A C T U A L I T E S
  26-07-2019  LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE et la SÉCHERESSE inquiètent et interpellent...
Alors que le réchauffement climatique est d'environ 1°C depuis 1850, la Californie aux États-Unis, affectée par des sécheresses répétées, a fait face en 2018 au pire incendie de son histoire. En 2017, des sécheresses dramatiques ont menacé en Afrique de l’Est près de 20 millions de personnes de famine, tandis que le pourtour méditerranéen s'assèche.
En France, la sécheresse gagne du terrain avec désormais 67 départements concernés par des restrictions d'usage de l'eau. Les nappes phréatiques sont à un niveau inférieur à la normale sur 60% du territoire et l'absence de pluies depuis un mois sur de nombreuses régions entraîne une sécheresse de surface très marquée. 
Les autorités ont décidé des restrictions d'eau dans certaines régions à cause de la sécheresse. En 1976 en France, la sécheresse avait été trop peu anticipée et avait entraîné la création d'un impôt pour juguler les pertes des agriculteurs.
Et la Corse n'est pas épargnée.
 La Corse, plus particulièrement le nord de l'île, est en proie actuellement à la sécheresse. Les réserves d'eau affichent un niveau inquiétant, et les autorités ont pris des mesures de restriction dès le mois d'avril.
Ce manque de ressource en eau inquiète tout un chacun, mais surtout les agriculteurs, lourdement pénalisés... Selon la Chaîne Météo,
 la sécheresse 2019 est une situation de plus en plus inquiétante...
Le bétail souffre également beaucoup face à la chaleur et la sécheresse. 
Des éleveurs de vaches Vosgiennes s'inquiètent de la survie de l'espèce face à la répétition de périodes de fortes chaleurs. Sur les crêtes, il va faire plus de 36°C jeudi 25 juillet, à La Bresse (Vosges).
Le mercure ne cesse pas de monter...Les températures vont continuer d’augmenter mercredi 24 juillet en France où la quasi-totalité des départements sont en alerte canicule.

"La canicule de la fin juin 2019 a été particulièrement sévère. En Languedoc, les records de chaleurs ont été pulvérisés avec jusqu'à 45,9°C enregistré à Gaillargues-le-Montueux. Cet air brûlant associé au mistral a eu un effet de sèche-cheveux et des conséquences importantes sur les vignobles. Des feuilles et des raisins ont été littéralement carbonisés, ce qui n'avait jamais été vu de mémoire de viticulteurs dans la région. Selon la Chambre d'agriculture du Gard, 2500 ha ont été impactés de 20 à 80%. Dans l'est du département de l'Hérault, 7800 ha ont été impactés de 20 à 100% avec une projection à 10000 ha lorsque tous les sinistrés se seront fait connaître."

"Autre conséquence de la sécheresse, le niveau des cours d'eau très bas sur certaines rivières, notamment sur le bassin de la Loire et de ses affluents. Dans l'Indre, un arrêté préfectoral a été pris pour interdire la pêche à la truite à partir du 22 juillet, sur l'ensemble des cours d'eau du département. Même dans le nord-est, les interdictions de pêcher commencent à tomber comme dans le département de la Meuse où la préfecture interdit la pêche sur les petits cours d'eau jusqu'au 18 septembre. Comme l'année dernière, certains tronçons du Doubs se retrouvent à sec et de nombreuses mesures d'interdictions de la pêche sont mises en places dans les secteurs où le niveau du cours d'eau est trop bas pour permettre cette activité."

"Enfin, les sécheresses et les vagues de chaleur à répétition que nous connaissons depuis quelques années ont un impact important sur nos forêts. On observe sur les forêts de Conifères des Vosges et du Jura des phénomènes de rougeoiment et de déssèchement lié au déficit hydrique important associé à des périodes de fortes chaleurs plus nombreuses. Dans le Haut-Rhin, pas moins de 100000 m3 de sapins ont dépéri au cours des derniers mois. Sur les arbres fragilisés, on assiste aussi à la prolifération d'insectes nuisibles tels que les scolytes, des coléoptères qui creusent des tunnels sous l'écorce des résineux et finit par entraîner la mort des résineux." 
Les effets de la sécheresse se ressentent sur les cultures de maïs, les prairies, l'élevage, les céréales, le blé, l'orge, le sorgho ou le colza. La culture du maïs exige beaucoup d'eau. Le rendement en pommes de terre diminue face à la sécheresse, pendant que la betterave résiste mieux à une sécheresse importante

"La sécheresse et les canicules vont se multiplier en France dans les prochaines années. Une utilisation raisonnée des réserves d'eau est nécessaire", prévient Lorraine LEVIEUGE, chargée de mission à l'association France Nature Environnement.
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Nous sommes dans un moment de crise. Il est possible que rapidement l'eau ne coule plus. Les niveaux des cours d'eau et des nappes phréatiques sont très bas. Ce phénomène n'est pas propre à l'année 2019. La France va être amenée à connaître des périodes de sécheresse plus intenses et plus longues. Les arrêtés sécheresse permettent d'atténuer les situations de crise, à condition qu'ils soient pris à temps. Mais sur le terrain, certains Préfets tardent à mettre en place ces mesures de restriction. Et quand elles sont adoptées, les arrêtés ne sont pas toujours respectés. Les situations de tension sont déjà énormes, si les mesures ne sont pas respectées nous risquons d'arriver à des situations catastrophiques", dit-elle. [ www.lesechos.fr ]

L’agriculture est le secteur le plus gourmand en eau, puisqu’elle absorbe à elle seule la moitié de la consommation d’eau en France. Cette consommation a cependant « déjà baissé de 30 % depuis 10 ans avec des surfaces identiques », assure Luc Servant, président de la chambre d’agriculture de la Charente-Maritime. Une des pistes privilégiées pour éviter de pomper dans les nappes phréatiques pendant l’été est le stockage. « Stocker de l’eau l’hiver quand elle est disponible et moins rare pour la réutiliser l’été nous permettrait de connaître les volumes disponibles à l’avance », explique Luc Servant.
Tous les acteurs, du citoyen à l’industriel en passant par l’agriculteur, vont être obligés de repenser leurs pratiques pour économiser cette ressource qui se raréfie et trouver un équilibre durable dans leur manière de consommer de l’eau. Alimentation du bétail, irrigation des cultures, nettoyage des équipements…

20 départements français, allant du nord de l’Hexagone à l’Ile-de-France, sont placés en vigilance rouge canicule, a annoncé Météo-France, mercredi 24 juillet 2019 ; 60 autres sont en alerte orange. La France est touchée par une deuxième canicule estivale depuis le 22 juillet, et jeudi 25 juillet sera la journée la plus chaude de l’épisode caniculaire, avec des températures maximales pouvant atteindre plus de 40 °C, précise Météo France.
La vigilance rouge concerne toute l’Ile-de-France, le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Oise, l’Aisne, la Marne, l’Aube, l’Yonne, le Loiret, l’Eure et la Seine-Maritime.

                        


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