A C T U A L I T E S
  17-04-2019  MINISTÈRE des SOLIDARITÉS et de la SANTÉ : Le petit-déjeuner bientôt distribué gratuitement à l'École Maternelle et Primaire...

Voilà une excellente mesure sociale gouvernementale qui va ravir les parents des jeunes écoliers, qui trop souvent négligent leur petit-déjeuner, chaque matin...
Le Gouvernement va lancer dans les prochains jours deux mesures du plan de lutte contre la pauvreté, la cantine à un euro, ainsi que des petits-déjeuners gratuits à l’école dans les quartiers en difficulté, annonce Christelle DUBOS, Secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Santé et des Solidarités, dans un entretien accordé au Journal de Dimanche (JDD).


La Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de la Santé, Christelle DUBOS, l'a annoncé ce dimanche 7 avril 2019. Des petits déjeuners gratuits vont être proposés à l'école dans les quartiers défavorisés, plus précisément les Écoles Maternelles et Primaires.
Ce dispositif sera testé dans huit académies à partir du 17 avril prochain, avant qu'il soit généralisé à l'ensemble du territoire en septembre. L'occasion de rappeler l'importance de ce repas pour les plus petits alors qu'on estime aujourd'hui qu'un enfant sur dix va à l'école le ventre vide.
 

C'est une mesure qui devrait figurer dans le plan pauvreté et qui a été présentée ce jeudi 5 avril 2019 par Emmanuel MACRON. 
Elle s'appliquerait dans un premier temps dans les zones défavorisées.
Le député de l'Isère, Olivier VÉRAN (LREM), a remis ce jeudi une proposition à la Ministre de la Santé, Agnès BUZYN, pour lutter contre la pauvreté.
Il souhaite offrir chaque matin à tous les élèves de classes primaires et maternelles, situées dans des zones d'éducation prioritaire (Rep et Rep+), des petits-déjeuners.
"Quand ils arrivent le ventre vide, vers 10h, il y a de l'anxiété, de l'agitation et des troubles de l'apprentissage", a détaillé le parlementaire ce jeudi sur RMC.
Olivier Véran s'appuie sur l'expérience menée au Royaume-Uni : les élèves britanniques bénéficiant d'un petit-déjeuner gratuit auraient rapidement amélioré leur niveau en mathématiques, en écriture et en lecture.Le coût, estimé à 10 millions d'euros par an, serait pris en charge par une dotation de l'État, explique Olivier Véran dans son rapport.
L'inspecteur général de l'Éducation nationale Jean-Paul Delahaye dans un rapport sur la pauvreté en 2015 avait estimé que : "13 % de ces enfants ne prennent jamais de petit-déjeuner avant de partir à l'école." 
En effet, des études ont montré que de nombreux enfants ne mangent pas ou peu le matin, et qu’un bon petit-déjeuner augmente les performances scolaires.

La cantine à un euro, lancée d’ici à fin avril avec Jean-Michel BLANQUER, le Ministre de l’Éducation nationale, précise-t-elle, devrait concerner "jusqu’à 10 000 communes" et celles qui s’engageront dans ce dispositif "recevront une aide de l’État de 2 € par repas, sachant qu’il coûte en moyenne 4,50 €".
Cette mesure va être testée dans la région Occitanie, dans les Académies de Toulouse et de Montpellier, qui figurent dans les zones expérimentales.

Selon le journal La Croix,
 "la réussite scolaire passe aussi par l’alimentation. Bien manger, et notamment prendre un petit déjeuner, permet de mieux se concentrer en classe. Or, 13 % des enfants de l’éducation prioritaire vont à l’école sans rien avaler le matin, selon le rapport sur la pauvreté de l’inspecteur général de l’Éducation nationale, Jean-Paul DELAHAYE, publié en 2015.

Une situation relevée aussi par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) : 25 % des 3-11 ans et 40 % des 12-14 ans ne prennent pas de petit déjeuner de manière régulière, en particulier dans les familles défavorisées.
Pour lutter contre ces inégalités qui contribuent à l’échec scolaire, le député La République en marche Olivier VÉRAN et la présidente du Secours catholique Véronique FAYET préconisent donc la distribution de petits déjeuners gratuits aux élèves des écoles maternelles et primaires situées en zone prioritaire."

"Le petit-déjeuner constitue le repas le plus important de la journée. Il doit apporter à l'enfant l'essentiel des besoins énergétiques de la journée, soit 20 à 25 %, afin d'être en forme et de pouvoir se concentrer en classe. Un petit-déjeuner complet et équilibré doit ainsi contenir un aliment céréalier, un produit laitier, un fruit et une boisson chaude ou froide. Pour un enfant de 7 à 11 ans par exemple, cela représente entre 350 et 450 kcal. Pourtant, selon une étude Credoc menée auprès de 500 enseignants, directeurs d'écoles, médecins et infirmières scolaires, 47 % des personnes interrogées constatent que les enfants (du CP au CM2) arrivent en classe le ventre vide au cours de l'année scolaire. En moyenne, ce sont 3 élèves par classe qui ne mangent pas le matin (hors éducation prioritaire), 4,3 dans les écoles du réseau d'éducation prioritaire (REP) et jusqu'à 5,2 dans les REP+. De plus, dans 40 % des cas, ces mauvaises habitudes sont récurrentes, estiment les professeurs."
"Conséquences : les enfants qui ne prennent pas de petit-déjeuner le matin sont plus fatigués (82 %), moins concentrés et attentifs en classe (83 %) et moins participatifs (61 %). Ils peuvent également rencontrer des problèmes physiologiques : malaises, crampes d'estomac et maux de ventre, chutes de glycémie... "S'il ne déjeunent pas le matin, les enfants ont mal au ventre vers 10h, ensuite, ils ont mal à la tête vers 11h-11h30", constate Florence, directrice enseignante d'une classe de CE1-CE2. Difficile aussi de se concentrer explique Pierre-Mickael, directeur enseignant (CE2 en REP) : "En cours de matinée, les enfants se retrouvent avec des coups de fatigue importants, sont apathiques, endormis, ils ne sont absolument pas en capacité de réfléchir correctement et ne peuvent pas se concentrer"." [ 
https://www.journaldesfemmes.fr/ ]

En 2013
, près d'1/3 des enfants sautaient au moins 1 petit-déjeuner par semaine alors qu’ils n’étaient que 11% en 2003. Ce phénomène a presque doublé en 3 ans. L’étude menée sur les enfants de 3 à 14 ans, montre que cette tendance touche toutes les tranches d’âges de la même manière mais principalement des enfants issus des catégories les plus modestes.
Dans l’étude réalisée auprès des enseignants, 1 sur 2 a identifié durant l’année scolaire 2014-2015 au moins 1 élève qui arrivait en classe le ventre vide. Ce phénomène touche principalement les enfants :
• vivant dans des villes de plus de 100 000 habitants (55%) sauf Paris (36%).
• 55% des enfants en CM1 et CM2 vs 39% en CP.
• les enfants scolarisés en écoles en réseau d’éducation prioritaire (69%) vs 42% dans les écoles hors éducation prioritaire. [ http://www.mpedia.fr/463-petit-dejeuner.html ]  


Cependant cette heureuse initiative gouvernementale en faveur de nos petits écoliers n'est pas une nouveauté !

Le petit-déjeuner gratuit à l’école a déjà existé après la Seconde Guerre mondiale. 
En 1954, la France sort de plusieurs années de guerre. La production de lait et de sucre se porte bien mais il est compliqué pour les agriculteurs d’écouler tout leur stock. Au même moment, le gouvernement lance un plan pour lutter contre l’alcoolisme. À cette époque, les produits alcoolisés étaient autorisés dès 14 ans, et certaines familles avaient pris l’habitude de commencer la journée avec un verre de vin. Pour régler tous ces problèmes à la fois, Pierre MENDÈS FRANCE alors Président du Conseil (équivalent du poste de premier Ministre actuel) a trouvé une solution
L’école offre tous les matins un verre de lait avec un carré de sucre à tous les élèves. "Des aliments riches et énergétiques comme le lait et le sucre ne sont pas consommés autant que le voudraient la santé et la vigueur de la race. Le progrès social est là aussi", précise-t-il dans une allocution donnée le 18 septembre 1954.
Et en tant qu'écolier dans l'École Primaire publique que je fréquentais, (j'avais alors 8 ans...), je me souviens bien , effectivement de cette distribution de lait chaque matin, que mes camarades et moi-même appréciaient tant !

     


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