A C T U A L I T E S
  10-08-2019  DANS LE VAUCLUSE, LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL ne veut plus des PANNEAUX en PROVENÇAL à l'entrée du village


        


Dans le Département du VAUCLUSE (84) le Conseil Départemental ne veut plus des panneaux en Provençal et veut appliquer un arrêté de 1967 qui exige de retirer la double appellation des villes. La mesure ne passe pas !
Pierre GABERT, le maire de Pernes Les Fontaines (Perno Li Font), s’oppose à l’arrêté.

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La lettre du conseil départemental de Vaucluse adressée l'an dernier aux maires leur demandant de retirer les panneaux d'entrée de ville portant autre chose que le nom de la commune en français fait aujourd'hui polémique. Les noms des villes et villages en langue provençale sont en effet visés au premier chef.
« Je n'ai aucun souvenir de ce courrier et il est hors de question que j'enlève le panneau Vaucluso La Font ou celui de notre commune jumelle italienne d'Arquà Petrarqua », prévient Roland PASTOR, le maire de Fontaine-de-Vaucluse. « Le nom provençal fait partie de notre identité, de notre patrimoine et de notre culture. Je comprends que l'on puisse vérifier si les panneaux du Code de la route sont visibles et en bon état, mais là il n'y a vraiment aucun risque. »Le conseil départemental explique qu'il ne fait qu'appliquer un arrêté du 24 novembre 1967 et que les autres panneaux peuvent être installés plus loin. « La double appellation des communes est destinée aux vacanciers pour leur rappeler qu'il existe une langue régionale et que la Provence est un pays de traditions », insiste Jean-Pierre RICHARD, président du Collectif Prouvenço, qui prépare une mobilisation pacifique pour la rentrée, notamment sur cette question des panneaux. « Cette mesure est sans doute la bêtise d'un administratif, mais elle est prise dans un contexte d'attaques contre la langue provençale comme la réforme du lycée qui lui laisse moins d'importance. » par Marc LERAS, journaliste au PARISIEN

Dans le VAUCLUSE, le retrait des panneaux en Provençal suscite la polémique...
La traduction en langue régionale située sous les panneaux indiquant le nom des villes et des villages est dans le viseur du Conseil départemental du Vaucluse. Les maires protestent. 
«Li Taiado» pour «Les Taillades», ou «Perno Li Font» pour «Pernes les Fontaines». Comme en Bretagne, en Corse ou au Pays basque, ces panneaux indiquant le nom des communes en langue régionale - ici, en provençal - ont fleuri un peu partout ces trente dernières années dans le département du Vaucluse. Problème: depuis quelques mois, ils sont dans le viseur du Conseil départemental. Le Figaro www.lefigaro.fr 
Un vieil arrêté de plus de 50 ans (1967) ! Quelle ineptie ! Il y a longtemps que cette signalisation routière bilingue existe en France ! Il suffit d'aller en Alsace, en Nouvelle-Aquitaine, en Bretagne, en Corse, dans le Roussillon, en Occitanie, etc... et même d'autres régions où cette pratique est largement installée. Et personne n'a trouvé à redire, encore moins les habitants des tous ces villages qui tiennent à garder leur identité, leur culture, leur patrimoine, bref leur langue régionale.

Pourquoi parler du VAUCLUSE, puisque d'autres départements, en Provence, sur la Provence Alpes et Côte d'Azur, les Landes, le Gers, la Dordogne, le Lot, la Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques (notamment le Pays Basque), etc... ou toute l'Occitanie qui font de même, en utilisant le bilinguisme, Français et Occitan !
Quelle est donc cette "guéguerre" absurde, quand certains administratifs "obtus", Préfets, Présidents de Conseils départementaux, comprendront-ils enfin qu'il existe en Provence, comme d'ailleurs dans d'autres régions Françaises, une langue régionale qui fait partie à la fois des traditions, de la culture et du Patrimoine Français, et donc de notre République ?
 
"Nous ne faisons qu'appliquer la loi" indique le président du Conseil départemental du Vaucluse Maurice Chabert (LR). Les panneaux indiquant le nom des communes en langue régionale ont fleuri un peu partout, ces trente dernières années, dans notre région mais aussi au Pays Basque, en Corse ou encore en Bretagne.
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Il n’a jamais été question qu’on enlève les panneaux en langue provençale mais seulement de les mettre en agglomération, et non pas sous le panneau du département." Maurice Chabert, président du Conseil départemental du Vaucluse.
Mais on peut s'interroger, pourquoi vouloir déplacer ces panneaux qui sont en dessous du nom officiel de la commune en Français, pour les remettre ailleurs, en quoi ces panneaux gênent-ils, d'autant qu'ils sont utiles pour le touriste de passage ou qui visite le village, pour sa culture personnelle. Mais encore pourquoi vouloir aussi enlever les panneaux "Village fleuri", pour les déplacer ailleurs ? Quelle absurdité, quelle incongruité !

Après la polémique des crèches de Noël, voici venir maintenant celle du bilinguisme !
Maintenant ce sont les panneaux en Provençal qui posent problème, nous explique le site web www. boulevard Voltaire... www.bvoltaire.fr. "
Le texte de 1967 ? Il s’agit d’un arrêté du 24 novembre 1967 – un pensum d’environ 27.000 mots dont nous vous épargnerons la synthèse -, signé de Christian Fouchet, ministre de l’Intérieur, et de François Ortoli, ministre de l’Équipement et du Logement, arrêté qui s’appuie sur la loi du 3 juillet 1934 sur la signalisation routière.'" 
Bravo à tous les Maires qui se battent contre cet arrêté, qui curieusement, refait surface et relance une regrettable polémique !

         

                                    Document Journal Libération - Éducation nationale - idé

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