A C T U A L I T E S
  28-03-2019  UN ADDITIF COLORANT (E171) toxique et dangereux présent dans de nombreux produits d'hygiène et alimentaires


Dans une enquête inédite qu'Agir pour l'Environnement rend publique ce jeudi 28 mars 2019, l'association révèle que 2/3 des dentifrices vendus en France contiennent du dioxyde de titane, substance potentiellement cancérigène. La moitié des dentifrices pour enfants contient du dioxyde de titane.

Pire, saisi par Agir pour l'Environnement, un laboratoire a mis en évidence la présence de dioxyde de titane à l'échelle nanométrique dans le dentifrice pour enfants "Signal Kids goût fraise".

Alors que le dioxyde de titane (TiO2) colorant potentiellement à l’état nanoparticulaire, doit être prochainement interdit dans l’alimentation en raison des dangers qu’il présente pour la santé et l’environnement, Agir pour l’environnement publie les résultats de son enquête inédite concernant les dentifrices, produits d’hygiène parmi les plus utilisés. L’association a étudié 408 dentifrices dont 59 pour enfants, vendus en grandes surfaces, pharmacies, parapharmacies et magasins bio.

Ce dioxyde de titane est un pigment blanc, classé dans les colorants sous le code E171Il est utilisé non seulement dans l’alimentation mais aussi dans les cosmétiques (plus particulièrement dans les crèmes solaires), les produits d’hygiène, comme les dentifrices et les produits pharmaceutiques. 
Il est employé à doses infimes puisqu’il s’agit d’une nanoparticule, ou particule ultrafine. 
Les nanoparticules sont des éléments dont la taille se situe entre 1 et 100 nanomètres.
1 nanomètre est 1000 millions de fois plus petit qu’un mètre.
C’est infinitésimal, donc ça ne paraît pas dangereux. Or, ce dioxyde de titane n’est pas évacué par l’organisme. Il ne sait pas s’en débarrasser.
Des études ont montré que le dioxyde de titane avait un méchant pouvoir inflammatoire sur les poumons et le péritoine, cette membrane qui enveloppe tout notre appareil digestif. Et donc un effet potentiellement cancérigène. Il a d’ailleurs été classé ainsi en 2006 par le Centre international de recherche sur le cancer.
Alors, regardez bien l’étiquette avant d’acheter un produit et s’il y a du E171, mieux vaut vous dispenser d’acheter le produit. Examinez attentivement la composition et les ingrédients du produit...

Agir pour l'environnement, qui doit être reçue jeudi après-midi par le cabinet de Bruno Le Maire, demande « l'élargissement de l'arrêté de suspension du dioxyde de titane à tous les produits qui peuvent être totalement ou partiellement ingérés : dentifrices et médicaments (le TiO2 est présent dans les excipients de 4 000 médicaments) ».
L'association réclame aussi « une enquête de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pour vérifier si l'absence de la mention nano sur l'étiquetage des dentifrices est justifiée, ainsi que des sanctions dissuasives pour les fraudeurs ». Elle a mis en place un site dédié dentifrice.infoconso.org. 

Mais le ministre de l'Economie Bruno Le MAIRE avait refusé de signer l'arrêté de suspension, mettant en avant des "évaluations différentes" sur la dangerosité potentielle du produit. Il aurait ensuite fait machine arrière, selon des associations, et se serait engagé à suspendre cette substance à la mi-avril 2019.
Face aux critiques, certains industriels ont annoncé retirer le dioxyde de titane de leurs recettes ou magasins, comme Carambar and Co de ses Malabar ou encore Carrefour, Super U, Leclerc, Picard et William Saurin. Mais d'autres ont mis en avant des délais d'adaptation. Le groupe américain Mars a annoncé en décembre un investissement de 70 millions d'euros dans son usine alsacienne, principalement pour supprimer le dioxyde de titane de ses produits "d'ici mi-2020". Cette usine, qui fabrique 90% de la production européenne de M&M'S, commencera à produire ce bonbon sans E171 mi-2019, a précisé le groupe. Les cosmétiques (dentifrices, crèmes solaires...) et médicaments utilisant l'additif E171 (afin de blanchir et opacifier des substances) ne sont pas concernés par la loi.

                       


Un colorant présent dans 2/3 des dentifrices (271 sur 408, selon le magazine Le Point) , dans les bonbons pour enfants, dans les crèmes solaires, les cosmétiques, les peintures, des produits alimentaires, et même des médicaments (Dafalgan, Doliprane...), ce qui est paradoxal, un médicament étant sensé soigner une maladie ! Pire, plus de 4 000 médicaments contiendraient le colorant E171, selon Que Choisir.

               

Les dentifrices à privilégier et utiliser : Argiletz, Boiron, Desert Essence, Gamarde, Weleda, Oral b, Arthrodont, Parodontax, Gum...
Les dentifrices à rejeter : Bio Secure, Botot, Cattier, Clinomint, Colgate, Elmex, Elgydium, Fluocaril, Gifrer, Oral-B, Sensodyne, Gum Butler, Sanogyl...

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