A C T U A L I T E S
  08-05-2019  MERCREDI 08 MAI 2019 : COMMÉMORATION de l'ARMISTICE du 08 mai 1945...

                         


                                                             

Le Maire, le Conseil Municipal, invitent Guillossaises et Guillossais à assister à cette 74ème célébration de la fête de la victoire 45, le mercredi 8 mai 2019.
 
11h 15 : rendez-vous à la Mairie

11h 30 : dépôt d'une gerbe au Monument aux Morts .

La cérémonie sera suivie d'un vin d'honneur, pot de l'amitié, à la Mairie.
Comptant sur votre présence, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.


                                                                                                                    Le Maire,
                                                                                                                Mylène DOREAU
          

De GAULLE et PÉTAIN se sont rencontrés dès 1912. Ils ont d'abord été unis par une complicité et une admiration réciproque, avant de devenir les porte-drapeaux de ces deux France, la France occupée symbôlisant le "bouclier" et la France Libre symbôlisant "l'épée"...
Le 18 juin 1940, c'est depuis Londres l'appel du général de GAULLE, à la poursuite de la guerre. Il appelle à la résistance extérieure et crée la France libre. En France, la résistance active reste longtemps minoritaire. Le 11 novembre 1942, les Allemands occupent la zone libre (la France était coupée en deux par la ligne de démarcation). Le 22 juin 1940 l'armistice établit l'occupation Allemande des 3/5ème de la France. C'est l'État Français (restaure les valeurs traditionnelles, "Travail, Famille, Patrie") avec le Maréchal Philippe PÉTAIN, qui instaure le régime de Vichy, installé en zone libre...Le 22 juin 1940, la France vaincue signe une convention d’armistice avec le régime nazi. Ses conditions sont sévères. Elle prévoit notamment l’occupation de plus de la moitié de son territoire, l’annexion de l’Alsace-Moselle et le rattachement du Nord et du Pas-de-Calais au Commandement allemand de Bruxelles. Une ligne de démarcation établit une séparation entre une partie occupée au nord et une zone dite « libre » au sud sous autorité française. La France doit, en outre, livrer tous les ressortissants allemands et autrichiens désignés par le gouvernement du Reich, internés dès septembre 1939. De juillet 1940 à août 1944, le nouvel "État Français" a été tributaire de l'occupation partielle, puis totale de la France.
Le 15 juin 1940, le gouvernement français s’installe à Bordeaux. Le lendemain, le président du Conseil Paul Reynaud démissionne. Le maréchal Pétain est alors appelé à cette fonction pour reprendre la situation en main. En apprenant que Pétain a demandé l’armistice à l’Allemagne, De Gaulle veut lancer un message aux Français. Il le réalise sur les ondes de la radio anglaise, la BBC, le 18 juin à 17 heures. La France est désormais coupée en deux : une zone occupée par l’Allemagne et une zone maintenue libre. Le général de Gaulle souhaite poursuivre les combats contre l’ennemi. Le 18 juin, il lance son célèbre appel à la résistance depuis Londres.
Le Maréchal PÉTAIN reçoit les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 et engage la France dans la collaboration. Il entreprend la "révolution nationale", politique réactionnaire et antisémite. Des mesures antisémites s'aggravent, la collaboration d'État s'amplifie (orchestrée par LAVAL). les 16 et 17 juillet 1942, c'est la tragique "rafle du Vél d'Hiv" (au total 76 000 juifs seront déportés depuis la France vers les camps d'extermination, 2500 d'entre eux ont pu survivre)
Rapidement, le gouvernement de Pierre Laval se soumet à toutes les exigences du IIIème Reich et débute une véritable chasse à l'homme dans la France occupée. Si la rafle est le fait d'un système hiérarchisé et contrôlé par les Allemands, le rôle de certains maîtres d'œuvre a été déterminant. En haut de la pyramide, Pierre Laval, chef du gouvernement depuis avril 1942 est jugé par la Haute Cour de justice et exécuté en octobre 1945, tout comme Joseph Darnand, fondateur et chef de la Milice française. À l'inverse, René Bousquet, le secrétaire général de la police de Vichy échappe à l'épuration. Ce proche de François MITTERRAND devient un riche homme d'affaires après la libération. Il n'est rattrapé par la justice que dans les années 1980 avant d'être assassiné par un déséquilibré en 1993. Amédée Bussière, le préfet de police de Paris et Emile Hennequin, directeur de la police municipale seront tous les deux condamnés à des travaux forcés puis graciés. 
Il faut attendre 1995 pour que Jacques CHIRAC rompe avec cette politique et reconnaisse officiellement l'implication de la France dans la rafle dans une phrase restée célèbre: «La France, patrie des lumières et des droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable.»
Le procès de PÉTAIN aura lieu du 23 juillet au 15 août 1945. La condamnation à mort du Maréchal PÉTAIN est
commuée en détention à perpétuité 
par le général de GAULLE, alors chef du Gouvernement provisoire de la République Française. Jugé pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison par la Haute Cour de Justice, frappé d'indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort, la cour recommandant toutefois la non application de cette dernière en raison de son grand âge (95 ans), le Maréchal PÉTAIN meurt en détention sur l’Île d'Yeu, à Port-Joinville en Vendée le 23 juillet 1951 où il est ensuite inhumé. 
Le 6 juin 1944, c'est le débarquement des alliés en Normandie le jour J (opération OVERLORD). Paris est libérée le 25 août 1944. En mai 1945, l'Allemagne nazie, écrasée, signe à Reims puis à Berlin, une "capitulation sans condition".
Un Gouvernement provisoire sous la présidence du général de GAULLE s'installe en août à Paris.
Puis il démissionne de son poste en 1946, fonde un parti politique le RPF, et après une "traversée du désert" de douze ans, revient au pouvoir en 1958 à la faveur de la crise algérienne. En septembre 1958, le projet de
Constitution de la Vème République est approuvé par référendum avec 79,2 % de oui. 
Puis il exerce pendant plus de dix ans les fonctions de Président de la République, est confronté aux évènements de mai 68 et démissionne en 1969 à la suite de son échec à un référendum sur la régionalisation...Il meurt suite à un anévrisme le 9 novembre 1970.
Décédé le 9 novembre 1970 dans sa propriété de la Boisserie, les obséques du Général de Gaulle ont eu lieu le 12 novembre à Colombey-Les-Deux-Églises. 

Robert ARON en 1954 publie l'Histoire de Vichy.
 Cet ouvrage est à l'origine de La théorie du "glaive et du bouclier", selon laquelle Philippe Pétain aurait été le bouclier des Français pendant la Guerre. Il aurait permis à la France de n'avoir "que 95 000 déportés", et son rôle serait resté secret. À contrario le Général de Gaulle est présenté comme le "glaive": il serait la partie visible de la Résistance française. Néanmoins cette théorie sera à la fin des années 1960 invalidée par Robert PAXTON, historien américain, spécialiste de Vichy.
(La France de Vichy, paru aux éditions du Seuil en 1973, et Vichy et les Juifs, paru en 1981 aux éditions Calmann-Lévy.)
"Les thèses de Paxton ont été fortement contestées en ce qu'elles sont schématiques et manquent de nuances, tant dans l'évaluation des conséquences de l'action du gouvernement de Laval, que dans l'appréciation du comportement de l'ensemble de la population française vis-à-vis des Juifs entre 1940 et 1945."[Wikipedia]

"Paxton, c’est le précurseur de la bien-pensance de gauche, qui accuse la France de tous les maux : les Français sont tous des antisémites en puissance, des collabos, des racistes. En plein dans l’élan post soixante-huitard qui marque la fin d’une époque et d’une vision de la France, l’ouvrage de Paxton collabore à la création d’une mentalité geignarde et repentante ad vitam aeternam, pour le plus grand plaisir des lobbies communautaires, qui exploitent cette tendance masochiste à l’auto-flagellation continuelle pour imposer leurs règles de pensée : c’est Bernard-Henri Lévy et son ouvrage L’idéologie française (1981), c’est Chirac s’excusant au nom de la France pour le Vel-d’Hiv en 1995, rompant alors avec la tradition de tous les présidents avant lui, de droite comme de gauche."

Cette thèse du bouclier et de l'épée est une thèse présentant, pendant et après l'Occupation, le général de Gaulle et le maréchal Pétain agissant tacitement de concert pour défendre la France, le second étant le bouclier préservant la France au maximum, y compris par une politique de collaboration (qui n’est dans cette thèse que simulée), en attendant que l'épée (De Gaulle) soit suffisamment forte pour vaincre l’Allemagne nazie.
C'est à l'occasion du procès de Pétain que ses avocats (ainsi que Pierre Laval, présent en tant que témoin) développent la thèse du "glaive et du bouclier". Selon cette théorie (énoncée dans l'ouvrage "Histoire de Vichy" de Robert Aron paru en 1954), Pétain aurait protégé la France en jouant double jeu avec Hitler : en acceptant l'armistice et la collaboration avec l'occupant, Pétain aurait évité aux Français une répression plus brutale et une exploitation plus poussée. Dans cette optique, Pétain et de Gaulle menaient une action concertée, le premier servant de "bouclier" aux français, le second de "glaive" combattant l'ennemi. Si cette mémoire pétainiste reste marginale, elle est reprise par les mouvements d'extrême-droite qui, dés la mort de Pétain (1951), tentent de réhabiliter sa mémoire (le héros de Verdun) et sa personne (ils demandent la révision de son procès et le transfert de ses cendres dans l'ossuaire de Douaumont).

"Selon l'essayiste, écrivain, et journaliste, chroniqueur au Figaro magazine et à RTL Éric ZEMMOUR (Le suicide Français, aux Éditions Albin Michel), s’appuyant sur les travaux d’Aron et surtout d’Alain Michel, Vichy, par une politique de « préférence nationale », aurait permis de sauver 95% des Juifs français, c’est-à-dire de nationalité française, livrant cependant les juifs résidants du Reich, exilés en France. Cette thèse ne va pas forcément à l’encontre de Paxton, qui n’a pas réellement infirmé cette thèse, mais qui ne l’a pas affirmé non plus, préférant masquer cette lacune sous le masque de l’antisémitisme."
A noter qu'il est la cible d'
accusations de racisme, d'incitation à la haine ou à la discrimination qui lui valent d'être condamné à trois reprises par la justice française entre 2011 et 2018.

"Dire que le régime de Vichy était un régime antisémite, qui a effectivement mis en place des lois et un statut du juif, est une évidence, comme le rappelle Léon Poliakov ou Alain Michel. Cependant, rappelons qu’au-delà du juif, il y a, pour Vichy, le citoyen Français, et qu’il était hors de question de livrer un citoyen français, fût-il juif, aux autorités allemandes. Par un habile jeu de chat et de la souris, Vichy parvient à faire traîner dans les temps les démarches d’arrestations exigées par les Allemands, jusqu’en 1944, date de l’invasion de la zone libre par les troupes d’occupation." 
Nous le savons pertinemment, combien de Français ont épargné la vie d'Isréalites en les hébergeant, les cachant chez eux, dans la clandestinité, afin de les soustraire aux Nazis, aux SS ou à la Gestapo qui les traquaient sans cesse, pour les arrêter...

"De même, il convient de rappeler également que des juifs français ont collaboré à l’arrestation des juifs étrangers, notamment lors de la fameuse rafle du Vel d’Hiv : l’historien Maurice Rajsfus, montre dans son ouvrage Des juifs dans la collaboration : l’UGIF, 1940-1944, que les listes des personnes à arrêter ont été fournies par les élites juives françaises, à savoir l’UGIF — Union Générale des Israélites de France —, aujourd’hui le CRIF."
Le maréchal PÉTAIN était entouré d'antisémites notoires, et lui ne semblait pas l'être. Il avait, parait-il toute sa lucidité jusqu'en 1943, alors âgé de 83 ans ? Mais à cet âge là, avait-il toutes les capacités pour gouverner. 
Mais, en 2010, un document a refait surface : il s’agit d’un brouillon de la loi établissant le statut des juifs du 3 octobre 1940, annoté de la main même du maréchal. 
Henry Rousso (né en 1954) est un Historien français spécialiste de la Seconde Guerre mondiale. En 1987, il publie son ouvrage Le Syndrome de Vichy, dans lequel il montre que le souvenir du régime de Vichy ne cesse de hanter la mémoire collective française. [extraits]


"Le 8 mai 1945, à 15h00, les cloches de toutes les églises sonnent officiellement la fin de la Seconde guerre mondiale tandis que le général de GAULLE en fait l'annonce radiophonique. La population laisse éclater sa joie. Le 8 mai après-midi et le 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés. La foule envahit les rues, entonnant la "Marseillaise" et des chants patriotiques. La célébration de ce jour de victoire instaurée dès 1946 a considérablement évolué jusqu'en 1981, date à partir de laquelle un consensus s'est fait pour consacrer le 8 mai jour férié et jour de fête nationale."
Le 08 mai 1945, une date symbôlique et le devoir de mémoire !
Pour célébrer la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie, et la fin de la seconde Guerre Mondiale, en Europe,
et la capitulation sans conditions de l'Allemagne.
Une commémoration célébrée partout en FRANCE...

Ce mercredi 08 mai 2019, la cérémonie-anniversaire de la victoire de 1945 débutera à 10h30 à Paris.
Le Président de la République, Emmanuel MACRON, se rendra sur la tombe du soldat inconnu, sous l'arc de Triomphe (8ème), puis Place Clémenceau (8ème), pour y déposer une gerbe au pied de la statue du Général de Gaulle, en présence du Premier Ministre Édouard PHILIPPE, du Président de l'Assemblée nationale François de RUGY, de Gérard LARCHER Président du Sénat, et de membres de la famille du Général De Gaulle.
C'est une tradition des Présidents de la République française de se rendre sur la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Le Président réunit également les survivants de la génération 39-45, à qui il remet la Légion d'Honneur.

Accueilli par "La Marseillaise", Emmanuel MACRON rendra les honneurs et passera en revue les troupes, accompagné d'Édouard PHILIPPE et du Ministre des Affaires Étrangères, Jean-Yves Le DRIAN. Il déposera ensuite une couronne de fleurs bleues, blanches et rouges et ravivera la flamme sur la tombe du soldat inconnu, qui est depuis 1920 un lieu de mémoire aux victimes françaises des deux guerres mondiales du XXème siècle. 
 

              

Il est une nouvelle fois de bon ton de rappeler que ce 8 mai, il n'y eut aucun armistice mais une capitulation sans conditions, ce qui est différent et n'implique pas les mêmes conséquences. Un armistice est une convention par laquelle des chefs militaires suspendent les hostilités sans mettre fin à l'état de guerre (11 novembre 1918, 22 juin 1940) ; tandis que la capitulation sans conditions est une convention réglant la reddition des forces militaires d'un pays et met fin à l'état de guerre (8 mai 1945, 3 septembre 1945), et la fin du IIIème Reich ...
Par ailleurs, si la capitulation sans conditions de l'armée allemande le 8 mai 1945 signifie la fin de la guerre en Europe, elle n'est pas synonyme pour autant de la fin de la seconde guerre mondiale. Dans le Pacifique, la guerre n'est pas terminée. Il faudra encore plus de trois mois et les deux attaques atomiques sur Hiroshima et Nagasaki (hélas...) pour que les Japonais se rendent, eux aussi sans conditions, et que le second conflit mondial prenne officiellement fin en septembre 1945. 

                         

Le 8 mai a été déclaré jour férié de commémoration en France le 20 mars 1953
Le président Charles de Gaulle supprima le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959.
Pour se placer dans une logique de réconciliation avec l'Allemagne, le président Giscard d'Estaing supprima également la commémoration de la victoire alliée de 1945.
C'est le président François Mitterrand qui rétablira à la fois cette commémoration et ce jour férié le 
1er juin 1981.
Aux États-Unis, ce jour est appelé le 
Victory Europe Day.
Précisons que la France est le seul pays où le 8 mai est férié et chômé (1981).
Si ce jour est férié aux Etats-Unis, en Russie et en Angleterre il n'est pas chômé. La Russie commémore cet 
évènement le 9 mai...

Cette journée donne lieu à des cérémonies commémoratives sur l'ensemble du territoire Français. 
Le 08 mai 1945, un devoir de mémoire et de vigilance.
Le devoir de mémoire, encore et toujours...
Le devoir de mémoire est une expression qui désigne une obligation morale de se souvenir d'un événement historique tragique et de ses victimes afin de faire en sorte qu'un événement de ce type ne se reproduise pas.
Nous ne pouvons pas oublier et laisser passer chaque année cet anniversaire du 8 mai 1945 !
Ce rendez-vous annuel, immortel, pérenne, il faut le dire, l'apprendre aux jeunes, le communiquer à
tous ceux 
qui vivent sur le sol de notre Pays qui est notre PATRIE bâtie au fil des siècles dans le sang et les
larmes.
Cette date marque la fin du cauchemar nazi et la libération du pays grâce à ses alliés et à l'engagement de la Résistance et de la France Libre. Souvenons-nous ensemble pour ne jamais oublier.
Rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour la patrie et la liberté, c'est un devoir !


COMMÉMORER EST LE DEVOIR DE TOUS !


                           
 

                        
                      

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