faire entendre la voix des gilets jaunes au sommet de l’Etat… 
Ce sont en effet les Associations des maires ruraux et des petites villes de France qui ont proposé cette démarche au mois de décembre 2018.
De nombreuses mairies ont ouvert leurs portes pour permettre aux citoyens, Gilets jaunes ou pas, de venir s’exprimer.
L’objectif : que chacun, Gilet jaune ou non, puisse venir exprimer son ras-le-bol, ses craintes, ses attentes, ses désideratas… 
On y trouve les demandes habituelles sur le pouvoir d’achat et sur les impôts, à l’origine de la grogne des « gilets jaunes » : baisse des taxes, hausse du Smic, mettre en place un Référendum d'Initiative Citoyenne  
pour "faire entendre la voix des gens"(RIC).
En plus des taxes et des impôts, beaucoup viennent exprimer leur envie d’être davantage impliqués dans la vie politique. Via, par exemple, l’instauration de la proportionnelle à l’Assemblée nationale. « Ils veulent avoir le sentiment d’appartenir pleinement à la République et vivre leur citoyenneté à fond » Il y a aussi eu de nombreuses demandes spécifiques aux territoires ruraux, comme la suppression de la limitation de la vitesse à 80 km/h : "C’est quelque chose qui crispe les gens, ils ont le sentiment d’atteindre cette vitesse même sans appuyer sur l’accélérateur".
Le rétablissement de l'impôt sur la fortune est évoqué. Une "considération des droits des handicapés" ou une "taxation du Cac 40". La doléance principale concerne la justice fiscale. "Égalité devant l'impôt""luttez contre l'évasion fiscale""enlevez la CSG aux retraités". 
"Monsieur Macron, cessez de nous regarder de haut", écrit quelqu'un. Le train de vie de l'État se fait tacler : "Il faut baisser les salaires des ministres et du Président", propose un autre.  "La réduction du nombre de parlementaires, des privilèges" ou "ces fonctionnaires qui sont en décalage avec les réalités du terrain".
"La diminution du nombre de députés et de sénateurs, le retour de l'ISF, l'annulation de la hausse de la CSG ou encore plus de pouvoir d'achat" sont les plus mentionnés.  On réclame, en vrac, "la prise en compte du vote blanc" mais aussi "le vote obligatoire avec amende de 50 "en cas d'abstention.
L'instauration du RIC mais aussi l'arrêt du "racket des automobilistes" et le retour du "90 km/h sur les routes". Cet autre habitant réclame pour les "personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté le droit de vivre décemment et non plus survivre" ou la 
"baisse de la TVA sur les produits alimentaires".
Trois sujets ressortent : la "fin des privilèges des anciens présidents, premiers ministres""l'indexation des retraites" et l'augmentation "des dotations aux petites communes".  Parfois, on réclame comme partout la démission d'Emmanuel Macron, mais aussi de "lâcher un peu la grappe aux retraités".
On lit : "Il faudrait un salaire maximum qui ne doit pas dépasser 10 fois le salaire minimum". Certains préconisent, par ailleurs, "d'en finir avec le nucléaire et les pesticides". Parmi les propositions les plus radicales : "la suppression des banques ou du CAC 40". Revendication la plus cocasse (et locale): "la mise en place d'une poubelle canine à proximité du cabinet vétérinaire"...
L’interruption volontaire de grossesse (IVG), la peine de mort et le mariage pour tous ne seront pas discutés lors de ce grand débat, a prévenu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
"Avoir un projet au niveau de la Nation, ce n'est pas faire droit à toutes les demandes", a prévenu vendredi Emmanuel Macron, à l'ouverture d'une rencontre avec 600 maires d'Occitanie en marge du grand débat national qui doit permettre de clore la crise des "Gilets jaunes".

Les demandes des citoyens vont désormais être transmises au Président de la République, au Premier ministre ainsi qu'au Parlement. 
D'autres thèmes sont abordés : le pouvoir d’achat, le faible niveau de vie des retraités ou encore l’accès à la téléphonie mobile reviennent en effet de manière récurrente. Maryse et Régis, retraités à Fercé-sur-Sarthe, ont eux pointé du doigt la difficulté de faire une demande de carte grise. "Maintenant même pour une carte grise, on ne peut plus aller à la mairie, il faut tout faire par internet et il y a un tas de gens qui ne sont pas dans la capacité de le faire", explique Régis.

Le succès de cette opération "marque un tournant dans la vie démocratique", selon Vanik Berberian, Président de l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF). a a été l’occasion d’entendre des gens qu’on n'entend pas d’habitude. Le gouvernement, la majorité, vont devoir tenir compte de ce qu’il s’est passé. Il y a eu un avant et il y aura un après. Tous les responsables qu’ils soient politiques, économiques, associatifs ou autres vont devoir se mettre autour de la table et répondre à ces questions qui sont tout à fait légitimes", poursuit-il.

       
                                          


      

          

    Rechercher

  •  
  •