A C T U A L I T E S
  09-11-2019  HISTOIRE MONDIALE : LES 30 ANS DU MUR DE BERLIN 1989-2019

Ce samedi 9 novembre 2019, l'Allemagne fête les 30 ans de la chute du mur de Berlin. Ce mur séparait Berlin-est de Berlin-ouest. Un mur de 47 kms de long et 4 mètres de haut. Mais au-delà de Berlin, la séparation entre le monde capitaliste, dit "libre", et le monde communiste s'étendait sur des centaines de kilomètres, bien souvent sous forme de grillages et barbelés. 

En 1989, les habitants de Berlin-Est (côté russe) se révoltent et cassent le mur.

Des familles entières se retrouvent !
La ville est enfin réunie.

Il y a trente ans, le mur de Berlin tombait, déclenchant le processus de réunification entre la République démocratique allemande (RDA) et la République fédérale allemande (RFA). 
Du 13 août 1961 au 9 novembre 1989, Berlin-Est est séparée de Berlin-Ouest par le mur de Berlin. L’URSS négocia la réunification de l’Allemagne et cela aboutit le 16 juillet 1990 à un accord entre Gorbatchev et Helmut Kohl. Le 2 octobre 1990, la RDA cesse d’exister.
Partout ailleurs en 1989, en Europe de l’Est, les mouvements démocratiques libérés de la tutelle de Moscou l’emportent sur le Communisme. C’est le cas de la Roumanie avec la chute de Ceausescu, de la Tchécoslovaquie avec la démission du gouvernement communiste ou en Pologne avec le début des négociations entre le général Jaruzelski et les représentants de Solidarnosc. En 1991, plusieurs pays du bloc socialiste annoncent leur sortie du Pacte de Varsovie, et le 1er avril 1991 celui–ci est dissout. Au mois de décembre, l’URSS allait disparaître, le camp socialiste aussi. Et la Perestroïka (sous GORBATCHEV) fut terminée... Et le 31 décembre 1991, l'URSS, défunte, devient la RUSSIE...


D'après WIKIPEDIA, "le mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer) , « mur de la honte » pour les Allemands de l'Ouest et officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste », est érigé en plein Berlin dans la nuit du  au  par la République démocratique allemande (RDA), qui tente ainsi de mettre fin à l'exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d'Allemagne (RFA).
Le mur, composante de la frontière intérieure allemande, sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant d'une Europe divisée par le rideau de fer." 
Les pays satellites de l'URSS (Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Bulgarie, RDA, Yougoslavie et Albanie) ont connu, sous la domination soviétique, un régime totalitaire comparable à celui qui prévalait en URSS. Un régime, un système politique tant dénoncé, maintes fois, par le Général de Gaulle, pendant sa présidence (1959-1969).

"Après sa capitulation le , l'Allemagne est divisée en trois, puis quatre zones d'occupation sous administrations soviétique, américaine, britannique et française, conformément à l'accord conclu à la conférence de YaltaBerlin, la capitale du Troisième Reich, d'abord totalement occupée par l'Armée rouge doit également être partagée en quatre secteurs répartis entre les alliés. Les Soviétiques laissent alors aux Occidentaux les districts ouest de la ville qui se retrouvent ainsi totalement enclavés dans leur zone d'occupation, le secteur resté sous contrôle soviétique représentant à lui seul 409 km2, soit 45,6 % de la superficie de la ville. La position et l'importance de Berlin en font un enjeu majeur de la guerre froide qui s'engage dès la fin des hostilités."
Le programme de construction du Mur est un secret d'État du gouvernement est-allemand. Il commence dans la nuit du  au  avec la pose de grillages et de barbelés autour de Berlin-Ouest.

"Le 
, la construction du mur de Berlin commence, réalisée par des hommes des « groupes de combat de la classe ouvrière » (Kampfgruppen der Arbeiterklasse), organisation paramilitaire est–allemande, sur le côté ouest de la porte de Brandebourg qui se tiennent exactement sur la ligne de démarcation."

"Les ressortissants de Berlin-Ouest ne pouvaient déjà plus entrer librement en RDA depuis le . L'encerclement est rendu plus efficace par la diminution des points de passage : 69 points de passage sur les 81 existants sont fermés dès le . La porte de Brandebourg est fermée le  et quatre autres le . Fin 1961, il ne reste plus que sept points de passages entre l'Est et l'Ouest de Berlin. La Potsdamer Platz est coupée en deux. Le centre historique de la ville devient progressivement un grand vide sur la carte, composé du No man’s land entre les murs de séparation à l’Est et d’un terrain vague à l’Ouest. Les conséquences économiques et sociales sont immédiates : 63 000 Berlinois de l'Est perdent leur emploi à l'Ouest, et 10 000 de l'Ouest perdent leur emploi à Berlin-Est".

Le mur de Berlin est devenu dès sa construction le symbole de la guerre froide et de la séparation du monde en deux camps. Le John Kennedy prononce à Berlin un discours historique. Il déclare « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois »), marquant la solidarité du Monde libre pour les Berlinois. De plus, la construction du Mur donne une image très négative du bloc de l'Est et prouve de manière symbolique son échec économique face au bloc occidental. « Le bloc soviétique s’apparente désormais à une vaste prison dans laquelle les dirigeants sont obligés d’enfermer des citoyens qui n’ont qu’une idée : fuir ! Le Mur est un aveu d’échec et une humiliation pour toute l’Europe orientale ». Le Mur sape l'image du monde communiste."

"Le délitement du régime est-allemand est tel que très vite, pour le chancelier Helmut Kohl, la seule solution qui s'impose, c'est la réunification, c'est-à-dire l'absorption de la RDA par la RFA. Dès le , il présente un plan en dix points pour réunifier les deux Allemagne. Soucieux de stopper le flot migratoire de la RDA vers la RFA, de ne pas laisser le temps aux vainqueurs de 1945 de demander des conditions trop strictes, il veut mener l'affaire le plus vite possible. La paix qui n'avait jamais été signée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale l’est le  à Moscou. Le traité de Moscou rend à l'Allemagne sa pleine souveraineté. La chute du mur de Berlin a donc abouti, presque un an plus tard, à la réunification des deux Allemagne (RFA et RDA) le .
Le 
3 octobre est aujourd'hui la fête nationale allemande (Tag der Deutschen Einheit, « jour de l'unité allemande »). "
"À la suite de la chute du mur de Berlin, plusieurs pays anciennement communistes d'Europe de l'Est ont adhéré à l'Union européenne (PologneRépublique tchèqueSlovaquieHongrieLituanieLettonieSlovénie et Estonie en 2004, Roumanie et Bulgarie en 2007, Croatie en 2013), certains même à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)."

"Le Mur, long de 155 kilomètres (dont 43,1 km sur sa longueur intraberlinoise), venait en complément des 1 393 kilomètres de la longue frontière RFA-RDA et, dans une moindre mesure, des frontières ouest des pays du Pacte de Varsovie, le tout donnant un visage palpable au rideau de fer."

"Le tracé du mur ne correspondait d'ailleurs pas toujours à celui de la frontière politique entre les deux secteurs et, en de nombreux endroits, les autorités est-allemandes durent abandonner du terrain afin d'effectuer un « repli stratégique » vers des zones plus faciles à surveiller. Il coupait 193 rues principales et adjacentes."

"Comme le reste de la frontière des deux Allemagne, le mur de Berlin était pourvu d'un système très complet de fils de fer barbelés, de fossés, de pièges à tank, de chemins de ronde et de miradors. Au début des années 1980, la frontière ne mobilisait pas moins de mille chiens de garde. Le système se perfectionnait d'année en année. En particulier, les maisons du secteur est proches du Mur (la limite entre les deux Berlin passait parfois au pied des façades des immeubles situés en secteur oriental) étaient progressivement vidées de leurs habitants puis murées. Ce processus dura jusqu'au , avec la démolition de l'église de la Réconciliation, dans la Bernauer Straße. Une trouée claire comme le jour divise alors un Berlin autrefois dense et sombre."

Il y eut 100 000 Allemands ayant tenté de passer à l'ouest et 138 victimes recensées.

"Le nombre exact des victimes du Mur fait l'objet de controverses : il est en effet difficile à évaluer car les nouvelles victimes étaient passées sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise de travailleurs « Collectif du 13 Août », 1 135 personnes y ont laissé la vie. La Staatsanwaltschaft (bureau du Procureur général) de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminalität (Groupe de recherches central sur la criminalité du gouvernement et de la réunification) ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA. D'autres sources indiquent 125 morts à Berlin.

Dans le Mauer Park, ensemble commémoratif, un panneau recense 136 morts : 
98 « fugitifs »8 autres Allemands de l'Est, 22 Allemands de l'Ouest et 8 soldats. Quarante-deux sont des enfants ou adolescents.

Les premières balles mortelles sont tirées par la police de la route le  sur Günter Litfin (24 ans) près de la gare de Friedrichstraße, onze jours après la fermeture de la frontière, au cours d'une tentative d'évasion. Le Peter Fechter (18 ans) perd tout son sang sur la « piste de la mort ». En 1966, deux enfants de 10 et 13 ans sont abattus par un total de quarante balles.

Chris Gueffroy le et Winfried Freudenberg le  sont les dernières victimes du Mur.

Des estimations parlent de 75 000 hommes et femmes condamnés jusqu'à deux ans de prison en tant que « déserteurs de la république ». La peine dépassait en général cinq ans si le fugitif dégradait les installations frontalières, était armé, soldat ou détenteur de secrets.

Parmi les victimes du Mur figurent aussi quelques soldats, dont le premier est Jörgen Schmidtchen en 1962, tué par un camarade transfuge. Le cas le plus connu est sans doute celui du soldat Reinhold Huhn, abattu par un passeur."

Pour les historiens, pas de doute : sans le Pape Jean Paul II, le Mur de Berlin serait peut-être encore debout…

"Les commémorations de la chute du Mur de Berlin se font dans un contexte national et international tendu et sont d'ailleurs restées dans la sobriété ce samedi. Alors qu'Angela MERKEL est en fin de règne, l'Allemagne est divisée comme rarement avec une nette poussée de l’extrême droite dans les urnes et de la défiance contre les migrants. L'ex-Allemagne de l'Est est d'ailleurs particulièrement touchée." [ www.linternaute.com ]


                                                                                                                                                                     

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