A C T U A L I T E S
  27-01-2020  CÉRÉMONIE du 75ème anniversaire de la libération du camp nazi d’Auschwitz en Pologne au MÉMORIAL de la SHOAH à PARIS

                          
 
                                Mémorial de la SHOAH 
17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris.


75 ANS APRÈS LA LIBÉRATION DU CAMP NAZI, L'HEURE DU SOUVENIR À AUSCHWITZ, EN POLOGNE.

À l’occasion du 75ème anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz-Birkenau, le Président de la République Emmanuel MACRON doit inaugurer lundi 27 janvier le Mur des Noms rénové du Mémorial de la Shoah, à Paris. 
Les camps d’Auschwitz se trouvent plus exactement à Oswiecim, dans le sud de la Pologne. Il faut bien se rendre compte que plus d’un million de personnes y ont laissé la vie. Nous appelons « Auschwitz » ce lieu tristement célèbre mais il faut savoir que cela comprend en réalité trois camps principaux :
Auschwitz I (ouvert en mai 1940)
Auschwitz II – Birkenau (ouvert en octobre 1941)
Auschwtiz III – Monowitz (ouvert en mai 1942) 
Auschwitz n’est pas le premier camp de concentration allemand mais il représente le symbôle d’un génocide et de l’Holocauste. En 5 ans, ce sont plus d’un million de personnes qui perdent la vie à Auschwitz. 900 000 ont perdu la vie le jour même de leur arrivée. Environ 90 % étaient juives. Les victimes y perdaient la vie de différentes manières : maladies, malnutrition, expériences médicales, arme à feu, mauvais traitement et par les chambres à gaz. La « Solution finale » (ou Shoah) imaginée par les nazis avait pour but l’extermination des juifs. Il faut savoir que les deux camps, Auschwitz et Birkenau, sont éloignés d’environ 3 kilomètres.
 
La Pologne a été envahie en septembre 1939 et le camp d’Auschwitz a été créé par Himmler et dirigé par les SS en avril 1940. Il s’agit du plus grand camp de concentration et d’extermination du Troisième Reich. En janvier 1945, l’Armée rouge libère les camps.Durant la Shoah, ce sont près de 6 millions de Juifs qui furent assassinés. Visiter Auschwitz, c’est avant tout contribuer au devoir de mémoire.
Auschwitz a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979.

Se souvenir et se rassembler. Tels sont les principaux enjeux de la cérémonie organisée à Auschwitz ce lundi 27 janvier pour commémorer le 75ème anniversaire de la libération du camp d'extermination nazi.

Cette cérémonie rend hommage aussi aux 76 000 victimes juifs de France déportés.

Ce 27 janvier 2020, le monde rendra hommage aux victimes et aux survivants des camps. Une délégation d’une centaine de survivants d’Auschwitz et de l’Holocauste, originaires des différents pays d’Europe, des Etats Unis, du Canada, d’Israël ou encore d’Australie et prendront part à la commémoration du 75e anniversaire. Leurs paroles et témoignages seront entendus à travers le monde. Ils seront rejoints par de nombreux dirigeants et représentants internationaux pour ensemble rendre hommage aux victimes.

Le Premier ministre français Edouard PHILIPPE, son homologue hongrois Viktor ORBAN ou encore le président ukrainien Volodymy ZELENSKY seront parmi la quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernements présents.
L'événement commencera au milieu de l'après-midi par un discours du président polonais Andrzej Duda, devant le portail d'entrée devenu funestement célèbre. 
D
es survivants des camps prendront la parole, ainsi qu'un représentant du Mémorial d'Auschwitz. Un temps de prière sera également observé, avant que les différentes délégations et les survivants ne se rendent dans le camp pour un hommage aux victimes. 
De son côté, le Premier ministre français commencera la journée de mémoire un peu plus tôt que les autres. Dans la matinée, il visitera le camp et écoutera les témoignages de rescapés de la Shoah accompagné d'une classe de lycéens. Ces derniers ont été choisis pour avoir gagné le concours national de la Résistance et de la Déportation. Une manière de continuer de sensibiliser la jeune génération à la Shoah, alors qu'un sondage publié mi-janvier par Shoen consulting expliquait qu'un Français sur quatre de moins de 38 ans n'en avait jamais entendu parler.
Le Président de la République doit se rendre au Mémorial de la SHOAH, à Paris. Il est situé au 
17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris.
Le Mémorial de la Shoah est un lieu de mémoire du génocide des Juifs. Ce mémorial est situé à Paris en France. Il réunit dans un même lieu : un musée consacré à l'histoire juive durant la Seconde Guerre mondiale dont l'axe central est l'enseignement de la Shoah.
Le président Emmanuel Macron se rend au Mémorial de la Shoah, dans le 4ème arrondissement de Paris, à l'occasion de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. Ce 27 janvier 2020 marque le 75ème anniversaire de la libération des camps d'Auschwitz-Birkenau (Pologne). Il doit y prononcer un discours.
À son arrivée, le Président de la République a découvert le Mur des Noms fraîchement rénové. Ce Mur, inauguré une première fois en janvier 2005 par Jacques CHIRAC et Simone VEIL, est composé d'un ensemble de trois murs en pierre de Jérusalem sur lesquels sont gravés les noms et les dates de naissance de 76.000 Juifs déportés de France.
Lancée en mai 2019, la rénovation du monument a permis d'ajouter 175 noms manquants ainsi que de réaliser des corrections orthographiques sur des milliers de noms et dates de naissance. 
Entamée en mai 2019, sa rénovation a permis d’ajouter sur les pans de pierres de Jérusalem 175 noms manquants, 1 498 dates de naissance et de modifier l’orthographe de 1 823 noms et 1 097 prénoms.
Au même moment, le premier ministre Edouard Philippe représentera le chef de l’État à la cérémonie internationale prévue à Auschwitz, en Pologne. Le chef du Gouvernement doit visiter le camp d’Auschwitz I et écouter le témoignage de deux survivants de la Shoah, Isabelle Choko et Henri Zajdenwergier, aux côtés d’une classe de lycéens, primés dans le cadre du concours national de la Résistance et de la Déportation.
 
Emmanuel MACRON a rendu hommage aux 76 000 juifs déportés de France, 7( ans après la libération des camps d'Auswitch-Birkenau, commémorée ce lundi 27 janvier 2020. 
"Nous traquerons l’antisémitisme, le racisme sous toutes ses formes, la haine qui s’affiche au grand jour, comme celle qui se tapisse dans l’ombre et l’anonymat", a déclaré le chef de l’État devant 200 personnes, dont 50 rescapés des camps de concentration, réunies au Mémorial de la Shoah à Paris."
"Emmanuel Macron a de nouveau mis en garde contre l’insupportable regain de l’antisémitisme dans notre Europe, ce mal souterrain qui peut porter son visage de toujours ou emprunter les masques nouveaux de la haine islamiste de l’antisionisme.
868 lieux de culte juifs font l’objet d’une surveillance renforcée, les associations qui appellent à la violence sont dissoutes, des équipes d’enquêteurs spécialisés sont mises sur pied sur tout le territoire et nous poursuivrons, a-t-il expliqué, devant l’ancien président Nicolas Sarkozy, les ministres de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et de l’Intérieur Christophe Castaner, et de personnalités comme Serge Karsfeld ou Robert Badinter.
Il a souligné l’importance du travail de mémoire et d’éducation qui sont nos antidotes face à ces menaces.

Le 27 janvier 1945, le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau était libéré par des soldats de l'Armée rouge. Ils n'y découvrent que 7 000 survivants. Les forces allemandes, face à l'avancée soviétique, avaient, dès le 17 janvier, évacué 60 000 prisonniers vers d'autres camps situés plus à l'Ouest lors de marches de la mortPlus de 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs, ont été exterminées dans cet immense complexe de 42 kmconstruit à partir de 1940 dans le sud de la Pologne occupée et qui deviendra le symbole de la Shoah, le génocide des juifs.
Pour les 75 ans de cette libération, une cérémonie a lieu sur le site même de cet ancien camp en présence de dizaines de dirigeants du monde entier, dont le Premier ministre français Édouard PHILIPPE. Elle est présidée par le chef de l'État Polonais Andrzej DUDA. L’occasion pour lui de rappeler sa détermination à lutter contre l’antisémitisme. Depuis son arrivée à Matignon, Edouard PHILIPPE a régulièrement pris la parole sur le sujet, expliquant notamment il y a moins d’un an dans la presse que l'antisémitisme est "très profondément enraciné dans la société française".
Simone VEIL (1927-2017), ancienne Ministre de la Santé sous le mandat du Président Valéry GISCARD D'ESTAING et du Gouvernement présidé par Jacques CHIRAC, une femme d'exception célèbre pour avoir instituée l'IVG, fut une ex déportée d'Auswitch, d'où elle fut libérée, mais où elle perdit plusieurs membres de sa famille (sa mère, son père, son frère, sa soeur). 
Simone Veil était allée en 2004, avec ses fils et ses petits-enfants, dans ce camp où elle fut déportée.

                

                                 Entrée du camp de concentration et d'extermination d'AUSWITCH

    Rechercher

  •  
  •