A C T U A L I T E S
  30-11-2019  POUR QUE VIVENT NOS LANGUES : RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE SAMEDI 30 NOVEMBRE 2019 À 11 HEURES


MOBILISATION GÉNÉRALE POUR QUE VIVENT NOS LANGUES !
 
Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l'allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan- francoprovençal), les créoles et les langues autochtones dans les territoires des Outre-Mer. Toutes résistent en France pour ne pas disparaître car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.
 
Au point de faiblesse qu’elles ont aujourd’hui atteint, c’est leur survie dont il est question. Les populations concernées sont attachées à la sauvegarde du patrimoine linguistique et culturel de leurs territoires. Cependant les efforts de nombreux militants, parents d'élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l'enseignement catholique ainsi que des élus et bénévoles qui forment un réseau dense et actif, ne peuvent suffire face à la mauvaise volonté de l’État. Il n’existe en France aucune volonté réelle, derrière des apparences et des discours convenus, de la part des pouvoirs politiques qui se succèdent à la tête de l’État, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces.
 
La situation de l'enseignement est emblématique de cette mauvaise volonté. L'enseignement est un vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé ... ». Nous constatons que non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais que les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par la politique de l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Encore plus que ses prédécesseurs, sa politique conduit à accélérer le déclin de nos langues comme le montrent sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat le 21 mai dernier contre l’enseignement par immersion.
Les attaques contre l'enseignement de nos langues sont nombreuses.
La réforme des enseignements en lycée et de l’organisation du baccalauréat a des conséquences terribles pour toutes les filières de langues régionales, comme le prouvent les remontées de terrain montrant partout une chute dramatique des effectifs d’élèves inscrits en langues régionales.
 
Le discours officiel, ministre et recteurs en tête, présente cette réforme comme une « avancée » qui « conforte » et « valorise » ces langues et leur enseignement. En réalité elle les fragilise et dévalorise, les prive de toute attractivité par la suppression de possibilités, par la mise en concurrence et par le jeu de coefficients ridicules pour la forme d’enseignement la plus répandue. Les chutes d’effectifs atteignent jusque 70% dans certaines classes de lycée ! C’est le règne du double langage qui continue au sein du Ministère de l’Éducation nationale, d’autant plus que les moyens financiers et humains sont toujours aussi insuffisants pour répondre aux besoins, particulièrement sur certains territoires.
 
Nous déplorons le refus de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
Nous rappelons que l’enseignement immersif est monnaie-courante en Europe et dans le monde pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec (vis à vis de l’anglais), pour le basque ou le catalan en Espagne (vis à vis du castillan), pour le gallois en Grande Bretagne (vis à vis de l’anglais), pour l’allemand en Belgique germanophone, etc.. Elle est devenue une pratique reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans le secteur de l’enseignement associatif et, plus récemment, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, en Corse et au Pays basque. Alors que l’urgence devrait être d’étendre ces méthodes immersives efficaces dans tous les réseaux d’enseignement, selon la déclaration de M. Jean- Michel Blanquer devant le Sénat, tout cela doit disparaître !
 
Cette situation est inacceptable. Ce qui est en jeu, c'est l'existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l'ensemble occitan et dans bien d'autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.
Nous nous sommes rassemblés pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l'image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la communauté autonome du Pays basque.
 
NOUS APPELONS À LA MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE CE MINISTRE DONT LA POLITIQUE CONDUIT À UN VÉRITABLE LINGUICIDE !
POUR QUE VIVENT NOS LANGUES MOBILISONS-NOUS !
 
RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE SAMEDI 30 NOVEMBRE 2019 À 11 HEURES
 
Pour y participer, inscrivez-vous auprès des organisations signataires ou auprès de :
pour.que.vivent.nos.langues@gmail.com
 
 
Cet e-mail a été envoyé à president@ostau-occitan.org
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© 2019 institut d'Estudis Occitans - IEO
 
Titre
POUR QUE VIVENT NOS LANGUES

MOBILIZACION 2019-20

PER LA DEMOCRACIA LINGÜISTICA,
CÒNTRA l'UNILINGÜISME EXCLUSIU
 
Ai responsables de seccion, ai membres...
D'alargar lo mai possible
 
 
 
 
LANÇAMENT LO 30 DE NOVEMBRE :
DENONCIACION de la destruccion de l'ensenhament dei Lengas de frança
 
 
L'IEO, membre dau Comitat "Pour que vivent nos langues", rampèla son malhum, cada membre, a se mobilizar per defendre l'ENSENHAMENT de L'OCCITAN.
 
Aquela mobilizacion pòt prendre mai d'una forma :
 
  • Legir, faire conóisser la CRIDA unitària (çai-sota e en pèça joncha),
  • Participar au recampament a París lo 30 de novembre davant lo ministèri de l'Educacion Nacionala,
  • Organizar localament, dau meteis temps, de recampaments davant lei representacions de l'Educacion Nacionala,
                   (ex. per un cercle de vilatge ò de vilòta l'establiment principau, per una        
                   seccion departementala, l'Inspeccion academica, lo Rectorat per una
                   region...).

                   > Pas besonh d'èstre nombrós, mai de metre en avant lo bram:
                    'Pour que  vivent nos langues" e la referéncia a l'occitan sus tot lo territòri…
 
  • Faire pression sus la premsa e lei media, manifestar davant… per faire veire e ausir nòstra revindicacion
  • S'adeiçar ai responsables de l'Educacion Nacionala, ais elegits...
  • Signar, faire signar la peticion en linha : https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-mobilisation-générale-pour-que-vivent-nos-langues
 
Leis atacas volontosas de Blanquer son en plen dins l'amira de l'ideologia nacionala. Avèm ren d'esperar dau poder centrau e la solucion vendrà dau terren.
 
Refusam una Republica que fa de l'uniformitat, dau monolinguisme et de l'unicitat dau pòple francés de dògmes consacrats per leis articles 1,2 e 3 de la Constitucion refortits per la lèi novèla de "l’école de la confiance" per lei ben encloscar deis pichons partent de l'enfància.
 
Podèm pas demorar sensa reguinhar ais atacas. Se fau mobilizar dins la durada e oposar un movement collectiu testard a la volontat jacobina, sempre viva, de faire disparéisser nòstra lenga e nòstra cultura.
 
Una equipa federala profetica sufirà pas a menar la batèsta, fau a cada nivèu crear de comitat que se cargan, tot de lòng de l'an, de seguir, menar, prendre d'iniciativas…
per la Defensa activa e visibla de l'occitan.
 
Mostrem ensems e pertot que volèm QUE VISCAN NÒSTREI LENGAS
 

Christian Estrosi manifeste son soutien à l’enseignement des langues régionales dans le secondaire
Christian Estrosi saisit le Recteur de l’Académie de Nice et le gouvernement.

Dans le cadre de la réforme du lycée et du baccalauréat qui entre en vigueur en septembre 2019, la pérennisation de l’enseignement des langues régionales est remise en question. Christian ESTROSI, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, « ne peut accepter cette situation » et décide de saisir le Gouvernement et le Recteur de l’Académie de Nice. « Je suis très attaché à ce que les langues régionales soient transmises aux générations futures parce que pour connaître ses racines, il faut connaître sa langue. C’est dans cet esprit qu’en 2013, à Nice, nous avons ouvert une école bilingue nissart/français au sein de l’école publique des Orangers avec un enseignement de toutes les matières, effectuées pour moitié en français et en niçois. L’investissement des communes dans la diffusion des langues régionales dans le 1er degré n’a de sens que s’il est poursuivi dans le secondaire. Pour être cohérent, c’est l’ensemble de la filière qui doit être maintenu, jusqu’à l’Université. Et je m’étonne qu’à ce titre, les municipalités ne soient pas, à minima, consultées lors de la conception des nouveaux programmes. À ce jour, aucun lycée de l’Académie de Nice n’envisage d’ouvrir l’enseignement de spécialité "Langues Régionales", tout comme aucun lycée n’envisage de proposer la langue régionale en Langue Vivante B, alors que la Réforme le permet. De même, il semblerait pertinent qu’un coefficient 3 soit attribué à l’épreuve de Langue Régionale au baccalauréat, au même titre que celle de Langues et Cultures de l’Antiquité. C’est la raison pour laquelle, au titre de la continuité pédagogique, du respect de l’investissement des villes mais aussi de l’attachement à nos racines et nos valeurs, je manifeste tout mon soutien à l’enseignement des langues régionales dans le secondaire et interpelle et saisis le gouvernement et le Recteur sur ce sujet pour qu’ils prennent la mesure du problème ».

Déjà en 1911, Jean JAURÈS défendait les langues régionales...
Le magazine d’information Breizh-Info vient de publier des extraits d’un discours de Jean Jaurès prononcé à Saint-Jean-de-Luz en 1911. Le fondateur du parti socialiste français y défend l’intérêt culturel des langues régionales, sans pour autant vouloir les opposer avec la langue nationale. Le fait de maîtriser par exemple le basque et le français représente un atout sérieux : Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? Il n’y a pas de meilleur exercice pour l’esprit que ces comparaisons ; cette recherche des analogies et des différences en une matière que l’on connaît bien est une des meilleures préparations de l’intelligence. [ www.educadis.fr .

Lors de sa visite à Quimper, le jeudi 21 juin 2018, Emmanuel MACRON avait dévoilé son projet de décentralisation accrue. Il avait notamment affirmé vouloir soutenir les langues régionales. [ www.liberation.fr ]


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