A C T U A L I T E S
  01-02-2019  VIGILANCE PESTE PORCINE AFRICAINE (PPA) : AVIS aux détenteurs de PORCS et de SANGLIERS

Maladie très contagieuse, la peste porcine africaine est non transmissible à l’homme mais menace porcs et sangliers.

Elle peut se transmettre entre animaux de proche en proche ou à longue distance via notamment le transport de denrées contaminées.
Déjà présente dans les Pays  Baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie), en Pologne, en République Tchèque, en Ukraine, en Russie, en Moldavie, en Roumanie et en Italie (Sardaigne), la France est pour l’instant indemne de ce fléau. Une campagne de sensibilisation, des mesures de prévention et de surveillance sont mises en place au niveau national afin d’écarter un maximum le danger, aux conséquences économiques désastreuses pour la filière porcine en particulier,  de notre territoire. 
Riche d'une faune porcine sauvage, le département de la Dordogne est concerné par le sujet. Il favorise donc le ramassage régulier des poubelles de bords de routes, notamment en lisière de forêt pour éviter la propagation de ce virus. De plus, il est demandé à chacun de veiller à ne pas laisser les déchets carnés en dehors des poubelles afin d’éviter une contamination de la faune sauvage par ingestion de restes de repas. 


Les autorités s’inquiètent de la progression de la peste porcine africaine en Europe et redoutent une apparition en Seine-Maritime. Le 13 septembre 2018, les autorités sanitaires belges ont confirmé deux cas de peste porcine africaine sur des sangliers sauvages retrouvés morts à une dizaine de kilomètres des Ardennes françaises.
Une « progression européenne » qui alarment la préfecture, la Chambre d’agriculture, la Fédération de la chasse et le Groupement de défense contre les maladies des animaux (GDMA) de Seine-Maritime. Ensemble, ils ont signé un appel à la « vigilance absolue », mercredi 17 octobre 2018.La Seine-Maritime est le deuxième département normand éleveur de porcs, après la Manche, avec près de 200 000 têtes et 92 élevages.« Lorsque la peste porcine africaine (PPA) s’installe sur un territoire, elle y demeure, induisant des effets néfastes, avec une forte mortalité des animaux sauvages et des impacts sanitaires sur les élevages », rappellent les co-signataires. La crainte des éleveurs porte sur l’abattage des bêtes qui pourrait résulter d’une détection de la maladie et également sur la fermeture potentielle de marchés à l’export.
Ainsi, si la PPA était détectée dans ce département, « la chasse y serait interdite et parallèlement l’économie de la filière porc durablement déstabilisée ». Par conséquent, les autorités demandent « de mettre en oeuvre instamment les mesures de préventions sanitaires », comme par exemple « d’éviter d’aller chasser en zone limitrophe de la zone contaminée, départements frontaliers des Ardennes, de la Meuse, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle« . 
La préfecture de Meurthe-et-Moselle a d’ailleurs mis en place dans tout le département une « zone d’observation renforcée (ZOR) dans un périmètre de 50 communes », notamment à la frontière belge.« Il est important de rappeler qu’il n’y a aucun cas chez nous, rassure Christophe Savoye, directeur du GDMA76. Il s’agit bien de mesures de prévention et de protection. Notre appel vise à souligner que les destins des chasseurs et des éleveurs de porcs sont liés. »
La peste porcine africaine est une maladie virale « identifiée en Afrique en 1910, indique Christophe Savoye. Elle est présente en Europe depuis une quinzaine d’années. Elle est entrée par la Géorgie pour arriver jusque dans les Pays baltes et se déplace vers l’ouest en suivant les activités humaines ». Cette maladie touche exclusivement les suidés (porcs et sangliers) et n’est en aucun cas transmissible à l’homme.


    


            


     
      
   

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