A C T U A L I T E S
  28-08-2019  DÉCÈS du SÉNATEUR de la GIRONDE PHILIPPE MADRELLE le 27/08/2019
                                                                                                                                                                                                

Une grande figure de la Politique et du Socialisme Girondin vient de nous quitter, Philippe MADRELLE à l'âge de 
82 ans, emporté comme on a coutume de le dire par une longue maladie, et sans avoir peur de prononcer le mot, cancer, contre lequel il se battait depuis des mois. Hospitalisé en urgence dans une clinique de Gironde, il est décédé à Bordeaux.
Après la disparition de l'ancien Député (PS) et Maire de Mérignac, Michel SAINTE-MARIE, autre "éléphant" de la vie politique Girondine, en février 2019, c'est Philippe MADRELLE qui s'en va, vaincu par la maladie.
Sa dernière intervention au Palais du Luxembourg concerne la question d'actualité au sujet du mouvement de grève des Sapeurs-pompiers, interrogeant le Secrétaire d'État, Laurent NUNEZ, auprès du Ministre de l'Intérieur. C'était le 09 juillet 2019...

Il eut comme chauffeur attitré, fidèle, longtemps, Michel DOREAU, qui n'est autre que l'époux de notre Maire actuelle de la commune, Mylène DOREAU, en cours de mandat depuis mai 2014, et fonctionnaire au Conseil départemental de Gironde, en tant que Rédacteur Territorial.
L'ancien maire de Bordeaux et ex Président de la Métropole, Alain JUPPÉ, salue "l'homme de terrain"... et le combattant politique. "Nous étions Girondins", résumait ce mercredi matin, au lendemain du décès de Philippe Madrelle, Alain Juppé, joint dans son bureau du Conseil constitutionnel, à Paris. Il dit "partager l'émotion de beaucoup de Girondins en apprenant la disparition de ce grand combattant politique, militant dont je ne partageais pas les idées mais que je respectais." Et de saluer "l'homme de terrain qui connaissait presque intimement chaque commune de son département", dans un monde où on a tendance à dénigrer injustement hommes et femmes politiques."

Sénateur depuis le 1er octobre 1980, il avait été élu pour la première fois en 1965, comme conseiller municipal à La Grave-Ambarès. 
Philippe Madrelle a ensuite été élu député de la quatrième circonscription de la Gironde, puis adjoint à la mairie de Carbon-Blanc, près de Bordeaux, ville dont il est devenu maire en 1976, jusqu'en 2001. Il a aussi longuement présidé le Conseil général de la Gironde, d’abord de 1976 à 1985, puis de 1988 à 2015. Il avait aussi occupé le siège du Président du Conseil régional d’Aquitaine, de 1981 à 1985. Des mandats qu’il n’a, parfois, pas hésité à occuper en même temps. Ce qui lui avait valu d’être présenté comme « le champion toutes catégories du cumul des mandats. »
Ce "cumulard" a longtemps été accusé de népotisme, comme le racontait le journal l’Express en 2013 dans un article intitulé « conseil général dynastique », ou encore en 2017, rappelant qu’il était « à la tête d’un empire clientéliste ». 

C'est un monument de la politique girondine qui vient de s'éteindre. Il aura eu en effet près de 50 années de carrière politique, plus longue encore que celle de son adversaire politique RPR, puis UMP qu'était l'ancien Premier Ministre, Président de l'Assemblée nationale, Député, Maire, Président de la CUB (devenue depuis Bordeaux-Métroplole), Jacques CHABAN-DELMAS (48 ans de mandat de Maire de Bordeaux), "cumulard" lui aussi.
Symbôle de longévité en politique, il avait décidé, avant sa mort, de mettre un terme à  son mandat de Sénateur, en 2020.
La famille socialiste perd assurément un grand serviteur de la Gironde et de l'État...

Selon le Conseil départemental de Gironde (ex Conseil général de Gironde), l'élu Philippe MADRELLE," 
décentralisateur acharné, a largement contribué à faire évoluer le paysage politique girondin et
aquitain jusqu’alors majoritairement ancré à droite",
 et était "un fervent défenseur des petites communes, du Département et du juste équilibre entre monde rural et secteur urbain".
L
conseil départemental de Gironde ajoute : "Celui que la presse a surnommé « le vieux lion » a su s’attirer de nombreuses amitiés, à droite comme à gauche, et il va laisser un grand vide dans le cœur des Girondines et des Girondins".
Son credo de toujours qu'il aimait à rappeler : "Pas de brisure entre la ville et la campagne".
Il créa le 
Fonds départemental d'aide à l'équipement des communes (FDAEC) en 1977. La Gironde, le Lot, et la Nièvre sont alors les seuls départements à disposer de ce fonds.

Fils d’un maire (SFIO), qui lui inculque le goût de la politique et du sport, et né à Saint-Seurin-de-Cursac, près de Blaye, (Gironde), en 1937, Philippe Madrelle s’était engagé très jeune au Parti Socialiste.
Professeur d’anglais, il avait été élu pour un premier mandat comme conseiller municipal en 1965 à Lagrave-et-Ambarès, près de Bordeaux, et dans le même temps était devenu suppléant du député de la quatrième circonscription de la Gironde, René Cassagne.
Élu Conseiller général de Carbon-Blanc dans la banlieue nord-est de Bordeaux en 1969 puis Conseiller municipal de la ville, il en était devenu le maire en 1976 jusqu'en 1981, ainsi que Président du conseil départemental de la Gironde, alors le plus jeune de France. Son fils, Nicolas, le Conseiller régional socialiste et éphémère maire de Carbon-Blanc fut soupçonné, et mis en examen, en 2014, pour avoir exercé un emploi fictif (3200 euros mensuels) au sein du groupe de travaux publics Cassous, un des poids lourds de la région.
Philippe Madrelle avait été député de Gironde pendant douze ans, de 1968 à 1980, et président de la Région Aquitaine de 1981 à 1985.

Les réactions politiques de tous bords, et les hommages se multipliaient mardi soir à l'annonce du décès de Philippe Madrelle.
"La République perd aujourd'hui un grand élu", a estimé François HOLLANDE sur Twitter, saluant un sénateur qui "a fait honneur au socialisme", et qui était venu en Gironde, à Lormont, en  2018, à l'occasion de son jubilé des 50 ans de sa carrière politique. 
Alain ANZIANI, maire de Mérignac a notamment déploré la perte « d’un ami » et d’un « homme d’une générosité et d’une énergie rares, toutes les deux mises au service du bien public ».
"
Je lui dois tout" a notamment expliqué Alain ROUSSET, Président de la région Nouvelle-Aquitaine, dans un communiqué
Gilles SAVARY, ancien député : "Son décès est pour moi une perte irréparable". "C’est lui qui a converti la Gironde chabaniste à la gauche grâce à la conjugaison d’un flair politique hors pair, d’une combativité inaltérable et d’une empathie populaire qui était le carburant de sa vie. Le secret de son exceptionnelle carrière sans la moindre défaite politique, tient à son humanisme bienveillant avec tout le monde, profondément respectueux des gens, de toutes conditions et de toutes origines…
Nicolas FLORIAN, maire de Bordeaux, et successeur d'Alain JUPPÉ : "Au delà des oppositions, son sens de l'action publique, sa détermination et son caractère forçaient au respect". Un Girondin dans l’âme qui aura marqué de son empreinte le département qu’il aimait tant. »
Christine BOST, maire d'Eysines :  "La ténacité, la force des convictions, l'énergie, la combativité, la Gironde dans les veines, l'attention aux autres, la transmission, c'est ce que Philippe Madrelle incarnait pour moi".
Pour Gérard LARCHER, Président du Sénat : "Le Sénat perd un grand Sénateur. Philippe Madrelle, un élu ancré dans son territoire, 35 ans président du CG de Gironde, une voix forte sur l’aménagement du territoire et la décentralisation. Au nom du Sénat je présente mes sincères condoléances à sa famille et ses proches

Dans un communiqué publié ce mercredi 28 août 2019, le Président de la République a rappelé que "cet ancien professeur d’anglais a eu l’une des plus longues carrières politiques de la Ve République grâce à une fidélité jamais démentie à l’égard de sa famille politique, le Parti socialiste, de son territoire, la Gironde, et de ses habitants, qu’il n’aura jamais cessé de servir avec passion et qui n’auront jamais cessé, eux, de lui renouveler leur confiance."

Parmi d'autres réalisations rurales, nous lui devons notre City-stade, inauguré le 18 juin 2016, où il était présent avec le Président départemental de la Gironde, Jean-Luc GLEYZE, qui a également financé ce City stade, et présents aussi d'autres élus locaux. Le Sénateur MADRELLE avait utilisé et apporté sa réserve parlementaire, à la commune de Guillos, afin que le Maire et son Conseil municipal puisse réaliser ce complexe sportif tant attendu pour les petits Guillossais et Guillossaises.
La commune de Guillos, et son Maire Mylène DOREAU, s'associent de tout coeur au deuil de la famille et présentent toutes leurs cordiales condoléances attristées.
Ses obsèques auront lieu le lundi 02 septembre 2019, en l'église Notre-Dame, à Bordeaux, à 10h30 et seront célébrées par Mgr RICARD, archevêque de Bordeaux et évêque de Bazas. Il sera inhumé dans le caveau familial de son village natal de Saint-Seurin-de-Cursac.
Un hommage départemental lui sera rendu, le mardi 03 septembre, à 11h, dans le hall de l'immeuble Gironde à Bordeaux.

Notre journal quotidien local SUD OUEST, nous révèle ce jeudi 29 août, que c'est le Conseiller départemental (PS), et premier adjoint à la mairie de Podensac Hervé GILLÉ qui remplacera Philippe MADRELLE au Sénat, jusqu'en septembre 2020, date des prochaines élections sénatoriales. C'est le Président du groupe socialiste  au Palais du Luxembourg, Patrick KANNER qui l'a désigné.
Il devra quitter la Vice-Présidence du Département, et son poste de premier adjoint à Podensac. Au Sénat, il sera épaulé par la Sénatrice Socialiste de Gironde Laurence HARRIBEY, qui fut Maire de la commune de Noaillan (Communauté de communes du Sud Gironde), en Gironde, de 2008 à 2017. Elle était
 devenue Sénatrice le 1er octobre 2017 (en remplacement de M. Alain Anziani, démissionnaire de son mandat, suite à la loi sur le non-cumul des mandats).

Ses obsèques furent célébrées par Mgr Jean-Pierre RICARD, archevêque de Bordeaux dans une église Notre-Dame de Bordeaux comble. Un millier de personnes présentes pour rendre un dernier hommage à Philippe MADRELLE, des amis et des opposants, et parmi eux des hauts représentants de l'État, des politiques et des anonymes. Alain ROUSSET, Alain ANZIANI, Gilles SAVARY. son successeur Jean-Luc GLEYZE Président du Conseil départemental de Gironde premier adjoint au Maire de Captieux, des Parlementaires et des élus départementaux, et des dizaines de Maires venus de toute la Gironde. Le Président du Sénat Gérard LARCHER venu saluer "la figure emblématique de la Gironde", l'ancien Président de la République François HOLLANDE, Olivier FAURE premier secrétaire du PS, la Secrétaire d'État Christelle DUBOS, Marc FESNEAU Ministre chargé des Relations avec le Parlement, et Laurent FABIUS Président du Conseil Constitutionnel. L'actuel Maire de Bordeaux Nicolas FLORIAN. On notait aussi la présence des adversaires politiques du "vieux lion" comme Alain JUPPÉ, ou encore Jacques VALADE, et le Conseiller Régional et Maire de Sauveterre-de-Guyenne Yves d'AMÉCOURT.
Et derrière, beaucoup d'agents du Conseil départemental et des anonymes étaient également présents.

    Rechercher

  •  
  •