A C T U A L I T E S
  09-02-2020  UN VER PLAT PRÉDATEUR DU LOMBRIC (VER DE TERRE) et de l'ESCARGOT inquiète les SCIENTIFIQUES


En Zoologie, il appartient à la Famille des Plathelminthes (vers parasites plats).
Le ver plat nommé Obama nungara, en se nourrissant de vers de terre et d'escargots (Famille des Gastéropodes, Genre Mollusque), menace potentiellement la biodiversité, inquiète les scientifiques mais aussi les agriculteurs, tous les particuliers comme les jardiniers amateurs, ou tous les amoureux du jardinage...
C'est un prédateur qui vit la nuit, se déplace très lentement, mais prolifère à toute allure : une espèce de ver plat invasif, venue d'Argentine, est en train d'envahir les jardins de France et d'Europe, menaçant potentiellement la biodiversité.

Il porte le nom de l'ancien Président des États-Unis d'Amérique Obama. L'espèce "Obama nungara" - qui signifie "plat comme une feuille" dans une langue amérindienne, sans aucun lien avec l'ex-président Américain est signalée sur les trois-quarts du territoire français. Elle se propage notamment via le commerce des plantes en pot, selon des données principalement fondées sur la science participative. Il y aurait des milliards d'individus répertoriés dans 70 départements Français.
Une
 
histoire qui a commencé en mars 2013 : un amateur naturaliste observe dans son jardin de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) un ver bizarre, et envoie sa photo" sur les réseaux spécialisés, raconte Jean-Lou JUSTINE, professeur au Muséum d'histoire naturelle à Paris, qui a dirigé l'étude.

"Intrigués, les scientifiques mettent en place un vaste réseau de sciences participatives, qui recueille en cinq ans plusieurs centaines de signalements, essentiellement en France mais aussi en Europe (Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Belgique, Italie et Suisse). Plusieurs espèces sont identifiées, mais "Obama nungara" semble dominer. Il s'agit de spécimens pour la plupart de couleur brun foncé, mesurant 5 à 10 cm. Grâce à des analyses moléculaires, les scientifiques parviennent à en trouver l'origine : l'Argentine, d'où l'espèce a débarqué via des plantes en pot."
"Une fois qu'une espèce est dans un jardin, elle a beau se déplacer très lentement, elle peut envahir le jardin voisin en quelques mois", détaille le Pr Justine. "C'est un phénomène classique pour les espèces invasives : sa présence est d'abord discrète et on ne s'en aperçoit que quand elle a envahi toute une partie du territoire", analyse le chercheur du Muséum.
"L'une des surprises a été de ne pas le trouver en altitude, probablement parce que les nuits y sont trop froides", ajoute le scientifique, et donc ne supporte pas les températures en dessous de 0°C.
"Invasif n'est pas synonyme de nocif : ça veut dire que la prolifération devient très visible, et que c'est potentiellement dangereux pour l'écosystème. Si c'est un animal prédateur, il va forcément diminuer la population des animaux qu'il mange", développe le chercheur." 
"Comment s'en débarrasser ? "On ne sait pas. On peut les écraser ou les brûler, mais il en restera autant après". Ces Plathelminthes terrestres, qui passent de continent à continent avec les transports de plantes, sont généralement des animaux d’une taille modeste, environ 5 cm : ils tiennent dans la main, quoique ce soit une mauvaise idée de les toucher. Notre journal Sud Ouest nous en dit davantage..."

Ce ver tueur de lombrics est aujourd’hui présent dans 72 départements, dont les Alpes-Maritimes et le Var contre 60 il y a six mois, parmi les 96 départements de la France métropolitaine. Un tueur de vers de terre de la pire espèce, comme l'est le frelon asiatique avec les abeilles...
Il est présent en France depuis 2013...
Il ne fait que 5 cm, il est marron, lent, un peu gluant, vit normalement en Amérique du Sud et il est peut-être dans votre jardin.
Une autre espèce Bipalium Kewense
 est une espèce de ver plat qui mesure jusqu’à quarante centimètres et il s’est installé en France depuis près de vingt ans. Une étude publiée le 22 mai 2018 recense, en effet, 111 observations sur le territoire français depuis 1999. Le problème, c’est qu’il pourrait représenter une importante menace pour l’écosystème local. Car Bipalium Kewense est une espèce invasive et agressive. Il enroule ses proies, les empoisonne avec une neurotoxine et les dissout à l’aide de sécrétions du tube digestif. Les lombrics européens sont particulièrement vulnérables, car ils ne comprennent pas cette menace nouvelle.
Il se 
reproduit par simple clonage de lui-même. Il n’a qu’à se séparer d’un morceau de sa queue pour que celle-ci redonne au bout de deux semaines un adulte parfaitement fonctionnel. Nul besoin de rapports sexuels. L’espèce serait arrivée d’Asie par le transport des plantes.
Le drame c'est qu'il a un appétit féroce pour les vers de terre, 
qui sont très très utiles pour nos sols, décrypte le chercheur Jean-Lou Justine, auteur principal de l'étude. En creusant des galeries verticales dans la terre, les vers de terre (Lombrics) aèrent le sol, y amènent de l'oxygène, permettent à l'eau d'y pénétrer et ont une action essentielle en surface en grignotant les végétaux en décomposition.
Ils nous sont par conséquent particulièrement utiles pour la qualité du sol, et si leur population diminue, il y aura forcément une menace pour la biodiversité.
France Info s'est intéressé à ce ver plat prédateur invasif venant d'Argentine et colonisant de plus en plus nos jardins.  
Si vous repérez un Obama nungara dans votre jardin, vous pouvez faire un signalement à Jean-Lou JUSTINE via ce formulaire.
Nos remerciements à France Info !

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